Infolettre 06

Novembre 2014

ÉDITO | Ne poussez pas !

Chers lecteurs,

Bonjour,

 

Quelques saisons séparent la précédente infolettre de cette toute dernière-née.

Et pour cause, il m’a été très difficile au cours des mois écoulés de concilier ma vie de mère, de femme, de professionnelle et d’amoureuse…  J’ai ainsi donné priorité à mes engagements familiaux et professionnels au détriment de mes engagements associatifs. Depuis cette rentrée scolaire, grâce à la précieuse collaboration « internationale » de Âtma, au Québec, il m’est de nouveau possible de passer du projet d’infolettre à sa réalisation !

J’en profite pour remercier chaleureusement toutes les personnes qui contribuent d’une façon ou d’une autre à la construction et à la parution de ces infolettres.

 

Ce numéro d’automne célèbre la vie. L’Institut ESPERE vous l'offre comme une invitation à découvrir le dernier ouvrage de Jacques Salomé : Contes des petits riens et de tous les possibles, à retrouver des chroniques choisies du « jardinier des relations humaines », à parcourir une sélection d’ouvrages ludiques et humoristiques sur le thème de la grossesse et du rôle de parents. Enfin, et comme à chaque fois, cette nouvelle infolettre s’attache à mettre en avant des expériences, des témoignages et des clins d’œil autour et au cœur de la communication relationnelle.

 

Je vous en souhaite bonne lecture, au coin du premier feu, titillés par l’odeur de la châtaigne grillée et bercés peut-être par le chuchotement d’une averse encore timide…

Et surtout ne poussez pas…

Je vous dis qu’« Il y en aura pour tout le monde,

Des soleils et des ombres

Qui dansent une ronde.

Une ronde vagabonde

Qui embrasse le monde.

(…)

Alors oui, je vous le dis, ne poussez pas !

Laissez-vous aller, seulement aller, là, oui, venez, approchez ![1] »

Et partagez !

 

Caroline Houlbert de Coccola

31 octobre 2014



[1] Extrait de Jacques Salomé, « Ne poussez pas ! » in Lettres à l’intime de soi, Albin Michel.

 

Nous ne nous sommes pas concerté(e)s, je vous l’assure ! Chaque auteur(e) d’un article a adressé son texte à Caroline Houlbert de Coccola, – notre secrétaire adjointe, responsable de ce projet d’infolettre –, sans rien savoir de ce que les autres contributeurs avaient concocté de leur côté.

Consultée pour une ultime lecture de ce document avant sa mise en ligne, j’y ai vu en le parcourant d’une traite, – outre le thème de la vie qu’elle célèbre, comme le souligne Caroline dans son édito – un soyeux fil conducteur qui nous guide par divers chemins buissonniers vers les pays de l’enfance. Que les enfants et les ex-enfants que nous sommes, une fois devenus adultes, soient ici honorés comme il se doit, en se rappelant que le 20 de ce mois est consacré à l’international, aux droits de l’enfant !

Maryse Legrand, secrétaire de l’IEI

4 novembre 2014

 

CHRONIQUES DE JACQUES SALOMÉ | Ce que la vie m'a appris et autres chroniques

Une sélection de rubriques rédigées par Jacques Salomé pour le site de l'association Kiwi Organisation.

Ce que la vie m’a appris 

tl_files/infolettre/02/infolettre5/infolettre 6/presentation_la_vie_m__a_appris_m.jpg Ce que la vie m’apprend tous les jours, à chaque instant, ce que la vie m’a appris, surtout sur le tard de ma vie, c’est qu’elle était trop courte et qu’il fallait ne pas passer à coté d’elle. Que ma vie était précieuse, unique et qu’il fallait pas gaspiller ou maltraiter le temps de sa présence en moi. Ma vie m’a invité avec patience et ténacité de la vivre à pleine vie. C’est l’invitation que je fais à chacun, de vivre sa vie au plein du présent sans s’enfermer ou se paralyser dans la nostalgie du passé, sans fuir dans les errances d’un avenir hypothétique. Qu’il était possible d’inscrire chaque parcelle de vie dans l’éternité d’un instant. Lire la suite...

 

Donner encore et encore plus de vie à la Vie 

tl_files/infolettre/02/infolettre5/infolettre 6/plus_de_vie_a_la_vie_m.jpg Notre existence, (combien de fois ne l’ai-je répété depuis quelques années !) n’est qu’une succession de naissances. Naissances faites de rencontres et de séparations. Tout se passe comme si nous passions l’essentiel de notre vie, à créer de la Vie en nous et autour de nous. Ce qui est aussi une façon de se mettre au monde au travers de rencontres magiques, stimulantes et bienveillantes ou au contraire à nous épuiser dans des contacts et des échanges stériles et éprouvants. Lire la suite...

 

Trousse d’urgence pour des soins relationnels 

...entre enseignants et enseignés, quand une relation risque d’être blessée.

tl_files/infolettre/02/infolettre5/infolettre 6/presentation_trousse_de_secours_m.jpg Après un affrontement, lors d’un conflit ou suite à un échange un peu vif, nous pouvons blesser plus ou moins gravement une relation et surtout la personne qui est en face de nous. Cette personne peut aussi être nous, quand nous nous sentons meurtri par un mot, un geste ou un comportement qui n’est pas bon pour nous !

En ces circonstances, il peut être important de disposer d’une trousse d’urgence pour apaiser les premières blessures de façon à ne pas infecter davantage la relation, à laquelle parfois nous tenons. Cette trousse devrait contenir quelques éléments de premier secours. Lire la suite...

 

Pour un apprentissage des compétences relationnelles à l’école

tl_files/infolettre/02/infolettre5/infolettre 6/presentation_apprentissage_relationnel_m.jpg Le mouvement pour enseigner des communications plus vivantes à l’école, mouvement amorcé il y a quelques années et que j’ai soutenu avec la parution de plusieurs ouvrages, des stages et des conférences, semble aujourd’hui bien conscientisé. Les projets prennent de la consistance, de l’ampleur, il y a de plus en plus d’écoles (pas assez à mon  vif regret) qui ont su créer un programme pour favoriser chez l’enfant l’acquisition de compétences dans le domaine des relations et d’une communication sans violence. Compétences pour pouvoir mieux se confronter et s’intégrer à son entourage proche et moins proche. Ces programmes sont mis en œuvre dans des ateliers de parole, des groupes de partage, des « cours de vie relationnelle », des temps de rencontres et de mise en pratique de la Méthode ESPERE®, que j’ai initiée dans les années 1997. Lire la suite...

 

et bien d'autres chroniques de Jacques Salomé sur le site de l'association Kiwi Organisation.

ACTUALITÉS DU CA

Chers adhérents et futurs formateurs en cours de formation,

Depuis juin 2013, date du début de mon mandat comme présidente de l’IEI, plusieurs actions ont été menées à bien par le CA et ses membres. 

Une démarche de planification stratégique 2014-2017 a été mise en place à l’automne 2013 et nous poursuivons nos activités sous le signe de la communication afin de non seulement renforcer l’image positive, claire et homogène de la Méthode ESPERE® auprès de l’opinion publique et des institutions, mais aussi de contribuer à ce que la communication relationnelle soit reconnue en tant que matière à part entière dans les écoles, reprenant en cela à notre compte une utopie chère à Jacques Salomé.

Au cours de l’assemblée générale de l’IEI du 13 juin dernier ont été présentées des informations sur les activités des membres, ainsi que les projets en cours et à venir dont notre page Facebook qui nous permettra de pendre place sur les réseaux sociaux et de mettre en commun nos ressources et nos idées.

En la présence en pensée de Jacques Salomé, une supervision des membres adhérents de l'IEI a eu lieu en juin 2014, animée avec professionnalisme par l’équipe « internationale » des formateurs de formateurs. Merci à eux d'avoir assuré la prise en charge bénévole de cette supervision et merci à vous pour votre participation dynamique et les retours gratifiants dont vous nous avez témoignés à l'issue de cet évènement. Pour les adhérents n'ayant pu assister ni à l'AG ni à la supervision de juin 2014, nous attirons votre attention sur le fait que le nombre d'heures de supervision demandé est de 14 h par an et exclusivement en Méthode ESPERE®. En ce qui concerne les formateurs en cours de validation, le minimum exigé est de 6 jours par année. Ces supervisions ont pour objectif d’explorer nos savoir-faire et savoir-être, de reviister le corpus de la Méthode ESPERE® et de prendre du recul sur nos interventions et pratiques.

Une formation appelée « passerelle » est maintenant proposée aux formateurs ESPERE qui souhaitent devenir formateur de formateurs et qui répondent aux critères retenus par l’équipe actuelle de formateurs de formateurs qui a contribué à l'élaboration de ce projet. 

Enfin, le prochain colloque ESPERE aura lieu à Paris les 13 et 14 juin prochains, nous vous y invitons chaleureusement. Des compléments d’information vous seront transmis prochainement.

Je me joins aux membres du conseil d’administration pour vous souhaiter un automne relationnel riche en découvertes et en satisfactions.

 

Janine Fortin, présidente de l’Institut ESPERE International, octobre 2014

NOUVEAUX ADHÉRENTS | En 2014, bienvenue à...

Hélène Bégué

"Je suis Hélène Bégué,  je me suis formée auprès de Michelle Daumas (IFRECOM Nantes).

J’anime des cours de groupe en sophrologie, relaxation, à temps partiel. 

Depuis la validation en tant que formatrice en individuel et de groupe, pas à pas, j’ai fait chemin avec la Méthode ESPERE® dans la relation à soi, à l’autre, aux autres, au sein de la vie de famille.

Aujourd’hui, j’ai le goût d’animer des ateliers auprès des parents, des enfants, ainsi que dans le milieu scolaire. Je travaille à ce projet.

J’habite la région nantaise, je suis joignable au 06 84 48 51 24."

Hélène Bégué a été formée à la Méthode ESPERE® par IFRECOM, à Nantes (Michelle Daumas).

Josée Goulet

tl_files/infolettre/02/infolettre5/infolettre 6/Josee Goulet.jpg"Il y a parfois des situations qui vous bousculent et changent votre vie pour toujours. Le jour où j'ai rencontré Jacques Salomé, je n'ai pas tout compris. J'ai vécu d'abord beaucoup de résistance. Difficile pour mon intellect ces symbolisations, démarches symboliques, langage de l’inconscient et pourtant... Cette rencontre allait m’aiguillonner afin de déposer ce que je portais qui freinait le déploiement de ma vie et ainsi me permettre de retrouver cette liberté intérieure essentielle, si précieuse, qui crée l’harmonie avec soi et avec les autres. J’ai alors appris que la Vérité se love au cœur de l’inconscient et que la façon de lui permettre de se dire et d’être entendu tient essentiellement à parler la même langue que lui.

Par la même occasion, je découvrais une manière de communiquer avec des outils et des règles d’hygiène relationnelle pour entretenir des relations remplies de vitalité et de respect avec les gens que je côtoie. J’ai alors fondé l’École Mots et symboles, sa mission étant d’enseigner la communication relationnelle en offrant des cours, des ateliers, des conférences et des entretiens individuels pour apprendre à communiquer afin de vivre des relations saines et enrichissantes. Les enseignements prennent leurs racines dans les concepts de la Méthode ESPERE®, une communication qui ennoblit les relations entre les êtres humains."

Josée Goulet a été formée à la Méthode ESPERE® par Oser-Com, au Québec (Dominique Geffroy). 

 

TEXTE ORIGINAL | Une petite fille peut en cacher une autre !

Voici une histoire de symbolisation et de relation à soi  :


Une petite fille peut en cacher une autre ! 

Il y a un an, au cours de mon premier stage il m’a été proposé d’essayer de me relier à mon « enfant intérieur », puis de le dessiner.

Coup de panique ! Un tremblement de terre dans mes tripes.

Quel enfant intérieur ? Où ? Rien... je ne vois rien en moi.

Ou plutôt, si, je ressens comme une énorme faille... Mal à l’aise, je gribouille sur ma feuille quelque chose : ni un visage, ni un enfant, ni même une silhouette, mais une sorte de trait, de gauche à droite, ressemblant un peu au tracé d’un électrocardiogramme pris de folie, avec, au milieu, une chute vertigineuse.

En regardant mon dessin, je me suis sentie honteuse, anormale, différente. Cet « enfant intérieur » me faisait peur : je n’en voulais pas.

Plus tard, j’ai accepté d’entrer en relation avec cette partie de moi, au lieu de la renier. Avec des cailloux, des chiffons de la ficelle, des feutres, j’ai confectionné une poupée bancale et rebutante : elle symbolise « la petite fille abîmée » en moi.

J’ai eu beaucoup de difficultés à vivre avec elle car je la trouvais laide, dérangeante, encombrante. Je n’avais pas du tout envie de mien occuper. Il m’est même arrivé de la jeter à terre !

Et puis je l’ai reconnue, au lieu de la rejeter. Elle avait besoin de reconnaissance. J’ai vu que je ne lui avais pas dessiné de bouche - elle ne pouvait pas s’exprimer ! ni de nez - elle ne pouvait pas respirer. Elle était étranglée au cou, au ventre, aux mains et aux pieds. Ses yeux étaient toujours ouverts – elle ne pouvait pas dormir, aussi je lui ai fait une sorte de casquette en tissu, que j’abaissais sur son visage, en guise de paupières, pour la nuit. 

Un jour, en la regardant, je me suis sentie un peu émue : elle était pitoyable, mais attendrissante. Je l’ai tenue contre moi, comme un bébé. J’ai compris qu’elle avait besoin de soins, de protection et d’amour. Et avant tout, de repos. Son état était lamentable et elle était épuisée. Je devais m’en occuper, et je pouvais la remercier : elle avait fait beaucoup, et très longtemps, pour ma survie ! Je l’ai installée, dans un coin tranquille, où elle peut maintenant se reposer en sécurité.

Depuis que je l’ai faite « sortir de moi » en la symbolisant et en l’accueillant. J’ai changé. La femme que je suis a pris de la distance avec la « petite fille abîmée » qu’elle a été. Les deux ne se confondent plus. Notre relation n’est pas terminée mais nous avons déjà fait un bon parcours ensemble. Et l’autre jour - comme par hasard ! - j’ai été amenée à exprimer à nouveau mon « enfant intérieur ». Sur ma feuille, j’ai dessiné une petite fille plutôt sympa, avec un grand sourire, tenant dans une main un soleil et dans l’autre une fleur. Le repos de ma « poupée abîmée-symbolisation » a permis l’émergence d’une autre part de moi : un enfant intérieur ludique, créatif et vivant !


Charlotte A.

NOUVELLE PARUTION | Contes des petits riens et de tous les possibles...

Après : 

"tl_files/infolettre/02/infolettre5/infolettre 6/contes a guerir.jpgtl_files/infolettre/02/infolettre5/infolettre 6/contes a aimer.jpgtl_files/infolettre/02/infolettre5/infolettre 6/contes errances.jpg[

 

Jacques Salomé nous propose " Contes des petits riens et de tous les possibles... "

 

Dans ce livre tout en finesse, Jacques Salomé propose, aux enfants et aux anciens enfants que nous sommes tous, des contes qui nous relient à l'immensité d'un savoir universel, dont chacun d'entre nous est partie prenante, même si nous ne le savons pas toujours. Ces contes ont le pouvoir de nous éclairer sur quelques-uns des mystères de la condition humaine, nous donnant accès à une compréhension plus nuancée et plus authentique de notre histoire personnelle. 

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" Les contes ont tenu dans ma vie d'adulte autant de place que dans mon enfance, à tel point que j'en ai beaucoup écrit.

" Les contes ne parlent pas du monde de l'enfance, mais de l'enfance du monde ", dit Henri Gougaud, un des conteurs les plus extraordinaires qu'il m'ait été donné de lire et d'écouter.

Les contes remplissent une foultitude de fonctions, parfois conscientes mais surtout inconscientes. Par exemple, ils permettent de dire non seulement les désirs les plus fous, d'exprimer les sentiments les plus sublimes, mais aussi de parcourir quelques-uns des labyrinthes qui irriguent et nourrissent les désirs.

(...)

Alors oser lire des contes, en créer, en offrir ou accepter d'en recevoir me semble une démarche vivante pour nourrir une relation avec des proches et des moins proches. Pour stimuler des émerveillements, des découvertes et des partages avec les enfants et avec les ex-enfants que nous sommes tous. "

 

Extraits de la préface de Jacques Salomé pour son livre " Contes des petits riens et de tous les possibles ", Albin Michel, 2014.

 

 

ARTICLES | Journal de bord d’une ESPERienne

par Maryse Legrand, secrétaire de l’Institut ESPERE International

 

Je varierai les plaisirs cette fois, en mettant à l’honneur les images : des BD pour les adultes et des ouvrages pour les petits. Une sélection tout à fait subjective à l’attention des enfants et des ex-enfants, en rappelant cette belle définition donnée par Jacques Salomé dans La ferveur de vivre, Albin Michel, 2012, p. 48 :

« Non seulement nous venons du pays de notre enfance, mais nous restons habités par ce pays tout au long de notre vie. Nous portons en nous, à chaque instant, l’enfant que nous avons été. Cela ne nous infantilise pas pour autant mais nous vulnérabilise parfois et peut aussi, en même temps, nous protéger contre quelques-uns des excès et des outrances de l’âge adulte. Accepter l’enfant qui est en nous laisse au profond de notre être une part d’innocence, une parcelle de pureté qui, même trahie ou blessée, peut constituer un îlot de confiance, un ancrage d’espérance, un pôle de référence dans les pires moments de notre vie. »

  

 

Les BD de Mademoiselle Caroline 

 

Enceinte ! Ce n’est pas une mince affaire.

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 « Etre enceinte, ce n'est vraiment pas une mince affaire ! Avec tendresse, cynisme et humour,  Mademoiselle Caroline croque dans cette bande dessinée les neuf mois de grossesse que vivent  toutes les femmes attendant un heureux événement. Un épanouissement ? Pas sûr... Cela  ressemblerait plutôt une longue (très longue) maladie : les nausées, les envies pressantes à  tout bout de champ, la sensation d'être une grosse vache qui se traîne. Etre enceinte, c'est  aussi ne plus pouvoir boire de vin, manger de fromage, de charcuterie, de sushis, ne plus avoir le droit de caresser un chat ou un chien, etc. »

 25 août 2010, Editeur City

 

 

Maman quoi encore ?

tl_files/infolettre/02/infolettre5/infolettre 6/mamannn.png « Ça y est, vous êtes maman ! Vous êtes redevenue une femme normale... Ou presque. Avec  tendresse et humour, Mademoiselle Caroline croque dans cette BD les moments de bonheur,  mais aussi d'enfer que vivent toutes les mamans. Car ce n'est vraiment pas toujours une partie de plaisir ! II faut tenir le choc avec des enfants qui ne laissent pas une seconde de répit. Le petit dernier qui pleure toute la nuit et vous empêche de fermer l'œil, les maladies infantiles qui vous font mourir d'inquiétude, sans compter l'aîné qui refuse de manger et d'aller à l'école... Votre vie d'avant la maternité vous manque ? C'est normal : après neuf mois, vous en prenez  encore pour de longues années ! Des années d'un pur bonheur ! Si, si... »

 25 mai 2011, Editeur City

 

 

Promis je commence lundi. Le régime anti-régime de mademoiselle Caroline.

tl_files/infolettre/02/infolettre5/infolettre 6/je commence lundi.png « Combien de fois avez-vous dit « Promis, lundi je commence un régime » ? Combien de fois  avez-vous « oublié » de suivre une recommandation, du genre ne pas manger de pain dans un régime sans pain ? Combien de programmes diététiques avez-vous suivi, du Dukan à l'Okinawa en passant par le IG, l’hyper-protéiné ou le 100 % pommes ? Si vous avez suivi une foule de régimes, cette bande dessinée est faite pour vous. Mademoiselle Caroline croque avec beaucoup d'humour les manies et les travers de celles qui suivent des régimes, et tout le monde s'y reconnaît ! Avec l'aide d'une diététicienne professionnelle, en tant qu'ancienne « grosse » et pro des régimes, elle donne aussi quelques conseils avisés : vous perdrez cinq kilos rien qu'en lisant le livre ! Si, si... »

 27 mars 2013, Editeur City

 

 

Chute libre

tl_files/infolettre/02/infolettre5/infolettre 6/chute libre.png « Caroline plonge dans la dépression après la naissance de son premier enfant. Elle est happée  par cette maladie qui s’invite à trois reprises dans sa vie. Du protocole médicamenteux à la    rechute, elle apporte un témoignage pour déculpabiliser ceux qui sont tombés dedans et donner des clés de compréhension à l’entourage. Certains dessins ont été réalisés sur le vif à  l’époque de sa maladie. Troublant… »

18 septembre 2013, Delcourt Editeur

 

 

 

 

La petite philo de Mafalda. Ainsi va le Monde !

tl_files/infolettre/02/infolettre5/infolettre 6/ainsi va le monde.png Mafalda est une petite fille au fort caractère.

 « Les questions qui la préoccupent ce sont les ravages de la mondialisation, les inégalités, l’échec des hommes politiques, la guerre dans le monde et la dictature – la fameuse soupe que la fillette déteste plus que tout. Mafalda lit les journaux, écoute la radio et surveille de près la mappemonde. « Tu vois comme il est beau le monde ! » explique-t-elle à son nounours. « Eh bien, c’est parce que c’est une réplique, l’original est un désastre ! » (Marine de La  Moissonière, France Culture) 

 « Mafalda se pose beaucoup de questions. Beaucoup trop, ce qui ne manque pas d’exaspérer ses proches. Ceux-ci, souvent dépassés par la maturité de l’enfant, ne savent pas répondre à ses interrogations toujours plus nombreuses…

En 2014, Mafalda fête ses 50 ans ! Cette gamine à la tignasse brune, curieuse et avide de découvrir le monde, est devenue un emblème dans son pays d’origine, l’Argentine, mais aussi dans le monde entier ! En cinq décennies, elle aura marqué le monde de la bande dessinée grâce à son humour subtil et l’engagement contestataire de son auteur. À l’occasion de cet anniversaire exceptionnel, P’tit Glénat lance une série d’albums jeunesse pour faire partager aux tout-petits la philosophie et les initier aux grandes questions à travers le prisme de la petite héroïne intemporelle de Quino !

Ainsi, « La petite philo de Mafalda » comprendra 8 albums sur des thématiques universelles, dont les 4 premiers ont paru enanvier 2014.

Ainsi va le monde : Mafalda se sent concernée par le devenir de l’humanité alors que les adultes qui l’entourent ne se préoccupent que de choses futiles. Que faire de sa vie quand le monde ne tourne pas rond ? » (Présentation de l'éditeur, Glénat)

 

 

Dans l’ensemble, 17 octobre 2013,

tl_files/infolettre/02/infolettre5/infolettre 6/dans lensemble.pngEditions Les fourmis rouges (à partir de 1 an) 

L’auteure, Élisa Géhin s’est amusée à construire un répertoire d’ensembles, mêlant en vrac animaux, végétaux, objets et même extra-terrestres ! Classer ce joyeux chaos est jubilatoire, infini et donne à voir… l’ordre du monde ! En explorant le monde (de sa maison au quartier, du quartier à la ville), l’enfant grandit. Cet album intelligent, avec ses illustrations colorées et ses pages qui se déplient comme autant de surprises visuelles, est en phase avec le goût de la découverte des tout-petits et leur amour… du classement !

tl_files/infolettre/02/infolettre5/infolettre 6/personne.pngtl_files/infolettre/02/infolettre5/infolettre 6/foule.png

 

 

En t’attendant…

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Que voit la maman en attendant la naissance de son bébé ? C'est une belle question à laquelle  répond Emilie Vast dans ce très joli album tout en finesse. À lire avec son petit ou à offrir à une  jeune maman !

 

tl_files/infolettre/02/infolettre5/infolettre 6/interieur tattendant.pngEditeur Memo Eds, 25 janvier 2014

 

 

Maryse Legrand, 15/10/2014

 

 

AUTOUR DE LA MÉTHODE ESPERE® | Une présentation de la Méthode ESPERE® au Colloque de l'Association de médiation familiale du Québec à Montréal - Septembre 2014

par Nathalie Faure – formatrice en cours de validation à Québec - Bachelière en psychoéducation

Tous les médiateurs familiaux au Québec sont d'abord membres d'un ordre professionnel reconnu (notaire, avocat, travailleur social, conseiller d'orientation, psycho-éducateur...) et suivent une formation complémentaire pour devenir médiateurs.

En 2013 je commence à réseauter dans différents milieux entrepreneuriaux de Québec et je contacte des médiateurs familiaux pour voir les possibilités d'utiliser la Méthode ESPERE®. Nous sommes fin 2013.

Une notaire accréditée, Mme Imbeault, me parle du colloque de l'AMFQ. Elle fait partie du comité d'organisation et me propose d'envoyer un appel à proposition en 2014. Dans l'intervalle, elle me conseille d'aller voir les présentations qui sont déjà sur le site et m'invite à réfléchir à une présentation de base pour des professionnels.

En mars, je reçois l'appel à formations. Le thème de cette année est centré sur les jeunes et les familles recomposées. J'ai deux mois pour réfléchir au contenu. Le défi est de créer une conférence interactive d'une durée d'environ 3h avec 15 mn de pause, pour des gens qui ne connaissent pas du tout la Méthode ESPERE® et de leur donner des outils qu'ils pourront utiliser directement avec les familles à l'issue de la présentation. Je prépare quelques canevas structurés assortis d'un résumé informatif pour trois conférences. Le comité retient : la place du nouveau conjoint. Je peux commencer à monter la conférence, choisir les points importants et les moyens pédagogiques.

Voilà un thème parfait pour illustrer la complexité des relations lors d'une reconstitution familiale. Les écharpes relationnelles font leur effet : la démonstration de la relation de couple vs la relation parentale suscite l'intérêt. Lors d'une visualisation d'un couple séparé avec nouveau conjoint et enfants, il y avait tellement de relations à mettre en place que j'ai failli manquer d'écharpes... Mais il devenait facile de voir que le nouveau conjoint peut se sentir exclu, que les liens avec les enfants de l'autre sont à définir et qu'il ne remplacera jamais le parent dans la relation parentale.

Tout au long de la présentation, j’ai pu mettre en place quelques règles d'hygiène relationnelle, faire des rappels fréquents sur les points essentiels (la relation a deux bouts, parler en utilisant le JE) et même utiliser un exemple concret d'une participante pour l'aider à dénouer un problème difficile et trouver des pistes de solution grâce aux outils. Ce fut un beau moment.

 Après la conférence, le président de l'AMFQ s'est servi des outils de la Méthode ESPERE® appris le matin même, et a fait référence à la présentation dans son allocution. Oui, j'ai eu un moment de fierté. Et de bonheur. Car il me tenait à cœur de pouvoir diffuser ainsi la Méthode ESPERE® auprès de professionnels travaillant avec des familles en conflit. J'ai remis par la suite un résumé de la présentation : rappel des points et des outils démontrés ainsi qu’une bibliographie et webographie pour aller plus loin.

 

Un beau moment qui m'a permis d'apprendre de professionnels de tous horizons (Québec, Outaouais, certains de France et de Suisse) et de transmettre plus qu'une technique, une passion.

 

Nathalie Faure, Québec, octobre 2014  

 

ÉVÉNEMENTS | Colloque de l'Institut ESPERE International

Une date à retenir : 13 et 14 juin 2015 à Paris
Prochain colloque de l'Institut ESPERE International 
Lieu : Diaconesses - 18 rue du Sergent Bauchat - 75012


ESPACE ADHÉRENTS | Et si les comportements étaient des langages...

par Dominique Geffroy, formatrice en communication relationnelle selon la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé

 

La visite au Père Noël, un cadeau inattendu...

 

C'est l'histoire de ce petit garçon qui ne voulait pas rencontrer le Père Noël au centre commercial. Ses parents étaient déçus, ils se faisaient une telle joie de l'y amener. Pour la deuxième année ils tentaient, par tous les moyens, de le convaincre de venir faire la queue avec les autres enfants qui patiemment attendraient leur tour de monter sur les genoux du mythique personnage, sous les yeux attendris de leurs parents. NON, Michaël refusait obstinément de collaborer à ce projet si cher à papa et maman. Il ne voulait même pas leur « faire plaisir », anticiper qu'il recevrait un « beau cadeau », se faire prendre en photo pour « faire de belles cartes de Noël à envoyer à la famille », raconter à l'école « que lui aussi avait vu le Père-Noël », ni même aller ensuite dans « son restaurant préféré ». Décidément, rien n'y faisait. Ni papa, ni maman n'arrivaient à influencer notre «petit entêté» comme ils se plaisaient à le surnommer.

Un jour, il finit même par crier, tempêter pour affirmer haut et fort sa position de refus. On en parlait à qui voulait bien l'entendre... « je ne sais pas ce qu'il a encore cette année… », « il ne veut rien savoir, rien ne peut le faire changer d'avis », etc. On parlait sur lui encore plus que d'habitude. Comment un enfant de 5 ans pouvait ne pas désirer aller voir le Père-Noël ! Papa faillit le contraindre, lui jouer un tour en ne lui disant pas où ils iraient ce jour-là et le placer devant le fait accompli. Fort heureusement, maman, qui avait bien entendu que ce comportement était un langage, dissuada son mari de poursuivre dans cette direction. Elle l'invita plutôt à se mettre à l'écoute pour mieux entendre ce que cet enfant voulait dire en maintenant sa position avec vigueur.

« En quoi est-ce si important pour toi que Michaël aille voir le Père-Noël ? » lui demanda-t-elle.

Ses premières réponses décrivirent toute la féérie de l'évènement dont l'enfant se privait. Il continua à parler sur l'enfant et sur la situation jusqu'à ce que son épouse l'interrompe : « Toi, quand tu étais petit, comment c'était Noël ?». Un grand silence suivit. Sa compagne saisit alors très bien qu'il se passait quelque chose de grave, quelque chose qui le faisait retourner dans un passé profondément oublié. Elle distingua sur son visage des micro-vibrations, un peu de moiteur et une pâleur inhabituelle. Elle accueillit ce mouvement intérieur et resta silencieuse à côté de lui. Le moment était sacré.

D'une voix étouffée par les vagues d'une émotion encore inconnue d'elle, il réussit à prononcer quelques mots. « Tous les ans, mon père me promettait d'aller voir le Père-Noël, mais le jour venu »... silence, étranglement dans la voix... « Il me disait que le Père-Noël savait que je n'avais pas été assez sage pour mériter des cadeaux et qu'il valait mieux que nous n'y allions pas, que j'aurais honte devant tous les autres enfants car il le dirait. » Et c'est ainsi que cet ex-petit garçon ne put jamais rencontrer le Père-Noël du Centre commercial voisin.

Plus tard, Il apprit que son père, le grand-père de Michaël, désapprouvant la visite du Père Noël dans les centres commerciaux, avait trouvé ce stratagème pour décourager son fils d'aller le rencontrer. Il était fier de son idée et raconta cette anecdote des années durant lors des réunions familiales et amicales et en riait de plaisir. Chaque année, au fur et à mesure que les Noëls passaient, le papa de Michaël dut subir la narration de cette histoire, chacun y trouvant à rire et à plaisanter avec lui. Il enferma au plus profond de lui cette blessure d’humiliation.

Fidèle, Michael, du haut de ses 5 ans, à force de refus, avait réussi à ouvrir la boîte de Pandore... aidé de sa maman perspicace, il faut bien le dire.

 

Quel cadeau ce fut ! Et savez-vous ? Ce Noël-là fut bien différent des autres… vous vous en doutez !

 

Dominique Geffroy, dominiquegeffroy@oser-com.com ou  www.oser-com.com 

PARRAINEZ UN ENFANT RICHE... | Campagne contre la pauvreté relationnelle

Un petit mot de Julien Boisvert, réalisateur québécois : 

" Bonjour Monsieur Salomé et ses collaborateurs,

C'est pour vous mentionner que vos écrits ont beaucoup influencé notre campagne humanitaire contre la pauvreté relationnelle, qui s'appelle "Parrainez un enfant riche". Jetez un oeil sur cette vidéo fictive de trois minutes. Cela devrait vous interpeller... BEAUCOUP ! C'est garanti... Au plaisir ! "  

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