Infolettre 05

Février 2013

EDITO | CAP vers l'an 2013 !

A peine les rumeurs de fin du monde se sont-elles calmées qu'on entend déjà celles de l'an 2013… chômage, restrictions, etc.

Alors, avant que la psychose devienne tout à fait générale, je me rebiffe, je le dis très haut et très fort : ça suffit! ! 

Aujourd'hui, dans tous les domaines, on peut s'attendre à tout et à n'importe quoi. Alors je crie « au secours ! »  Je veux communiquer vraiment, être indépendante, autonome, et libre de mes choix.

La communication à l'aube de l'an 2013, parlons-en !

Certains parents défaillent, renoncent, sont fatigués. Ils n'ont pas appris à être parents.

Certains enseignants se lassent, capitulent.  Ils n'ont pas appris à communiquer.

Certains jeunes ont l'illusion d'être tout puissants. Pour eux, plus de règles.

Soyons réalistes, demandons l'impossible! Que chacun se prenne en main au lieu de s'en prendre aux autres.

Le monde est saturé, à chacun de se responsabiliser.

Oui, mais comment ?... puisque nous n’avons pas appris.

Rêvons un peu, supposons que pour l'an 2013 nous faisions preuve d'imagination. Organisons des écoles un peu différentes, des écoles de la communication relationnelle, pour mieux gérer ses relations en famille, au travail.

Elles ne ressembleront à aucune autre. Que vous soyez parent, enseignant, jeune, vous pourrez apprendre à dire, tout simplement, à entendre l'autre en vous respectant, à faire une pause comme dans une oasis.

Venez vous ressourcer dans cet espace ouvert à tous, sous forme d'ateliers, de stages, de formations.

Vous pourrez même demander un coup de main à des formateurs professionnels qui ont fait leur chemin sur cette route relationnelle.

Ils sont là pour vous ouvrir des portes et vous inviter à découvrir que l'an 2013 c'est surtout le moment de prendre soin de soi… d'oser vivre sa vie !

ET qu'on se le dise !     

2013 sera RELATIONNEL !

 

Corinne Cygler

Formatrice de Formateurs en Méthode ESPERE ® à Aix en Provence et en Belgique


CHRONIQUE DE JACQUES SALOME | Quelques balises pour mieux communiquer en 2013

Petit approfondissement de la Méthode ESPERE®

par Jacques Salomé

Même si nous savons que pour communiquer, c’est-à-dire mettre en commun, le seul usage des mots est insuffisant, ceux-ci sont le plus souvent au cœur même d’un dialogue ou d’un partage et à la source de beaucoup de confusions et malentendus.

Il m’a paru important de clarifier quelques termes qui sont à l’origine de quelques-unes de ces confusions et qui contiennent le risque d’agrandir des malentendus, des incompréhensions ou des conflits déjà si nombreux dans toute tentative de mise en commun.

 

Le mot sentiment

En français, nous utilisons le mot sentiment pour nommer deux phénomènes très différents. D’une part ce qui est de l’ordre d’un sentiment durable, lié à une personne, comme le sentiment amoureux et d’autre part, ce qui est le plus souvent de l’ordre d’un ressenti plus ou moins éphémère, lié à une situation donnée, à partir d’un vécu intime. « J’ai un sentiment de colère, de tristesse, d’irritation… ». Tout cela est de l’ordre d’un ressenti dans l’ici et maintenant d’une situation ou d’un échange, et ne relève pas d’un sentiment qui se rattache - je le répète -  à une personne !

En fait il n’existe qu’un seul sentiment qui se vit dans trois ou quatre registres :

  • celui de l’amour parental qui est le sentiment d’amour que nous pouvons avoir à l’égard de nos enfants, d’un être de notre chair
  • celui de l’amour filial, qui est le sentiment d’amour que nous pouvons avoir à l’égard de l’un et/ou l’autre de nos parents ou de ceux qui les ont remplacés.
  • celui de l’amour fraternel, pour des membres de la parentèle proche.
  • celui de l’amour amoureux qui est le sentiment que nous pouvons éprouver envers un être cher, que nous allons privilégier. 

J’invite donc à ne plus galvauder le mot amour en l’utilisant n’importe comment. Dire « j’aime les frites, j’aime les films de Woody Allen, j’aime jouer au football… » c’est faire violence au mot amour. Ne pas confondre ce qui relève du plaisir éprouvé, de la satisfaction ou de l’insatisfaction, toujours provisoire, liée à un ressenti, avec un sentiment qui lui se vit dans la durée à l’égard d’une personne bien précise.

De même, je propose de ne plus jamais utiliser l’expression « j’aimerais que » pour dire à nos enfants que nous aimerions qu’ils fassent leur lit, prennent leur douche, arrêtent de se disputer ou faire leur devoir. 

Il vaudrait mieux dire «  je te demande de prendre ta douche, je souhaite vraiment que tu arrêtes de te disputer avec ton frère etc. ». Car autrement, tout se passe comme si nous laissions croire à nos enfants que nous leur donnerions davantage d’amour s’ils prenaient leur douche et s’ils faisaient leur devoir !

 

Le mot ressenti

Le ressenti lié à ce que nous éprouvons, ressentons à un moment donné, se décline soit sur un mode positif (bien-être, satisfaction etc.) soit sur un mode négatif (malaise, insatisfaction etc.). Quand nous l’exprimons trop souvent et trop légèrement en  un  « j’aime » ou « je n’aime pas », ceci est une utilisation aberrante  du mot amour !

 

Le mot amour

Ce mot devrait être réservé, honoré, magnifié uniquement pour les trois ou quatre sentiments les plus importants dans une existence humaine : l’amour parental, l’amour filial, l’amour fraternel et l’amour amoureux. C’est pourquoi je vous invite à faire cette différence importante : l’amour parental est le seul amour donné à nos enfants pour leur permettre de nous quitter, alors que l’amour amoureux est celui que nous proposons, offrons pour rester le plus longtemps possible avec celui ou celle que nous aimons.

 

Le mot tendresse

La tendresse est souvent confondue avec un amour un peu fatigué, un peu tiède, un amour qui a beaucoup servi, par exemple après trente ans de vie conjugale. Il se confond avec le mot affection (mot redoutable, car on dit aussi une affection pulmonaire ou rénale !)

La tendresse n’est pas un sentiment, c’est une qualité particulière de la relation, faite d’attentions, de signes infimes, de regards et de gestes porteurs de bienveillance, de douceur et de respect.

 

Le discours et le message

J’appelle discours ce qui est énoncé ou exprimé par l’un et message ce qui est reçu par l’autre. Le message est ce qui sera isolé, capté, privilégié par le récepteur. Ce qui permet de mieux comprendre que celui-ci ne répondra pas ou ne se comportera pas en fonction de ce qui a été dit, mais de ce qu’il a entendu.

 

La VIE et l’existence

La VIE est ce qui est déposé en nous au moment de la conception. Elle nous accompagne tout au long de notre existence. L’existence est la succession d’évènements, de phases d’évolution, de changements qui jalonnent un chemin de vie entre notre conception, la naissance et le passage, en fin d’existence, vers l’au-delà.

Dire que la vie est difficile est une insulte à la VIE, car celle-ci est un véritable miracle qui se renouvelle tout au long de notre existence.

 

Jacques Salomé

 

ACTUALITES DU CA

Bonjour à vous bien chers adhérent(e)s, futur(e)s format(rice)eurs et en formation,

L'année 2012 a été rythmée par la continuité de notre travail et a permis à un grand nombre d'entre vous de vivre deux belles journées de supervision animées par Jacques Salomé. Comme l’a annoncé Maryse Legrand dans l'invitation à renouveler votre adhésion, l'année 2013 sera marquée par l'utilisation accrue des technologies du net. 2013 offrira également l'occasion, à ceux qui le souhaitent, de s'investir plus concrètement dans la vie de l'IEI. En effet, lors de l’Assemblée Générale du 31 mai, une nouvelle élection aura lieu pour élire de nouveaux membres au sein du Conseil d'administration. Nous vous enverrons un appel à candidature début mars.  

En ce qui concerne la gestion du quotidien, comme chaque année, le renouvellement des adhésions et des contrats des formateurs en cours de validation nous mobilise comme chaque année. Nous continuons à répondre régulièrement aux demandes et autres sollicitations qui nous sont adressées via le site Internet par des adhérents ou par des internautes. Nous continuons enfin à lire et valider les mémoires des formateurs en cours de validation que nous recevons régulièrement.

Les grands évènements à noter pour cette année sont bien évidemment la préparation de l’Assemblée Générale du 31 mai, ainsi que l’organisation du colloque des 1 et 2 juin 2013, à Paris.

Avec toute mon amitié,

 

Luc Roenen, président de l’Institut ESPERE International, janvier 2013

NOUVEAUX ADHERENTS | En 2013, bienvenue à ...

Antonia Noel

tl_files/infolettre/02/infolettre5/antonia.jpg

« Journaliste de formation, j’ai parcouru des longs chemins avant de connaître et comprendre la vraie communication grâce à la Méthode ESPERE®. J’ai choisi ainsi un mode de vie en paix avec moi-même et avec les autres, c’est un beau travail au quotidien. En Roumanie, je transmets cette façon de rentrer en relation et vivre en harmonie, à travers des ateliers destinés aux parents et des séances individuelles. J’interviens régulièrement en entreprise, pour la formation du personnel afin de développer une conscience relationnelle dans le monde du travail. Je n’ai pas d’autre but que celui de former pour apprendre et comprendre, afin de mieux me connaître… Etre… »

Antonia Noel a été formée à la Méthode ESPERE® par le centre ADRES, en Roumanie (Aleth Naquet).

 


Solène Huet"

"J’ai exercé pendant 14 ans comme éducatrice spécialisée. J'ai particulièrement travaillé sur les violences intra-tl_files/infolettre/02/infolettre5/Solene.jpgfamiliales et l'accompagnement à la parentalité.

Psychopraticienne (en formation), je reçois en consultation sur Angers des personnes, couples, familles, qui souhaitent pratiquer l’écologie relationnelle, partir à la rencontre d’elles-mêmes, et intégrer les différentes facettes de leur identité. Je propose également des ateliers et stages de sensibilisation à la Méthode ESPERE®, dont un atelier à destination des femmes qui se sentent débordées par leurs différents rôles et se culpabilisent.

J’interviens en tant que formatrice en communication relationnelle en entreprise et dans le secteur médico-social."

Site : www.accord-avec-soi.fr

Solène Huet a été formée à la Méthode ESPERE® par IFRECOM, à Nantes (Michelle Daumas).

TEXTE ORIGINAL | La boite à bisous...

par Jacques Salomé

Et moi qui croyais avoir inventé les boites à bisous !

Je ne savais pas que Lewis Carroll m’avait précédé, il y a plus d’un siècle !

 

« Alors, il [le docteur] a pris un air extrêmement grave et il a dit :

Je crois que vous avez dû lui donner trop de baisers.

Ma foi, ai-je avoué, j’ai donné un baiser, un seul, à une petite fille de mes amis.

Réfléchissez bien, a-t-il dit, êtes-vous sûr de n’en avoir donné qu’un seul ?

Après avoir réfléchi j’ai répondu : 

Peut-être lui en ai-je donné onze ?

Alors le docteur a décrété :

Vous ne devez plus lui donner le moindre baiser jusqu’à ce que vos lèvres soient parfaitement reposées.

Mais comment vais-je faire ? ai-je dit, car voyez-vous, je lui en dois quatre-vingt deux.

Alors il a pris un air tellement grave que de grosses larmes se sont mises à couler sur ses joues et il a fini par dire :

Vous pouvez les lui envoyer dans une boîte.

Alors, je me suis rappelé une petite boîte que j’ai achetée il y a longtemps à Douvres, dans l’intention de la donner à une petite fille.

Je vous l’envoie après y avoir soigneusement emballé tous mes baisers. Écrivez-moi pour me faire savoir s’ils sont bien arrivés ou s’il s’en est perdu quelques un en route. »

 

 

Texte tiré du livre de Lewis Carroll, Lettres adressées à des petites filles - Alice racontée aux petits enfants - Trois poèmes sans queue ni tête, Flammarion, L’Age d’or, 1975.

 

ARTICLES | Journal de bord d’une ESPERienne

par Maryse Legrand, secrétaire de l’Institut ESPERE International.

 

Il s’est écoulé pas mal de temps depuis la précédente infolettre. Durant cette période, j’ai eu largement le loisir de glaner ici ou là des informations ou des références susceptibles d’intéresser les familiers de la Méthode ESPERE®. Disons que cette fois, le menu est un peu comme le sont certains repas de fêtes de fin d’année : copieux ! Chacun y picorera à sa guise !

Ma sélection comporte comme d’habitude des articles, des livres, assortis pour la plupart d’un entretien radio avec leur auteur en complément de l’habituelle présentation de la 4ème de couverture. J’y ai ajouté un film ainsi qu’une exposition inédite qui a soulevé mon enthousiasme pour sa valeur de démarche symbolique collective : le Musée des Cœurs Brisés.

Je propose également deux exercices pratiques dans le prolongement du  petit livre stimulant de Françoise Héritier intitulé Le Sel de la vie et du « Je me souviens » de Georges Perec.

Mais pour commencer, une mise en bouche avec un peu d’humour.  

 

Mot d’enfant

 L’histoire qui suit, - drôle et insolite comme le sont les mots d’enfants -, m’a été racontée par la maman d’une petite fille de trois ans et demi.

Par un mercredi de décembre, en plein après-midi, Marie se déshabille et se poste, toute nue, devant le hublot rougeoyant du poêle à bois. Elle reste ainsi sans bouger, à distance règlementaire, toutefois. Surprise mais confiante, sa mère lui demande tendrement

- Mais qu’est-ce qui te prend ? Qu’est-ce que tu fais là ?

Toute à son affaire, l’enfant lui répond

- Je me déguise en viande !

Comme quoi, il n’est pas toujours besoin d’un déguisement pour se déguiser.

 

A la manière de Françoise Héritier ou de Georges Perec... 

tl_files/infolettre/02/infolettre5/le sel de la vie.png« Il y a une forme de légèreté et de grâce dans le simple fait d’exister, au-delà des occupations, au-  delà des sentiments forts, au-delà des engagements, et c’est de cela que j’ai voulu rendre compte.  De ce petit plus qui nous est donné à tous : le sel de la vie. » F. H.

 Dans cette méditation tout en intimité et en sensualité, l’anthropologue Françoise Héritier traque  ces choses agréables auxquelles notre être profond aspire, ces images et ces émotions, ces moments  empreints de souvenirs qui font le goût de notre existence, qui la rendent plus riche, plus  intéressante que ce que nous croyons souvent et dont rien, jamais, ne pourra être enlevé à  chacun. » (Editions Odile Jacob, janvier 2012)

 

Des entretiens radiophoniques

http://www.franceculture.fr/emission-le-journal-de-la-philosophie-le-sel-de-la-vie-2012-03-01

http://www.franceculture.fr/emission-du-jour-au-lendemain-francoise-heritier-2012-03-16

 

Une expérience que je propose à chacun(e)

Et si vous faisiez la liste des choses qui donnent du goût à votre vie (à la manière de Françoise Héritier dans l’extrait audio ci-après, tiré de l’émission Le journal de la philosophie citée plus haut) ?

http://dl.dropbox.com/u/70250388/Le%20sel%20de%20la%20vie%20F.%20H%C3%A9ritier%20Extraits.mp3

Dans le même ordre d’idée, dressez l’inventaire de vos « Je me souviens » (à la manière de Georges Perec dans l’entretien de Laure Adler avec Enki Bilal lors de l’émission Hors champs du 12/12/12 sur France Culture)

http://dl.dropbox.com/u/70250388/Je%20me%20souviens%20Georges%20Perec.mp3

 

Une information préoccupante, preuve à l’appui : le sperme français décline

http://www.franceculture.fr/2012-12-05-le-sperme-francais-decline

 

Cinéma : A perdre la raison

 tl_files/infolettre/02/infolettre5/A perdre la raison.png (fin août 2012), un film de Joachim Lafosse, avec Emilie Dequenne (d’après un fait divers qui a eu lieu  en Belgique) – Attendre sa sortie en DVD

 http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=197187.html

 http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-festival-de-cannes-raymond-  depardon-claudine-nougaret-emilie-de

 

 

Exposition : Après Prenez soin de vous (2008), Le Musée des Cœurs Brisés (Zagreb 2006 ; Paris décembre 2012 – janvier 2013) 

tl_files/infolettre/02/infolettre5/Le musee des coeurs.png Il y avait eu en 2008 à la BNF, l’exposition de Sophie Calle intitulée Prenez soin de vous. L’artiste  française fait, depuis plus de trente ans, des moments les plus intimes de son existence, son œuvre.  Elle invente des procédés pour raconter sa vie, et finalement aussi celle des autres. En 2007, elle  avait publié Prenez soin de vous, un roman construit autour d’une lettre de rupture qu’elle avait  reçue.

 « J’ai reçu un mail de rupture. Je n’ai pas su répondre. C’était comme s’il ne m’était pas destiné. Il  se terminait par ces mots : Prenez soin de vous. J’ai pris cette recommandation au pied de la lettre.  J’ai demandé à cent sept femmes – dont une à plumes (une perroquette) et deux en bois (marionnettes) –, choisies pour leur métier, leur talent, d’interpréter la lettre sous un angle professionnel. L’analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter. La disséquer, l’épuiser. Comprendre pour moi. Parler à ma place. Une façon de prendre le temps de rompre. A mon rythme. Prendre soin de moi. »

Présentée à la Biennale de Venise 2007, l’œuvre a fait l’objet d’un ouvrage édité par Actes Sud dans lequel se succèdent photographies, textes, interventions ainsi que performances et clips dans les quatre DVD qui l’accompagnent.

tl_files/infolettre/02/infolettre5/expo itinerante.png Le même thème de la rupture amoureuse a donné lieu à une  exposition itinérante et éphémère qui  a démarré en Croatie en 2006 et s’est installée au Centquatre, à Paris du 19 décembre 2012 au 20  janvier 2013. Cette exposition intitulée le Musée des Cœurs Brisés est née de l’idée très personnelle  de deux artistes, Olinka Vistica et Drazen Grubisic, qui ont vécu ensemble pendant 4 ans et qui ont  voulu trouver un moyen de préserver « l’héritage de ce qu’avait été leur liaison ».

 « Nous nous sommes dit que tout ce qui était beau à l'époque (...) ne devrait pas être détruit, mais  plutôt préservé d'une manière ou d'une autre », explique Olinka Vistica, 41 ans.

 Ou bien encore : « C’est un musée d’amour, mais d’amour à l’envers. Il faut donner aux gens la possibilité de parler de leur rupture publiquement, dans l’anonymat, pour se sentir mieux et partager leur expérience, avec un but de conserver, de protéger le patrimoine émotionnel, tout ce qui reste après l’amour qui n’est plus. »

Peut-être c’est bien de sortir de l’amour complètement, de donner son histoire au musée pour en trouver une autre. »

« Tous les événements majeurs dans notre vie, tels que les mariages ou les enterrements, sont accompagnés d'une sorte de rituel, alors que seules les ruptures des relations nous laissent dans la solitude », ajoute Drazen Grubisic.

Les objets présentés dans cette exposition ont tous été recueillis lors de collectes publiques qui proposaient de « surmonter l'effondrement émotionnel par un acte créatif ».  Chaque objet symbolise pour celle ou celui qui l’a donné anonymement, l’histoire d’une rupture amoureuse.

L’annonce pour la collecte en vue de l’exposition de Paris, était rédigée de la manière suivante :

« Vous a-t-on déjà brisé le cœur ?

Peut-être possédez-vous un objet qui vous rappelle en permanence ce triste épisode de votre vie…

Si vous souhaitez vous en séparer, pourquoi ne pas en faire don au Musée des Cœurs Brisés, qui s’installe cet hiver au Centquatre ?

Votre histoire sentimentale personnelle (amicale, amoureuse ou autre…) viendrait ainsi alimenter l’Histoire émotionnelle globale, dans une exposition à la fois intime et universelle. »

« Cette collection est aujourd’hui une proposition originale à la croisée de la muséologie, de l’art contemporain, de l’expérience cathartique et de l’anthropologie culturelle. » (Fiche pratique du Centquatre)

Je me surprends à rêver d’un Musée des Cœurs Blessés (par des pertes, des séparations, des violences reçues ou produites, des situations inachevées) où seraient exposés des objets ayant servi de support à des démarches symboliques au sens où Jacques Salomé les propose.

Pour l’heure, ci-dessous une série de liens donnent un aperçu du Musée des Cœurs Brisés.

http://www.franceculture.fr/2012-12-28-coeurs-brises-objets-rescapes

http://www.104.fr/programmation/evenement.html?evenement=166

http://www.franceinter.fr/depeche-un-musee-pour-la-france-des-coeurs-brises?page=1

http://www.dailymotion.com/video/xw4i4b_un-objet-un-texte-la-fin-d-un-amour_creation#.UOHx4OTWjjI

http://video-streaming.orange.fr/culture-art-creation/un-objet-un-texte-la-fin-d-un-amour_14187285.html

http://www.104.fr/data/document/104_cp_musee_des_coeurs_brises.pdf

http://www.rfi.fr/france/20121220-visitez-le-musee-coeurs-brises-paris

http://www.lapresse.ca/arts/arts-visuels/201010/10/01-4331292-le-musee-des-coeurs-brises-ouvre-ses-portes-en-croatie.php

 

2 articles à consulter en ligne

  • Les fêtes de fin d’année sont derrière nous. L’édito de Serge Tisseron paru dans la revue professionnelle Le Carnet Psy reste d’actualité, malgré son titre très circonstanciel : « Faut-il acheter un I-Pad à bébé pour Noël ? »

http://www.carnetpsy.com/Data/CarnetPsy/PDFs/167couv.pdf

Une chronique radiophonique du 4 janvier 2013 lui fait écho (Les idées claires de Danièle Sallenave)

http://www.franceculture.fr/emission-les-idees-claires-de-daniele-sallenave-les-idees-claires-de-daniele-sallenave-2013-01-04

  • Un article sur le thème de l’autorité paru dans la Revue Dialogue 2012/4 en versions HTML ou PDF (mots-clés en rapport avec les propositions de Jacques Salomé : autorité, toute-puissance, positions maman/mère, papa/père)

http://www.cairn.info/revue-dialogue-2012-4-page-101.htm

 

Quelques ouvrages : une sélection très subjective

Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? Jeanette Winterson, Editions de l’Olivier, mai 2012 (Prix Marie-Claire du roman féminin 2012)

tl_files/infolettre/02/infolettre5/pourquoi etre heureux.png Étrange question, à laquelle Jeanette Winterson répond en menant une existence en forme de  combat. Dès l'enfance, il faut lutter : contre une mère adoptive sévère, qui s'aime peu et ne sait pas  aimer. Contre les diktats religieux ou sociaux. Et pour trouver sa voie.

 Ce livre est une autobiographie guidée par la fantaisie et la férocité, mais c'est surtout l'histoire  d'une  quête, celle du bonheur. « La vie est faite de couches, elle est fluide, mouvante,  fragmentaire », dit  Jeanette Winterson. Pour cette petite fille surdouée issue du prolétariat de  Manchester, l'écriture  est d'abord ce qui sauve. En racontant son histoire, Jeanette Winterson  adresse un signe fraternel à  toutes celles - et à tous ceux - pour qui la liberté est à conquérir. (4ème de couverture)

De très bonnes critiques de ce livre sont à écouter au début de l’émission La dispute du 18/02/2012 (à partir de 2 minutes 48 jusqu’à 18 minutes 55) en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://www.franceculture.fr/emission-la-dispute-litterature-le-retour-des-tigres-de-malaisie-united-colors-of-crime-et-pourquoi-

 

La violence de l’amour, Caroline Thompson, Hachette Littératures, décembre 2006

tl_files/infolettre/02/infolettre5/violence amour ok.jpg « On ne peut jamais trop aimer ses enfants. » Voilà qui paraît aujourd'hui une évidence. Pourtant,  l'amour n'a pas toujours été le lien privilégié entre parents et enfants, et si cela constitue  incontestablement un progrès, il n'en est pas moins un sentiment complexe dont on nie souvent  l'ambivalence. Lorsque l'éducation se réduit à l'affection au détriment de la transmission et de la  règle, c'est la violence de l'amour qui apparaît. Trop aimer ses enfants, c'est aussi les exposer à notre  déception car ils doivent être à la hauteur de nos attentes. C'est vouloir qu'ils nous aiment en  retour. C'est finalement les priver d'une liberté qui les empêche de devenir indépendants. A travers  son expérience de psychanalyste et de thérapeute familiale, Caroline Thompson explore cette  nouvelle donne des relations entre parents et enfants. »

http://www.amazon.fr/La-violence-lamour-Caroline-Thompson/dp/2012357695

 

Les larmes musicales, Aliocha Ward Lasowski, William Blake and co, février 2013

tl_files/infolettre/02/infolettre5/Les larmes musicales.png 

Un entretien radiophonique

 http://www.franceculture.fr/emission-le-journal-de-la-philosophie-les-larmes-musicales-2012-11-13

 

 

 

 

Éloge de la vengeance. Essai sur le juste et la justice, Michel Erman, Presses Universitaires de France, octobre 2012

tl_files/infolettre/02/infolettre5/Eloge de la vengeance.png « Le désir de vengeance est-il purement pulsionnel ? Ou contient-il une part « juste » qu'il  conviendrait d'entendre et de comprendre ? Comment penser la vengeance au risque de la morale ?

 Cet essai a pour dessein d'explorer la passion ambivalente que constitue la vengeance. On ne lira ni  une oraison à une coutume défunte, ni un plaidoyer pour une attitude immuable non plus qu'une  apologie polémique, mais une invitation à rechercher des principes et à déterminer des valeurs  anthropologiques afin de mieux comprendre, voire dominer les désirs vindicatifs comme les faits  vindicatoires. » (4ème de couverture)

 

Un entretien radiophonique

http://www.franceculture.fr/emission-le-journal-de-la-philosophie-eloge-de-la-vengeance-2012-11-12

 

Sauve-toi, la vie t’appelle, Boris Cyrulnik, Odile Jacob, octobre 2012

tl_files/infolettre/02/infolettre5/Boris Cyrulnik ok.jpg « Lors de ma première naissance, je n'étais pas là. Mon corps est venu au monde le 26 juillet 1937 à  Bordeaux. On me l'a dit. Je suis bien obligé d'y croire puisque je n'en ai aucun souvenir.

 Ma seconde naissance, elle, est en pleine mémoire. Une nuit, j'ai été arrêté par des hommes armés  qui entouraient mon lit. Ils venaient me chercher pour me mettre à mort. Mon histoire est née cette  nuit-là. »

 B. C.

 

C'est cette histoire bouleversante que Boris Cyrulnik nous raconte pour la première fois en détail dans ce livre où l'émotion du survivant se conjugue au talent de l'écrivain, où le récit tragique se mêle à la construction de la mémoire, où l'évocation intime d'une enfance fracassée par la guerre exalte la volonté de surmonter le malheur et de répondre à l'appel de la vie.

Deux entretiens radiophoniques

http://www.franceculture.fr/emission-hors-champs-boris-cyrulnik-2014-07-23

http://www.franceculture.fr/emission-une-fois-pour-toutes-boris-cyrulnik-2012-10-06

 

Petit traité de l’abandon. Pensées pour accueillir la vie telle qu’elle se propose, Alexandre Jollien, Editeur De la Loupe, décembre 2012 – Version livre ou version CD audio MP3)

tl_files/infolettre/02/infolettre5/Alex Jolien petit.jpg « Dans le Petit traité de l’abandon, je tente de dessiner l’ascèse, l’art de vivre que j’essaie de vivre  au quotidien, tant bien que mal.

 S’abandonner, c’est accueillir la vie telle qu’elle se présente, vivre en un sens la non-fixation, chère  à la pensée bouddhiste. Dès que je me fige, dès que je m’arrête, je souffre.

 Ce petit livre visite vingt thèmes qui constituent à mes yeux le cœur d’une vie spirituelle. De l’amitié au zen en passant par la gratitude ou la bienveillance, c’est le chemin du « oui » qui se dessine. Au fond, l’ascèse c’est d’en faire moins, se dépouiller de tout ce qui nous entrave pour danser joyeusement dans la ronde de l’existence.

Ce dernier ouvrage essaie d’être un viatique pour accompagner les hauts et les bas de l’existence. »

Le site de l’auteur 

http://www.alexandre-jollien.ch/

Un entretien radiophonique

http://www.franceculture.fr/emission-les-racines-du-ciel-l%E2%80%99abandon-avec-alexandre-jollien-2012-11-04

 

L’homme joie, Christian Bobin, Editions Iconoclaste, août 2012

tl_files/infolettre/02/infolettre5/Christian bobin.png « Christian Bobin, renouant avec sa fibre narrative, construit son livre en quinze récits : des portraits  d’êtres chers (son père), des rencontres (Maria, l’enfant gitane), des figures emblématiques  (Soulages, Glenn Gould), des visions, puis une longue lettre à la femme aimée et perdue, « la plus  que vive ». Entre ces récits viennent des paragraphes courts, parfois écrits à la main, condensés sur  une pensée, fulgurants de profondeur et d’humanité.

 Un même fil rouge unifie ces textes, c’est la voix de Bobin à nulle autre pareille, et son regard de  poète qui transfigure le quotidien. »

« Voici un livre superbe, qui pourrait servir d'antidote à la morosité ambiante. Christian Bobin est un écrivain qu'aucune étiquette ne peut enfermer. Comment voulez-vous rendre compte des livres d'un homme qui, dès l'exergue, propose ceci : « Ecrire, c'est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l'ouvrir » ? Il y a une magie Bobin. Elle est faite de détails infimes, de mots choisis avec extrême attention, de sourires et de rires malgré la noirceur, malgré la mort...

Son œuvre est une lutte avec l'ange, qu'il nomme mélancolie. Grâce à l'écriture, il en sort triomphant et nous, lecteurs, confiants...

La vie blessée est donc la vraie vie. Il ne s'agit pas de la réussir, comme le croit notre époque, mais de la vivre. Pleinement. » (François Busnel - L'Express, novembre 2012)

Deux entretiens radiophoniques

http://www.franceculture.fr/personne-christian-bobin.html

http://www.franceculture.fr/emission-les-racines-du-ciel-la-confiance-avec-christian-bobin-2012-12-23

 

Maryse Legrand, 4 janvier 2013

AUTOUR DE LA METHODE ESPERE® | Les enfants, ces chercheurs de vérité

par Dominique Geffroy, Formatrice en communication relationnelle selon la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé

Un jour mon fils de 10 ans me dit : « maman, qu’est-ce que tu as ? » Au lieu de m’empresser de répondre « rien » comme j’aurais eu tendance à le faire en temps ordinaire, je me mets à l’écoute en lui retournant : « tu te demandes ce que j’ai ! ».  Il enchaîne  alors : « tu ne respires pas comme d’habitude !».

 Cet enfant avait senti quelque chose et il était venu vérifier si son ressenti était juste. Sa question, « maman qu’est-ce que tu as ? » était sa façon à lui de chercher à valider une impression plus ou moins claire, plus ou moins consciente. Si je lui avais répondu «rien», il en aurait déduit qu’il ne pouvait pas se fier à son ressenti (puisque son parent est par définition celui qui sait, celui qui ne peut mentir).

En effet, en d’autres circonstances,  j’aurais pu  répondre « rien ! » pour le rassurer, pour éviter de l’inquiéter, pour ne pas le mêler à mes affaires personnelles, pour le protéger ou encore, ce qui arrive bien souvent, parce que j’aurais moi-même été persuadée que je n’avais rien, ce qui était en fait le cas ce jour-là. J’ai donc porté une attention particulière lorsqu’il m’a  posé la question. En la reformulant, en me mettant à son écoute au lieu de m’empresser de lui répondre, je lui offris la possibilité d’en dire davantage. J’ai pu alors avoir accès aux indices qui lui faisaient dire que j’avais quelque chose. En fait, il s’agissait pour moi d’un état intérieur plus ou moins conscient.

J’ai témoigné par la suite qu’en effet « j’avais bien quelque chose ». Par sa question et son commentaire, il m’avait obligée à m’écouter pour entendre ce qui justifiait cette interpellation de sa part. J’ai fini par lui dire : « je me sens dans ma vie comme toi dans ta chambre lorsqu’elle est en désordre et que tu ne sais plus par quel bout la prendre.» Il m’a lancé : « OK! » et il est reparti vers ses occupations sans plus de questionnements. En fait, ma réponse lui avait permis de mettre des mots sur ce qu’il ressentait confusément. C’était clair, la vérité était dite, la tension intérieure était tombée, il n’y avait pas lieu d’aller plus loin. Les enfants sont des chercheurs de vérité mais ils n’ont pas besoin d’avoir le détail de son contenu.

Ma fille avait une habileté particulière pour venir déstabiliser les adultes qui la côtoyaient. Elle avait le don de « piquer des crises » comme ces derniers avaient l’habitude de dire. À l’époque, je n’avais pas encore appris la communication relationnelle ce qui m’aurait permis d’entendre les comportements comme des langages et donc de me mettre à l’écoute des multiples langages de ma fille comme ce jour où j’ai cru qu’elle avait dégondé la porte d’entrée de l’appartement d’une amie.

Alors qu’elle m’avait demandé si je pouvais la ramener chez elle en voiture et que je lui avais répondu que cela irait plus vite en métro (ce qui était exact), elle était partie en colère, claquant la porte avec violence. Courant à sa suite, je l’interrogeai sur cette réaction et elle me cria dans la rue : «pourquoi ne m’as-tu pas dit que tu préférais rester avec ton amie ? » Elle avait senti juste, je n’avais pas eu accès à ma vérité et n’avais pas pu la lui exprimer ou bien n’avais-je pas eu le courage de la dire… D’une façon ou d’une autre j’avais menti, inconsciemment bien sûr, mais menti tout de même.

Un enfant qui démontre des comportements atypiques, veut dire quelque chose de lui d’une part, et aussi nous renvoyer, nous les adultes, à notre propre réalité intérieure lorsqu’elle manque de cohérence.

Cette enfant m’a obligée à être au plus près de ma vérité. À chaque fois que, consciemment ou même inconsciemment, ce que j’exprimais n’était pas en accord avec ce que je ressentais, pensais ou vivais, elle me manifestait, par un comportement ou par des paroles, une réaction forte et parfois violente.

Aujourd’hui je peux dire que si la fonction des parents est de permettre aux enfants de s’aimer, de se développer en autonomie, en responsabilité et en capacité à se relier aux êtres vivants dans le respect d’eux-mêmes et des autres, la fonction des enfants est de faire grandir leurs parents et aussi les adultes en général.

Nos enfants savent. Ils savent sans savoir qu’ils savent. Ils ne savent pas consciemment mais ils sentent. Ils vont intuitivement chercher à savoir par des questions, des commentaires, des comportements dont nous ne décoderons pas le sens et que nous aurons, trop souvent, de la difficulté à accueillir.

En fait les enfants sont reliés aux adultes qui les entourent comme des antennes sont reliées aux émetteurs d’ondes radio. Ils vont capter ce que nous émettons, que nous soyons conscients ou non de ce que nous vivons. Ils vont recevoir des signaux qu’ils vont intérioriser inconsciemment mais qu’ils vont nous refléter par des interpellations diverses, sous forme de comportements, de paroles, d’actes qui  vont nous surprendre et aussi sous forme de somatisations.

Permettre à un enfant de s’aimer c’est avant tout lui offrir une relation de qualité. Une relation de qualité est une relation dans laquelle moi, l’adulte, je suis en contact avec ma propre vérité, une relation dans laquelle je me définis et me positionne en accord avec cette vérité. Je peux me dire au niveau de mes sentiments, de mes ressentis, de mes besoins, de mes désirs, de mes attentes ou encore de mes croyances sans pour cela étaler mon vécu.

C’est donc nourrir la relation de «messages Je» à partir de l’une ou l’autre des quatre positions relationnelles du demander, du donner, du recevoir ou du refuser sans déposer chez l’enfant de poisons relationnels tels que les injonctions à répétition, les menaces, les disqualifications, les culpabilisations ou encore le chantage.

Pour agrandir la vie en soi et chez l’enfant, il est préférable de renoncer à comprendre pour entendre ses multiples langages.  Jacques Salomé propose pour cela un outil fabuleux : la confirmation.

Confirmer un enfant c’est accueillir ce qu’il est en train de dire que ce soit avec des mots, avec des comportements ou avec des somatisations. C’est dire OUI et répéter ce qui est exprimé pour lui permettre d’être entendu (ce qui ne signifie pas  l’approuver). À partir de là et de là seulement, il sera possible d’avoir accès à ce qui est en jeu en lui et aussi chez soi, adulte en cheminement.

Jacques Salomé propose aussi la mise en application de règles d’hygiène relationnelle. Pour avoir accès à ce qui est vivant en l’enfant et en nous,  voici trois règles en particulier :

-  Je ne confonds pas celui qui parle avec ce dont il parle, j’entends le problème et j’écoute la personne qui le vit.

-  Derrière chaque question, il y a une interrogation.

-  Je ne perds pas de temps à m'interroger sur le pourquoi du comportement ou des conduites de l'autre, c'est-à-dire à tenter d'en chercher la raison. Je peux plus simplement les entendre comme des langages avec lesquels il tente, à sa façon, de dire ou de crier l’indicible ou l'insupportable. 

 

Dominique Geffroy , dominiquegeffroy@oser-com.com ou www.oser-com.com

 

EVENEMENTS : Jacques Salomé à Casablanca

Andrée Hadoumi, Magazine Santé + Maroc et Caroline Houlbert de Coccola invitent JACQUES SALOME, à Casablanca.

 

 

Conférence vendredi 26 avril en soirée : "De la rencontre amoureuse à la relation de couple"  

 

Tarif : 150 DHS soit 15 euros





Séminaire samedi 27 avril de 8h30 à 17h30

"Etre parents aujourd'hui pour des enfants qui seront les adultes de demain"

 

Séminaire dimanche 28 avril de 8h à 16h45

"Comment apprendre à vivre dans le respect de soi"

 

 

Tarif : 500 DHS/séminaire soit 50 euros


Lieu à préciser.
Contact : a.hadhoumi@arraha.ma ou caroline.houlbert@gmail.com

ESPACE ADHERENTS |LA METHODE ESPERE® en MOTS CROISES...

par Patricia Herraiz

 

tl_files/infolettre/02/infolettre5/mots croises pdf.jpg

 

 

1. Matérialise le droit à la parole.

2. Permet de définir ce qui est en jeu dans une relation. Permet à l’autre d’éviter les zones d’intolérance, et en fonction de son histoire, de son ressenti, de ses limites… de nourrir la relation en direction des attentes ou besoins

3. Démarche de recadrage et de clarification. Précise à celui à qui on s’adresse que c’est la personne d’aujourd’hui qui parle au nom d’une personne passée. Elle s’adresse à la personne du passé par l’intermédiaire de la personne du présent

4. Permet de déposer le "pas bon" que j’ai reçu, de l'autre.

5. C’est dire à l’autre ce que j’ai entendu.

6. Permet de représenter par un objet ou une personne, ce dont je veux parler.

7. Permet de stimuler l’inconscient, ils suscitent un éveil, une prise de conscience.

8. Acte pour se réconcilier avec soi même, dont voici les étapes principales : Je créer un objet symbolique pour mettre à l’extérieur, ce que je vis  et j’établis une relation avec lui. Je prends soin de cette relation.

9. Permet de visualiser la relation, lien qui relie les 2 interlocuteurs.

 

 

 

 tl_files/infolettre/02/motscroises1.png

 

tl_files/infolettre/02/motscroises2.png

 

 

[nbsp

 

 

JARDINER et VOYAGER... | Jacques Salomé en 2 vidéos

 

Jacques Salomé: un jardinier des relations humaines

Petit entretien magique avec la fée Vavélie.

Suite à la parution aux éditions J’Ai Lu le 14 octobre dernier du livre « Si je m’écoutais… je m’entendrais », écrit en collaboration avec Sylvie Galland, la fée Vavélie revient sur certaines notions : différence entre écouter et entendre, ordonner et interdire, injonctions sur les sentiments et ressentis, comment sortir des conditionnements… et invite Jacques Salomé à les clarifier.

 

 

 

Jacques Salomé au pays de l'amour

tl_files/infolettre/02/infolettre5/livre ok voyage de amour.png

 

Suite à la sortie de son livre "Voyage aux pays de l'amour", Jacques Salomé le présente en image.  

 

 


Revenir