Infolettre 04

Octobre 2012

EDITO | Un bonheur n'arrive jamais seul !

"Le bonheur n'est ni un droit ni une obligation. C'est un état provisoire, souvent éphémère, qui prend ses racines dans quelques ancrages sacrés : vivre au présent, accepter de s'aimer, recevoir l'autre comme un cadeau, accueillir les miracles de l'imprévisible" Jacques Salomé

 

Premier jour de pluie depuis plusieurs mois à Casablanca.

Qu’il fait bon sentir cette rupture. Une humidité lourde et entêtante nous assommait depuis plusieurs semaines.

Ma fille a sorti ses bottes orange encore trop grandes pour elle.  Quelques centaines de mètres séparent la maison de l’école. Elle chante à tue-tête en sautant dans les flaques ! Quelle belle façon de célébrer la pluie. Je lui emboite le pas, pieds nus.  Je ne vois plus les déchets qui jonchent le sol, la couleur suspecte des flaques. Je n’entends plus les klaxons des pressés, les invectives des mécontents. Je ne sens plus les exhalaisons nauséabondes des pots d’échappement, des poubelles laissées à l’abandon…

En cet instant je me sens gracieuse. Je suis ma fille avec délice.

Bientôt l'école, son portail... l'horaire à respecter.

Encore un peu... mais non, ma fille enlève ses bottes orange, les range dans leur plastique, enfile ses baskets et court en hurlant rejoindre Titi, son amoureux.

Je reste un peu en suspens, son sourire collé à la joue...

Le miracle a encore eu lieu. 

 

Caroline Houlbert de Coccola, secrétaire adjointe de l'Institut ESPERE International

 

CHRONIQUE DE JACQUES SALOME | La transmission possible du bonheur

par Jacques Salomé

Il y a semble-t-il dans notre culture une transmission qui ne se fait pas, ou si elle se fait n’aboutit pas toujours, c’est comment apprendre à être heureux ou du moins à ne pas passer à coté des moments de bonheur quand ils sont à notre portée.

Cela peut commencer par apprendre à vivre en conscience, c’est-à-dire à être de plus en plus vigilant pour vivre le présent, pour entrer à pleine vie dans l’instant qui se présente à nous à… tout instant.

 

Cela suppose d’avoir nos sens en éveil, plus ouverts, plus affûtés.  On peut toujours agrandir son regard, rendre plus sensible son odorat, affiner son toucher, amplifier la palette de ses goûts, développer son ouïe et peut-être aussi laisser s’éveiller un sixième et un septième sens :  celui de s’étonner et de s’émerveiller. Et ainsi de réapprendre à entrer avec tous nos possibles dans le monde proche qui nous entoure. 

Nous le savons plus ou moins bien, le bonheur suppose une ouverture aux autres, il a souvent besoin d’échos, d’amplificateurs pour mieux s’épanouir ou se répandre. La présence du bonheur peut commencer par un sourire, un sourire gratuit, offert au plaisir d’exister. Certains vont dire : « Mais moi je n’ai pas envie de sourire à tout le monde, il y a des gens qui ne m’intéressent pas du tout, je ne veux pas m’obliger à faire quelque chose que je ne ressens pas… ». Bien sûr, mais est-il possible de conscientiser que le sourire que nous allons envoyer à quelqu’un c’est d’abord à nous-même que nous l’adressons ! Comme une caresse légère au plaisir d’être vivant.

Est il possible de se donner un peu de temps à soi-même pour écouter un aria de Mozart, un prélude de Bach, une sonate de Schubert ou plus près de nous, une chanson de Jean Ferrat, mélange de paroles superbes et mélodie sublime quand il chante Aragon ou de Jacques Brel parlant du Plat Pays, pour simplement se laisser porter par quelques notes, quelques vers, entrer dans des images.

Nous touchons plusieurs fois par jour une poignée de porte. Pouvons-nous inscrire la sensation dans notre main, dans notre bras et peut-être dans tout notre corps d’une poignée particulière qui ouvrira une porte sur de l’inattendu, du surprenant, dans un quotidien qui en contient beaucoup si nous savons les percevoir ?

Je crois que le bonheur peut se transmettre de multiples façons en particulier quand nous sommes en accord avec nous-mêmes, quand nous ressentons cet équilibre précieux entre ce que nous pensons et ce que nous disons, entre ce que nous ressentons et ce que nous faisons, quand il y a en nous cette petite musique qui nous confirme que nous sommes bien là où nous sommes, que ce moment de vie nous appartient sans restriction aucune et qu’il est possible de le partager pour l’agrandir encore un peu.

Nous pouvons aussi participer à la transmission du bonheur en témoignant non de ce qui ne va pas, mais de tout ce qui va bien en nous et autour de nous. Et donc être un présent dans le présent d’autrui.

 

Jacques Salomé

 

ACTUALITES DU CA

Bien chers adhérents, futurs formateurs et en formation,

Ayant déjà bien brossé le tableau de nos réalisations et des projets à venir dans l'infolettre de janvier, je n'ai pas grand-chose de neuf à vous partager sur l'activité du CA de l'IEI. Voici néanmoins quelques informations de notre quotidien :

  • Nous avons tenu 1 CA physique (1er juin) ainsi que 4 réunions téléphoniques de 2h pour poursuivre notre travail.
  • La supervision et l'AG planifiées les 2 et 3 juin se sont très bien déroulées et ont permis de nombreux échanges. 
  • Nous poursuivons la lecture des mémoires des formateurs en cours de validation. 
  • Suite à la présentation du programme de formation de formateurs de formateurs en Méthode ESPERE®, nous attendons les candidatures.
  • Nous répondons à un ensemble de demandes d'adhérents et de personnes intéressées par la Méthode ESPERE®.

Pour les adhérents n'ayant pu assister à l'AG ni à la supervision de juin 2012, nous attirons votre attention sur le fait que le nombre d'heures de supervision demandé est de 14h et exclusivement en Méthode ESPERE®. Les adhérents dont la cotisation est à jour et dont les heures de supervision ont été effectuées, se verront remettre un document appeler "Accréditation". Ce document est une reconnaissance officielle de l'IEI qui donne le droit à ses adhérents d'utiliser la marque ME®, propriété de Jacques Salomé dont la gestion a été confiée à l'IEI.

 

Nous vous invitons à noter dans vos agendas la date du prochain colloque de l'IEI : 1er et 2 juin 2013. Nous vous y attendons nombreux pour partager, échange, s'enrichir des expériences des uns et des autres.

 

Très bel automne à chacun d'entre vous.

Avec toute mon amitié,

 

Luc Roenen, président de l’Institut ESPERE International, septembre 2012

NOUVEAUX ADHERENTS | En 2012, bienvenue à ...

tl_files/infolettre/04/Carine-Gilles.jpgCarine Gilles

"Je suis infirmière de formation, enseignante dans l'enseignement professionnel section Puériculture, je suis formatrice dans le cadre de la formation continuée des enseignants. En tant que formée à la Méthode ESPERE®, j'organise des ateliers et des conférences  pour l'Asbl Oasis-Relationnel (Belgique). Les ateliers s'adressent aux professionnelles de la Petite Enfance ( dans et hors  milieux d'accueil, les élèves en cours de formation)."

Carine Gilles a été formée à la Méthode ESPERE® par le centre RELIANCE, à Grenoble (Jean-Luc Mermet).

 


tl_files/infolettre/04/isabelle-belanger.jpgIsabelle Bellanger

"Après une expérience en tant qu'enseignante, je m'interroge sur la résolution de difficultés relationnelles, tant sur le plan familial que professionnel. Au cours d'un atelier réalisé par Michelle DAUMAS, d'IFRECOM à St Herblain (44), je découvre la Méthode ESPERE® créée par Jacques SALOMÉ. Je suis touchée par ce que je perçois de la méthode, j'approfondi en suivant la formation : "formateur à la Méthode ESPERE®.

 Je prends conscience que je n'ai pas à attendre le changement de l'autre, mais que, c'est à moi de changer ! Le sujet de mon mémoire finalisant la formation est : "Changer" dans ma relation à moi-même et aux autres. Mon objectif est d'entendre un peu mieux chez moi : qu'est-ce qui fait que cela soit si difficile parfois de changer ? J'ai aussi l'espoir que le changement devienne plus aisé pour moi !

 Je retiens quatre origines possibles pour expliquer la difficulté du changement : la peur, la "délicate" remise de violence, les autosaboteurs, "le désir sur". Je découvre que changer est souffrant et je ne peux l'éviter. Je constate qu'en cherchant le pourquoi "du difficile" de changer, je cherche à donner un sens à celui-ci. Et donner un sens m'apparaît comme accepter la difficulté, "entrer" dans la souffrance du changement. "Si je vois la vie comme une possibilité d'enseignements et de découverte de moi-même, elle devient fascinante à travers même les souffrances qui la jalonnent et les subtiles métamorphoses de la maturation"1.

 Aujourd'hui, parallèlement à un travail de secrétariat salarié à temps partiel, je construis une activité de formation de groupe à la Méthode ESPERE®. Mon souhait est de continuer à travailler la pratique et l'intégration de la Méthode ESPERE® (relation à moi-même !) et de la proposer aux autres (relation aux autres !)."

Isabelle Bellanger a été formée à la Méthode ESPERE® par IFRECOM, à Nantes (Michelle Daumas).

 

Michele Perrault

"Entrer dans univers exceptionnellement riche, s’engager sans hésiter dans le labyrinthe de son enfance, s’y frayertl_files/infolettre/04/Michele-perrault.jpg un chemin, tourner en rond, s’y perdre, revenir sur ses pas, puis repartir dans un processus de construction identitaire.

Acquérir un savoir, un savoir-faire, un savoir-être, un savoir-devenir….

Voilà, pour moi, c’est ça, ma rencontre et mon travail avec et au travers de la Méthode ESPERE®. Aujourd’hui, j’invite enfants et ex-enfants à entrer dans ce labyrinthe, je les y accompagne, comme j’ai été accompagnée et je peux leur témoigner du chemin  parcouru et de mes belles rencontres et surtout de la principale : «Celle avec moi-même». Je propose des accompagnements individuels, des accompagnements familiaux, des ateliers « Rencontre », des conférences. J’ai crée un jeu familial en m’appuyant sur les outils, concepts, RHR de la Méthode ESPERE® que je propose en après-midi d’animation."

www.communiquer-autrement.com

Michele Perrault a été formée à la Méthode ESPERE® par Ere Communication, à Billère (Jocelyne Brocco).


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Mireille Audureau

"Cette adhésion à l’IEI m’ouvre la voie pour me réaliser. Elle me permet de partager l’enseignement que j’ai reçu et qui fait sens à ma vie : la recherche d’un bien-être à partir de la qualité de la relation que j’entretiens avec moi-même et à partir de la qualité de la relation que j’entretiens avec ceux qui m’entourent.

 J’habite l’agglomération nantaise. Ceux qui veulent me rencontrer peuvent me joindre soit par téléphone : 06 28 29 68 86, soit par mail : mireille.audureau@wanadoo.fr"

Mireille Audureau a été formée à la Méthode ESPERE® par IFRECOM, à Nantes (Michelle Daumas).

 

Patricia Herraiz

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"Je propose des stages, ateliers adultes, enfants, de clown de coopération.

Le clown de coopération est une pratique relationnelle ludique avec la Méthode ESPERE ®, créée par Jacques Salomé et le clown inté’rieur créé par soi m’aime.

Voyager au Nez  de la relation  avec le cœur, euh ! Au cœur de la relation, avec le nez rouge."

http://relationnez.keosite.com/

Patricia Herraiz a été formée à la Méthode ESPERE® par Ca crée la Vie, à Marseille (Corinne Cygler).


 


 


TEXTE ORIGINAL | De la peur au plaisir

par Anne Weyer

De la peur au plaisir

30 années de route depuis le jour où elle m'a fait fuir dans la salle de bains pour m'y réfugier, réalisant enfin, combien, effectivement, elle pouvait être effrayante.

J'ai, quelques mois plus tard, compris qu'elle pouvait pactiser avec la tendresse, et que c'est cette dernière qui attisait chez moi, cette flamme dormante au creux de mon ventre.

Il me fallut quelques années de plus pour pouvoir la différencier de l'amour... Juste elle pour elle, elle à partager avec un autre, sans projets... juste pour le plaisir. Je ne pensais pas en être capable.

Puis j'ai connu le désir non partagé... je l'avais, pas lui.

Apprendre que c'est possible, de demander ce qui ne colle pas chez moi, me sentir rejetée... me penser indésirable. Mais finalement tellement plus confortable que l'inverse...

J'ai, un jour, ressenti la répulsion au contact de la peau de l'autre... étrange sensation... Imaginer que ce sera bon et ne pas supporter, partir vite et sans un mot, pour être sûre de ne pas être à nouveau touchée... presque le dégoût.

Je l'ai, à une autre période, expérimentée dans la hâte, sachant que nous pouvions être pris par surprise... parce que je n'étais pas la seule à me rendre dans son échoppe... chacune à son tour... comme à confesse... mais là, juste pour une histoire de fesses !

ET je l'ai de nouveau alliée à l'amour, et ce fut bon jusqu'à ce que ça devienne un devoir... Je me sentais prostituée, comptant les jours sur le calendrier... craignant d'être appelée Madame au petit déjeuner, redoutant son regard et me sentant coupable de ne plus avoir de désir...

La vivre pour avoir un quotidien plus serein... Pas l'angoisse, non.

L'enfer !

Depuis quelques mois, je me sens femme, femme comblée.

Je me découvre et je la découvre avec un autre regard.

Le désir, le délice, le plaisir.

Le partage, la complicité.

La tendresse, l'amour.

Aller un peu plus loin chaque fois...

Oser en se respectant.

S'écouter et s'entendre.

 

Quel beau langage que la sexualité ! 

 

 

Texte tiré du livre "Jusqu'à toi..." de Anne WEYER - Éditions Lifan

NOUVELLE PARUTION

Petit cahier d'exercices pour apprendre à s'aimer,  à aimer et pourquoi pas à être aimé(e) ! de Jacques Salomé, aux éditions Jouvence.

La dernière parution de Jacques Salomé fait partie de la collection Petits cahiers d'exercices. "L’amour de soi est un sentiment composé de bienveillance, de respect, d’ouverture envers notre personne dans son intégralité", explique l'auteur. Ce petit cahier nous invite à explorer notre "quotient relationnel amoureux" sous forme d'exercices personnels dans lesquels nous avons à nous confronter avec nos ressources, nos limites et la découverte de notre liberté d'être en amour. Les démarches qui sont proposées sont de réelles invitations pour mieux se connaître afin de pouvoir s'engager dans des relations en réciprocité qui permettront à deux amours : le vôtre et celui de l'autre, de pouvoir s'accorder durablement.

 

ARTICLES | Journal de bord d’une ESPERienne

par Maryse Legrand, secrétaire de l’Institut ESPERE International.

 

Quelques recommandations de lecture, en rapport avec les thèmes traités dans le corpus de la Méthodes ESPERE® ou par Jacques Salomé.

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tl_files/infolettre/04/journal-d-un-corps.pngJournal d’un corps, Daniel Pennac, Gallimard, 02/2012


13 ans, 1 mois, 8 jours Mercredi 18 novembre 1936

Je veux écrire le journal de mon corps parce que tout le monde parle d'autre chose.

50 ans et 3 mois Jeudi 10 janvier 1974

Si je devais rendre ce journal public, je le destinerais d'abord aux femmes. En retour, j'aimerais lire le journal qu'une femme aurait tenu de son corps. Histoire de lever un coin du mystère. En quoi consiste le mystère ? En ceci par exemple qu'un homme ignore tout de ce que ressent une femme quant au volume et au poids de ses seins, et que les femmes ne savent rien de ce que ressentent les hommes quant à l'encombrement de leur sexe.

86 ans, 9 mois, 16 jours Lundi 26 juillet 2010

Nous sommes jusqu'au bout l'enfant de notre corps. Un enfant déconcerté.

De 13 à 87 ans, âge de sa mort, le narrateur a tenu le journal de son corps. Nous qui nous sentons parfois si seuls dans le nôtre nous découvrons peu à peu que ce jardin secret est un territoire commun. Tout ce que nous taisions est là, noir sur blanc, et ce qui nous faisait si peur devient souvent matière à rire. (4ème de couverture)

Plusieurs liens

http://www.gallimard.fr/catalog/html/actu/index/index_pennac.html

http://www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/livres/article/livre-journal-d-un-corps-de-daniel-pennac-7743193527

http://www.radio-canada.ca/emissions/cest_bien_meilleur_le_matin/2011-2012/chronique.asp?idChronique=209947

http://www.franceculture.fr/emission-hors-champs-daniel-pennac-2012-09-10

Ce livre de Daniel Pennac, me donne l’occasion de réhabiliter un petit texte (à lire ou relire et à méditer) de Jacques Salomé, paru une première fois (sauf erreur) dans Apprivoiser la tendresse publié aux éditions Jouvence (1988)

Lettre à mon corps

Bonjour mon corps,

C’est à toi que je veux dire aujourd’hui, combien je te remercie de m’avoir accompagné si longtemps sur les chemins de ma vie.

Je ne t‘ai pas toujours accordé l’intérêt, l’affection ou plus simplement le respect que tu mérites. Souvent je t’ai même maltraité, matraqué de reproches violents, ignoré par des regards indifférents, rejeté avec des silences pleins de doutes.

Tu es le compagnon dont j’ai le plus abusé, que j’ai le plus trahi. Et aujourd’hui, au mitan de ma vie, un peu ému, je te redécouvre avec tes cicatrices secrètes, avec ta lassitude, avec tes émerveillements et tes possibles.

Je me surprends à t’aimer mon corps, avec des envies de te câliner, de te choyer, de te donner du bon.

J’ai envie de te faire des cadeaux uniques, de dessiner des fleurs et des rivières sur ta peau, de t’offrir du Mozart, de te donner les rires du soleil et de t’introduire aux rêves des étoiles. Tout cela à la fois, dans l’abondance et le plaisir.

Mon corps je te suis fidèle. Oh non pas malgré moi mais dans l’acceptation profonde de ton amour. Oui, j’ai découvert que tu m’aimais mon corps, que tu prenais soin de moi, que tu respectais ma présence.

Combien de violences as-u affrontées pour me laisser naître ! pour me laisser être, pour me laisser grandir avec toi.

Combien de maladies m’as-tu évitées, combien d’accidents as-tu traversés pour me sauver la vie !

Bien sûr, il m’arrive parfois de te partager et même de te laisser aimer par d’autres, par Une que je connais et qui t’enlèverais bien… si je la laissais faire.

Mon corps, maintenant que je t’ai rencontré, je ne te lâcherai plus.

Nous irons jusqu’au bout de notre vie commune… et quoi qu’il arrive ! nous vieillirons ensemble.

Jacques Salomé

*

tl_files/infolettre/04/Abus-de-faiblesse.pngMarie-France Hirigoyen, Abus de faiblesse et autres manipulations, Editions Jean-Claude Lattès, 03/2012

Où sont les limites ?

La manipulation fait partie de la vie, ce qui fait la différence, c'est l'intentionnalité. Mais comment repérer les premiers signes d'un abus de faiblesse ?

Personnes âgées, enfants, adultes en état de sujétion psychologique : où commence l'influence normale et saine, où commence la manipulation ?

En se fondant sur son expérience clinique, Marie-France Hirigoyen interroge la notion de consentement et les dérives des comportements.

Une quête aussi précise qu'inspirée, qui révèle que le statut de victime n'est pas irréversible. (4ème de couverture)

Un lien vers le site de l’auteure (avec renvoi vers des émissions radio à écouter)

http://www.mariefrance-hirigoyen.com/fr

*

tl_files/infolettre/04/quand-l-enfant-nous-delivre.pngEtty Buzyn , Isabelle Bauer. Quand l´enfant nous délivre du passé. Odile Jacob, 02/2011

"Que m´a-t-on transmis de bon ou de moins bon ? Comment ai-je négocié avec ce passé pour devenir la personne que je suis ?" Tout enfant venant au monde hérite de l´histoire de son père et de sa mère.

Porteur et révélateur d´un passé familial parfois douloureux et méconnu, le bébé renvoie ainsi ses parents à d´éventuels traumatismes anciens. Comprendre l´influence des conflits non résolus sur la qualité des liens permet à chacun de s´en libérer pour ne pas répéter des souffrances inutiles. En nous faisant partager des situations de bébés et de mères en grande difficulté relationnelle qu'elle a accompagnés, Etty Buzyn nous ouvre au travail sur la mémoire et à sa transmission, en écho à ce qui a marqué son parcours personnel.

Une invitation à dénouer et à retisser les fils de notre propre cheminement. (4ème de couverture)

Liens vers des émissions radio à écouter

http://www.rfi.fr/emission/20110829-1-quand-enfant-nous-delivre-passe

http://www.franceinter.fr/em/lateteaucarre/105645

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tl_files/infolettre/04/Avant.png Avant, J.- B. Pontalis, Gallimard, 012012

 Quand il nous arrive de dire "C'était mieux avant", sommes-nous des passéistes en proie à  la nostalgie d'une enfance lointaine, d'une jeunesse révolue, d'une époque antérieure à la  nôtre où nous avons l'illusion qu'il faisait bon vivre ? A moins que cet avant ne soit un hors-  temps échappant à toute chronologie. Je me refuse à découper le temps. Nous avons, j'ai tous les  âges. J.-B. P. En une succession de courts chapitresJ.-B. Pontalis passe  en revue la mémoires sous toutes ses formes, de son contenu - comparé à un sac où  l'on plongerait pour en ressortir de l'indispensable ou du futile, du nécessaire ou du superflu - aux  souvenirs d'enfance, de son contraire, l'indispensable oubli - la mémoire absolue serait invivable - à une réflexion sur l'"après", cette maladie de l'anticipation qui nous empêche si souvent de vivre pleinement le présent.

Un lien vers un long entretien avec l’auteur (vidéo)

http://www.babelio.com/livres/Pontalis-Avant/339183

 

Maryse Legrand, 13 mai 2012 ; 11 septembre 2012

AUTOUR DE LA METHODE ESPERE® | Une école où il fait bon communiquer

par Janine Fortin, vice-présidente de l'Institut Espere International

Ce texte s'inspire des travaux de Jacques Salomé, en particulier de l’ouvrage Pour ne plus vivre sur la planète TAIRE paru aux éditions Albin Michel en 1997.

 

Du dominant au dépendant

La relation pédagogique a bien changé : à l'école, la relation de type dominant / dominé qui régnait auparavant n'existe plus aujourd'hui ! L'enseignant vit aujourd'hui une relation de "dépendance" et il a de ce fait besoin de la participation de l'élève. De là vient l'importance de développer une communication "relationnelle", d'échange et de partage, deux conditions essentielles à la mobilisation et à la  participation. D'ailleurs, ne parle-t-on pas d'élèves "co-auteurs" dans la nouvelle politique du ministère de l'Éducation?

 

Im / pression - ex / pression - communication

Malheureusement, il nous arrive encore de confondre échange et expression de soi. S'exprimer, c'est passer de l’im-pression, ce qui se trouve à l’intérieur de soi, à l’expression, ce qui émerge de soi. Il importe que cette expression arrive jusqu'à l’autre pour qu'alors commence la communication, soit la mise en commun. Or, nos enfants s'expriment beaucoup ! Mais de quelle façon le font-ils? On remarque que de plus en plus de jeunes accusent : "C'est de ta faute...", jugent : "Tu n'es pas correct...", etc. Ils déversent, comme ils le peuvent, le trop plein d'émotions accumulé dans les paroles et les gestes pouvant blesser et agresser. En milieu scolaire, certains s'avèrent de plus en plus violents, et ce, de plus en plus tôt, usant de chantage et de menaces envers les professeurs, les parents et les amis.

 

Se responsabiliser pour mieux agir

A quand la mise en place d'une communication créative qui amènera une relation assez ouverte et assez vivante pour que mon expression arrive à I'autre et que la sienne vienne jusqu’à moi "sainement"? Ne devrait-il pas s'agir d'une prémisse importante pour tout enseignant qui désire améliorer la qualité de la relation et transmettre non seulement un savoir, mais un savoir-être, un savoir-créer et un savoir-devenir à ses élèves ! Concrètement, la relation pédagogique s'avère en fait une relation de gestion des besoins qui dure dix mois : besoin des enseignants (silence, attention...), afin que ces derniers puissent transmettre leurs messages et besoin des élèves (bouger, rire, taquiner le voisin...). La réponse à ces différents besoins amène souvent des conflits relationnels. Notre façon de communiquer, de nous relier à nous-mêmes et aux autres, ne dépend pas uniquement de notre environnement (école, parents, élèves, collègues, directeurs, etc.), mais de nous, de notre engagement à nous responsabiliser pour agir. Mieux nous serons outillés, mieux nous pourrons agir à notre bout de la relation, meilleure la vie nous semblera et meilleure aussi deviendra la vie que nous transmettrons à nos élèves grâce à la qualité des relations que nous leur offrirons.

 

Quitter la planète TAIRE

Dans ses travaux, Jacques Salomé, psychosociologue, propose de nous exercer à devenir des enseignants relationnels sans attendre que l'autre change. Il nous invite à devenir un bon compagnon pour nous-mêmes et pour l'autre en cultivant notre propre jardin... relationnel. Le principe est simple : pour bien communiquer avec l'autre, je dois d'abord bien communiquer avec moi. Pour bien entendre l'autre, je dois pouvoir bien m'entendre. Il introduit la possibilité, pour chaque enseignant, de prendre appui sur des concepts, des règles d'hygiène relationnelle et des outils pour agrandir l'écoute, la disponibilité, la participation et la responsabilisation de chacun. Cette méthode est transmise à des professeurs dans plusieurs pays francophones et au Québec. À Bruxelles, elle fait même partie d'un module dans le cadre de la formation aux enseignants à l'université. Voici quelques outils extraits de cette méthode.

 

Apprendre à se dire au-delà des mots

Les mos demeurent nécessaires et essentiels pour communiquer, mais insuffisants pour créer, nourrir et dynamiser une relation dans la durée - surtout une relation d'apprentissage et de formation. Les enseignants doivent donc prendre le risque d'utiliser des outils qui permettront à chacun de se dire au-delà des mots.

 

L'écharpe relationnelle

L'écharpe relationnelle illustre que dans toute rencontre il y a toujours trois composantes : toi, moi et la relation. Symbolisant le lien, l'écharpe relationnelle permet de visualiser une relation entre deux êtres. Je suis co-auteur de la relation que je vis avec l'autre : je suis responsable à mon bout de ce que j'exprime, dis, fais, ressens. J'invite aussi l'autre à être responsable, à son bout. Étant donné que la relation nous prolonge et nous relie, il importe donc de la nourrir afin qu'elle reste vivante. Nous ne devons pas y laisser s'accumuler des "déchets" (messages négatifs, violences du passé non réglées, etc.), véritables "toxines" relationnelles empêchant le "savoir" de passer de l'enseignant à l'élève. Je compare ces toxines à un "cholestérol" relationnel qui bloque les artères de la relation. Une enseignante utilise l'écharpe dans sa classe pour présenter les devoirs. À son bout, elle s'engage à donner toutes les informations requises pour faire le devoir, et l'élève, à l’autre bout, prend pour responsabilité de faire ce devoir en demandant de l’aide si besoin. L'écharpe illustre très clairement que le professeur ou le parent ne peut pas faire le devoir à la place de l’enfant et qu’il est de la responsabilité de ce dernier de faire ou de ne pas faire le devoir. Une autre enseignante utilise l'écharpe pour traiter les situations de conflits. En prenant l'écharpe, les élèves sont ramenés chacun à leur bout. Cela permet de parler en "je", d’éviter les "tu" accusateurs et amène ainsi une recherche de solutions par un positionnement respectueux des deux partis. Ainsi peuvent-ils, chacun à leur tour, se dire et être entendus et, par le fait-même, combler ces deux besoins relationnels fondamentaux.

 

Le bâton de parole

Le bâton de parole s'inspire de rituels africains et amérindiens. Il sert de régulateur de la parole et du respect. On le place au centre du groupe, et celui qui le prend ne peut parler que de lui, de ce qu'il sent, de ce qu'il a vu, de ce qu'il pense et de ce qu'il sait. Cela signifie que celui qui le prend a quelque chose à dire et qu'il demande écoute, attention et respect. Les gens qui écoutent n'ont pas le droit de parler "sur" ce que vient d'exprimer la "personne au bâton". Plusieurs enseignants utilisent cette technique dans des groupes de parole afin de permettre à chaque enfant de prendre sa place. Il évite aux grands bavards de trop parler et permet aux silencieux de se dire. Toutes les classes, salles de réunion et familles devraient posséder un tel bâton !

 

Ouvrir une porte

Voilà quelques pistes d'intervention pour aborder la communication d'une façon créative et vivante. Cela paraît simple, mais c'est en même temps difficile, car pour bien suivre ces pistes, l'enseignant doit sans cesse demeurer vigilant sur ses propres ressentis et donc accepter de se placer sous sa "propre observation" !

Je ne désire pas transmettre une "nouvelle recette". Je souhaite simplement ouvrir une porte sur une autre façon de "mettre en commun" dans le grand monde de l'école, permettant ainsi à des enseignantes, des enseignants et des enfants, d'améliorer la qualité de leurs relations et de leur vie quotidienne. Dans un prochain article, je poursuivrai la présentation d'autres outils accessibles à chacun, telles la visualisation externe, la symbolisation et la confirmation.

 

A suivre...

Janine Fortin, http://minu.me/48mn

 

EVENEMENTS

tl_files/infolettre/04/bal-des-intouchables.jpgLe Bal des Intouchables: une autre façon de dire la violence et d'y résister.  
Performance de la compagnie Les colporteurs, avec Antoine Rigot. 

Magnifique spectacle réunissant huit artistes de cirque et quatre musiciens, Le bal des Intouchables nous fait pénétrer dans une cour des miracles imaginaire peuplée d’individus tenaillés par la question d’être ou ne pas être hors cadre, à la marge. Chacun à leur façon, ils tentent de résister à la violence plus ou moins manifeste d'une société qui essaye de les faire plier ou de les tordre, pour les faire rentrer dans le rang. Dans cette lutte s'exprime le tragi-comique de l'existence de l'Homme moderne, mais également son “optimisme désespéré”. S'il est sensible et vulnérable, l'être humain est également résistant, intelligent et généreux, vif et joyeux, imprévisible aussi… et le rire est sa force.

Au centre de la piste, acrobate, trapéziste, danseur de corde lisse, fil-de-fériste, musicien-chanteur, violoniste-funambule, équilibriste de chaise, roulante… racontent ces histoires.

Quelque part entre l’univers du peintre Francis Bacon et celui de Buster Keaton, Le bal des intouchables s’écrit avec le langage du corps. 

Toutes les dates de la tournée :  http://www.lescolporteurs.com



"De l’amour de soi à l'amour de l’autre ou comment apprendre à s’aimer pour pouvoir aimer."[nbsp]
 
L'ECOLE DE MYR PRESENTE JACQUES SALOME, LES 1 ET 2 DECEMBRE 2012 A PARIS (ST MAUR)

Le plus beau cadeau que nous puissions faire à nos enfants, n’est pas tant de les aimer, que de leur apprendre à s’aimer. Un enfant qui ne s’aime pas, sera plus tard un adulte qui aura beaucoup de mal à aimer dans la liberté d’être. 

Quelles sont les origines de l’amour de soi ? Non pas d’un amour narcissique ou égocentrique, mais d’un amour de bienveillance, de respect, de tendresse envers nous-même, envers l’adulte que nous sommes et aussi envers l’enfant que nous avons été, que nous portons encore en nous, à tous les âges de notre vie. 

Jacques Salomé tentera d’approcher au plus près les sources de l’amour de soi comme d’apprendre à reconnaître et respecter ses besoins relationnels fondamentaux, pour pouvoir se construire et développer suffisamment de confiance et d'estime de soi, pour inscrire la possibilité d’aimer, c’est à dire de donner de l’amour.… 

L’amour de soi sera donc lié à la qualité des relations significatives présentes (ou défaillantes) de notre enfance et qui par la suite de l'âge adulte donneront les fondements de l’estime ou de la mésestime de soi inscrites durablement en nous. 

L'amour de soi ouvre à l'amour vers l'autre et par là même à l’amour d’un autre. 
Encore faudra-t-il le lier à la capacité d'établir des relations fiables, pour nourrir cet amour dans la durée. 

Samedi de 10H30-13H00/14H30-18H30 
Dimanche 10H30-13H00/14H00-18H00 

HOTEL BALLADINS SAINT MAUR 
METRO SAINT MAUR . LIGNE RER A


contact : centreshen@yahoo.fr

ESPACE ADHERENTS | LACHE ton passé et OSE ta vie...

par Corinne Cygler

LACHE ton passé et OSE ta Vie avec …

La princesse Kasha et ses cailloux à douleur

 

Dans un royaume assez proche de chez nous, vivait la Princesse Kascha. Elle était toujours triste, parlait peu et passait beaucoup de temps enfermée dans sa chambre.

 Le Roi ne savait plus quoi faire. Elle était son unique héritière et personne ne la voyait jamais!

Lui-même ne savait plus rien d'elle ... Depuis qu'il était veuf, elle cachait toute ses émotions et semblait ne rien ressentir.

 Oui, la Princesse avait tout caché: son chagrin à la mort d'une mère qu'elle adorait, sa colère quand sa petite sœur avait quitté le royaume, sa peur d'un père exigeant et autoritaire, car malheureux lui aussi. Dans sa chambre elle avait créé ce qu'elle appelait ses "cailloux à douleur" : chacun symbolisait un mal qu'elle avait vécu, les grandes douleurs de sa vie. Vivre avec eux et créer une relation privilégiée lui faisait du bien. Il y en avait des petits tout noirs, d'autres gros et lourds, d'autres encore, anguleux et coupants. Elle en prenait soin car ces violences étaient toujours en elle. Parfois, elle leur jouait de la harpe et il lui semblait les voir s'éclairer. Elle leur parlait beaucoup, ils étaient ses confidents, ses alliés: eux seuls comprenaient son état.

Le temps passait. Elle s’occupait d’eux avec soin. Elle s’y était même attachée. Et pourtant elle sentait que garder ça près d’elle l’empêchait d’avancer.

Un jour, qu’elle était profondément endormie, elle fut réveillée très tôt par des drôles de bruits, comme des petits sauts. Elle alluma une bougie et, effarée, elle vit tous les cailloux sauter gaiement dans la chambre. A coté des cailloux, elle aperçut une femme  très belle, lumineuse, et reconnut ce que tout le monde appelait: une fée.

 Oh ! Elle savait bien que les fées existaient, mais elle n’en avait jamais vu.

- Bonjour Princesse Kascha

- Bonjour, répondit-elle complètement ébahie

- Je suis la fée qui apparaît quand le moment est arrivé de renaitre à la vie.

 Les cailloux sont en mouvement, ils sont prêts. Les violences que tu as reçues peuvent être rendues.

- Prêts !!!çà veut dire quoi ??

- Je vais te confier un secret : lorsqu'un événement ou un comportement te fait violence, tu peux restituer la violence reçue par un acte symbolique afin de retrouver ta belle énergie de Princesse.

C'est vrai qu'elle n'avait pas beaucoup d'énergie.

La fée continua:

- Chacun de ces cailloux peut être restitué. Par exemple, celui qui s'appelle "Mort de Maman", tu peux aller le déposer sur la tombe de ta mère et tu diras : Maman, lorsque j'avais 5 ans et que tu en avais 30, ta mort m'a fait beaucoup de violence, aujourd'hui je te rends cette violence.

Pour celui qui s'appelle "Cris de Papa", tu peux aller voir le Roi avec ce caillou et lui dire : Votre Majesté, lorsque vous aviez 35 ans vous avez hurlé très fort parce que la Reine était morte, j'ai eu très peur, j'avais 5 ans et c'était trop lourd pour moi, je vous rends cette violence.

- Mais ce n'est pas de leur faute, je ne peux pas leur faire ça, dit KASCHA.

- Ô Princesse, cet acte n'est pas contre eux. Il est fait pour toi, pour libérer tes angoisses bloquées, nettoyer tes blessures, mieux vivre tes relations. Il s'agit d'un acte d'amour car il va te permettre de t'aimer enfin, de vivre joyeusement et de communiquer à nouveau avec tes proches.

Les cailloux frétillaient de plus belle, excités à l’idée de l’aventure.

Elle comprit enfin qu'elle était prête, elle allait dire "oui" à la fée. Mais il n'y avait plus personne.

Souriante, remplie d’espérance, elle prit le gros caillou qui représentait la violence de la Mort de sa Mère et sortit.

Elle avait une longue marche à faire jusqu'au tombeau, mais le soleil l'éclairait de lumière.

Son cœur battait fort et déjà elle sentait l’énergie grandir, la vie pétillait en elle.

 

Corinne Cygler, www.ca-cree-la-vie.fr

 

 

"FEMME FONTAINE..." | témoignage de Carine

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Suite à la parution de l'ouvrage de Jacques Salomé, L'effet source, vous pouvez consulter le témoignage de Carine, femme fontaine, devant la caméra et le micro de Lilou Macé.


COMMUNICATION DU CA | La violence éducative, un phénomène mal connu !

Bonjour à chacun et chacune, l'IEI vous fait suivre un courrier de Olivier Maurel, reçu à la suite de la parution de son dernier ouvrage : La violence éducative, un trou noir dans les sciences humaines, Editions l'Instant Présent.  

Père, grand-père, enseignant pendant près de 40 ans et militant pacifiste de longue date, Olivier Maurel fut parmi les premiers en France à attirer l’attention sur la nocivité des punitions corporelles, avec son livre précurseur, La fessée, questions sur la violence éducative (éditions La Plage, 2001).

Olivier Maurel a écrit :

Bonjour, 

On savait que la violence éducative était un phénomène mal connu. Mais le plus étonnant, c'est qu'il est méconnu même des scientifiques de haut niveau qui travaillent sur la violence. A quelques très rares exceptions près, ils ne disent pas un mot de la violence éducative, alors qu'il y a de bonnes raisons de penser que ce phénomène massif dont sont victimes, à divers degrés, la majorité des enfants est en grande partie la source des autres violences. 

De plus, les mêmes spécialistes des sciences humaines continuent à privilégier les explications qui accusent les enfants d'être à l'origine de la violence. 

Mon dernier livre, étudie cet étrange phénomène d'aveuglement sélectif et montre que la violence éducative a le pouvoir de perturber notre vision de la réalité et de nous mettre des oeillères... 

Il montre aussi que, tout récemment, de nombreuses études ont mis en lumière les capacités relationnelles innées des enfants qui, si elles sont respectées au cours de leur éducation, les prédisposent à devenir des adultes équilibrés, confiants en eux-mêmes et altruistes. 

Merci d'aider à faire connaître ce livre.

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