Infolettre 8 | Joyeux anniversaire !


ÉDITO | Joyeux anniversaire !

Jacques Salomé fête ses 80 ans !

Le texte qui suit rend hommage à l’homme, à ses travaux et à toute une vie consacrée à l’amélioration des relations.

Il a été écrit en mai 2013, à l’occasion du dernier colloque de l’Institut ESPERE International dédié à la vie-oeuvre de Jacques Salomé.

 

Il y a des moments où je voudrais te croire éternel

Tu connais l’évidence, le temps passe, c’est bien réel

Pour certains c’est la panique, le réveil anxieux

Quelle mouche me pique, c’est quoi être heureux ?

Toi, tu vis à contre sens des courants du sablier

Ces questions, tu y planches depuis des années

Toutes tes trajectoires ont été des leçons

Les embûches, les erreurs, tu les as prises telles qu’elles sont

Mais t’as jamais cessé de rêver, de croire qu’il était possible d’éveiller

L’enthousiasme d’être, de se nourrir de découvertes et de créer

On pourrait penser que tu es fou… que tu as des mirages plein les yeux

Moi j’ai des images, j’ai vu les écharpes danser, les miracles qui ont eu lieu…

 

Quel âge tu as ? Tes cheveux blancs donnent des repères, ton inspiration vivante, ta voix vibrante disent le contraire…

Beaucoup de choses sont dites sur toi : personnage public tu déchaînes les passions, fait tourner les têtes.

On t’a dit chaman ou griot… « voyant » comme Mme Irma… je te sais poète.

Ta boussole c’est le cœur… tu passes ton temps à jardiner pour nous apprendre à rajouter d’la vie aux années…

Faire pousser des fleurs même si on te dit que la terre est sèche, qu’il faut abandonner…

C’est immense… ça donne le vertige… Des années qu’tu voyages à faire qu’les gens pigent

Qu’il y a tant de possible en chacun, qu’une communication vivante pourrait être un projet commun,

Que s’aimer soi n’est pas une chimère, qu’il est possible de naître à nouveau sans l’aide de sa mère.

Transformée par le regard que tu poses comme une oreille qui devine,

Le « JE » que tu oses : c’est magique, j’étais canard, je suis devenue cygne !

Tu as l’art de rendre les choses évidentes, sans faire du quotidien une routine

Les mots tu les sèmes… comme des graines au fond, ou des flocons sur un buisson d’épines…

Pour toi c’est d’l’écologie, d’autres parlent d’une traversée du désert…

Je ne sais plus où sont mes certitudes, où je place mes repères.

Est-ce que tu te rends compte des vestiges qu’il me reste à creuser ?

Au milieu de toutes ces relations je ne sais même plus par laquelle commencer !

Bien oui, je mets en pratique ce que t’as enseigné, enfin j’essaie…

Il y a des hauts et puis des bas… j’apprends la responsabilisation, les messages je commence à les trier : cadeau, caca…

Je m’amuse comme une petite fille, c’est tout léger à l’intérieur de moi…

Mon soleil n’est plus jamais malade, il est juste fatigué parfois.

 

Pour moi c’est la révolution, je vois enfin le bleu du ciel,

J’ai placé toutes mes économies… propriétaire, dans une oasis relationnelle !

 

Te voir être, t’écouter transmettre, ça me fait prendre de l’altitude…

Des mots doux tu en reçois certainement à la pelle mais ça fait du bien de redire sa gratitude… d’avouer que la vie a du goût, qu’elle monte en décibels…

Elle est maintenant mélodie et sa vibration pourrait bien devenir fontaine

C’est l’onde des origines, aussi jaillissante qu’une femme qui devient sirène…

Jacques, je voudrais t’offrir un MERCI qui n’a pas encore été inventé

Mais parce qu’aujourd’hui est le premier jour de ma vie à venir, je sais que pour ça, il me reste l’éternité.

 

Caroline Houlbert de Coccola, secrétaire adjointe de l'Institut ESPERE International

CHRONIQUES DE JACQUES SALOMÉ | Il y a des rencontres magiques !

Jacques Salomé nous parle d'une des rencontres qui fut pour lui magique dans une chronique du magazine Clés.

Il y a des rencontres qui surgissent dans notre vie sans prévenir, des rencontres qui ont un caractère magique par la qualité de ce qu’elles révèlent, en nous ou chez l’autre. Il est des rencontres qui nous réveillent, qui nous appellent du plus profond de notre être, du plus lointain de notre histoire. Il est des rencontres qui vont éclairer d’une lumière féconde tout un parcours de vie, pour le transformer à jamais. Et parmi les rencontres qui furent pour moi les plus éblouissantes, les plus merveilleuses et aussi les plus interpellantes, il y a la rencontre avec la lecture. Comment dire l’impact des découvertes multiples et étonnantes avec chacun des livres qui ont jalonné mon existence depuis l’âge de mes sept ans.

Soixante-dix ans de lectures passionnées, d’émerveillements avec des pages et des pages lues et relues dans l’accueil d’un livre devenu ami. Rencontres avec des textes si sensibles qu’ils me donnaient le sentiment d’être plus intelligent.
Et d’autres si chargés de passions qu’ils me rendaient plus vivant, plus créatifs.
Rencontres avec des idées et des images qui ont éveillé mes sens et suscité en moi le goût de voyager jusqu’aux rires des étoiles.
Rencontres encore avec des mots si humains qu’ils m’ont fait rêver durablement, aux possibles d’un monde où l’amour et la tendresse seraient accueillis sans réserve.
Lire, c’est être accordé à la musique d’une phrase et parfois aussi amplifié par la résonance d’une voix unique, celle d’un auteur qui nous rejoint, au plus proche de notre vérité intime.
Lire peut devenir ainsi, une invitation à se respecter,à aller plus loin, plus près aussi de nos possibles.
Et puis il y a les rencontres plus rares et plus précieuses aussi avec des écrivains, je veux dire des écrivants qui m’ont réconcilié avec le meilleur de moi-même, qui ont apaisé mes errances et ont suscité en moi le goût pour une autre rencontre magique, celle de l’écriture.

Ecrire, c’est accepter d’entrer à cœur ouvert dans l’inattendu d’un mot, c’est cheminer dans le labyrinthe d’un récit, c’est vibrer dans l’émotion renouvelée d’une quête, c’est plonger dans une histoire qui dépassera la nôtre. C’est être appelé, interpellé, dynamisé vers l’inouï d’un lecteur inconnu, seulement imaginé qui devient en quelques pages un interlocuteur.
Je veux aussi honorer ceux par qui la lecture est popularisée, diffusée, offerte dans chaque ville ou village, je veux parler des  libraires, des bibliothèques publiques et autres, des cercles de lectures où des rencontres entre auteurs et lecteurs.
Les uns et les autres, à leur façon, ont su créer des temps et des espaces magiques pour susciter et agrandir le goût de lire. Des lieux qui savent nous rappeler, qu’un livre a toujours deux auteurs : celui qui l’écrit et celui qui le lit.

...et bien d'autres chroniques de Jacques Salomé sur le site de Clés.

ACTUALITÉS DU CA

Bien chers membres, futurs formateurs et en formation,

J’arrive d’une journée de supervision offerte aux formateurs et formateurs en cours de validation du Québec et je réalise encore une fois que ces moments d’approfondissement, de partage de nos ressources et d’agrandissement sont précieux tant pour les personnes qui y participent que pour le développement et la pérennité de la Méthode ESPERE® ! J’aimerais exprimer ma gratitude envers chacune et chacun pour le travail réalisé, pour les activités de diffusion et de rayonnement de la méthode. Je crois fermement que : « Ensemble, un petit quelque chose devient grandiose ».

La période de renouvellement des adhésions des membres et des inscriptions de formateur en cours de validation se termine. Cette période de l’année est toujours importante. Vous êtes les contributeurs essentiels de la vitalité de notre association et nous tentons de rendre cette étape la plus conviviale possible en simplifiant les processus. Nous invitons les membres à inscrire régulièrement leurs  propositions de formations, de conférences et de supervisions sur le site de l’Institut ESPERE International (IEI) et à inscrire le lien dans leurs publications.

La rubrique « Questions fréquentes » sera mise à jour prochainement sur notre site Internet. Vous y trouverez les réponses aux questions les plus souvent posées.

Pour des raisons de santé, Jacques Salomé s'est retiré du conseil d'administration de l'IEI le 9 mars dernier. Lors de cette assemblée, il a été nommé membre d’honneur à vie de l’IEI en reconnaissance de son travail exceptionnel à oeuvrer pour le déceloppement et le rayonnement de notre organisation.

La proposition de formation passerelle pour les formateurs qui souhaitent devenir formateurs de formateurs vous a été transmise et, bien que la formule permette d’autofinancer sa propre formation, peu de candidats ont présenté leurs candidatures. Surprenant, puisque plusieurs membres nous avaient exprimé des désirs en ce sens. Si certains formateurs souhaitent encore en profiter, il vous est toujours possible de nous contacter.

Bonne nouvelle, en date du 25 avril dernier, près de 2 000 personnes suivent notre page Facebook (1 850 mentions J’aime). Aidez-nous à nous faire connaître davantage en invitant vos contacts à rejoindre notre page ! Chaque semaine, des citations, des vidéos et des informations sont partagées sur l’IEI, ses formateurs et la Méthode ESPERE®. Participez en nous envoyant des informations à partager en lien avec la Méthode ESPERE® ! Certaines publications ont été diffusées auprès de près de 30 000 personnes, dont une a rejoint 52 200 personnes…

De plus, du côté des communications externes, un article présentant l’Institut ESPERE International et la Méthode ESPERE® a été publié dans la revue Soleil Levant, dans le même souffle que l’article publié par Jacques Salomé en mars dernier. 6 000 exemplaires ont été distribués. Une autre façon de nous faire connaître !

Nous travaillons activement à l’organisation de notre colloque 2015. Je vous rappelle son thème : « La Méthode ESPERE® pour qui, pour quoi et comment ? ». Nouveauté cette année, la possibilité d’assister à deux ateliers et un espace membre où vous pourrez y présenter vos documents, productions, etc. Vous y êtes tous et toutes conviés chaleureusement. Inscrivez-vous dès maintenant à la page dédiée sur notre site Internet. Vous pouvez également inviter des personnes intéressées par la Méthode ESPERE® à y participer. Pour ce faire, depuis votre compte, cliquez sur l'onglet « Inviter » et entrez autant d'adresses électroniques que de personnes à qui vous souhaitez envoyer une proposition d'inscription. Chacune d'elles recevra un mail sur lequel figurera un lien vers l'application qui lui permettra de s'inscrire directement.

Pour les membres, nous vous rappelons la tenue de notre assemblée générale ordinaire qui aura lieu la veille au soir du colloque, soit le vendredi 12 juin de 19 h 30 à 21 h 30. Lors de cette rencontre, nous procéderons à des élections pour renouveler au tiers notre conseil d’administration. Trois postes sont à pourvoir et tous les membres en règle sont invités à poser leur candidature. 

Enfin, nous poursuivons la gestion du quotidien : accueil de nouveaux membres et formateurs en cours de validation, réponses aux demandes diverses, relecture des mémoires des futurs formateurs, améliorations de notre site, stimulations des liens entre les membres, les formateurs en cours de validation, etc.

Nous vous souhaitons un beau printemps et vous attendons en grand nombre les 13 et 14 juin prochains à Paris.

 

Janine Fortin, présidente de l’Institut ESPERE International, 2 mai 2015

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TEXTE ORIGINAL |La vérité est un pays sans chemins

« La vérité est un pays sans chemins.

Il n'existe pas de sentier qui y conduise,

Ni de religion, ni de secte.

Tel est mon point de vue que je défends absolument,

Et inconditionnellement.

La vérité ne connaît pas de limites,

Elle ne peut être conditionnée,

Elle ne peut être atteinte par des voies prédéfinies,

Et ne peut donc pas non plus être organisée.

C'est pourquoi il ne faudrait pas fonder,

Des organisations, qui conduisent les hommes,

Sur un chemin particulier,

Ou, les obligent à l'emprunter.

Une fois que vous aurez compris cela,

Vous reconnaîtrez qu'il est totalement impossible,

D’organiser une croyance.

La croyance est une affaire strictement individuelle,

Et l’on ne peut, ni ne doit,

La forcer au sein d'une quelconque organisation... »

 

Jiddu Krishnamurti (1895-1986)

PARUTIONS | DES OUVRAGES À LIRE OU CONSULTER

Les séparations et les deuils, une source d'évolution - Du jumeau perdu aux pertes de notre existence de Lucien Essique aux éditions Dangles

Du premier au dernier souffle, notre vie n'est qu'une mutation. De la première fusion cellulaire à l'extinction de notre effervescence biologique, notre être va apprendre à vivre, à grandir, à ressentir, à aimer. Mais notre vie est jalonnée de pertes et de deuils. Cependant, ces séparations ne signifient pas l'oubli ; la mort ne se confond pas avec le néant, la vie ne s'arrête pas après un deuil. 

Lucien Essique, thérapeute, formateur et consultant en relations humaines, invite à un cheminement pour appréhender ces épreuves de rupture. Il propos des outils pour accomnpagner les différentes séparations et traverser les périodes de deuils. Au-delà des affres de la perte, des déchirues, il est possible de s'ouvrir à un nouvel horizon de paix, d'amour et d'énergie de vie.

Voir le site Internet : www.lucien-essique.fr

Je suis à l'est ! - Savant et autiste, un témoignage unique de Josef Schovanec aux Éditions Plon

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Le premier témoignage d’un autiste français qui a accepté de nous ouvrir les portes de son monde intérieur. Il livre ses réflexions sur les comportements des « responsables » médicaux, enseignants, psy de toutes sortes et politiques ... vus à partir de sa propore expérience. De quoi agrandir notre écoute et notre respect des différences... 

« Je vis avec l’autisme », écrit Josef Schovanec, soulignant ainsi ce qu’il considère plus comme une qualité que comme un handicap.

Ce voyageur passionné des civilisations anciennes maîtrise une dizaine de langues, est diplômé de Sciences Po et possède un doctorat en philosophie. Il récuse pourtant les attributs qu’on lui prête – ceux d’un autiste « génial » aux capacités intellectuelles extraordinaires – pour évoquer plutôt, avec beaucoup d’humour et de sensibilité, ces « petits » problèmes qui font le quotidien d’un autiste Asperger : les longues préparations nécessaires avant de prendre le métro ou de se rendre à un rendez-vous, l’angoisse qui l’étreint lorsque le téléphone sonne, la panique face au moindre imprévu, la difficulté à comprendre les codes sociaux et à nouer des relations amicales classiques, sa passion obsessionnelle pour les bibliothèques et les livres… Il revient aussi sur son parcours psychiatrique aberrant : faute de diagnostic posé, il a évité de peu l’internement !

L’autisme reste un sujet polémique dans le monde scientifique et associatif.

En savoir plus sur le livre

LIVRES ET ÉMISSIONS | Journal de bord d’une ESPERienne

par Maryse Legrand, secrétaire de l’Institut ESPERE International, 2 mai 2015

Ma sélection du moment du côté des citations, des livres et des documentaires :

CITATIONS

« Mieux vaut la plus petite lueur d’une chandelle que l’obscurité la plus complète. » (Jacques Salomé dans Apprivoise la tendresse, Éditions Jouvence, 1988, p. 77 et dans la version de luxe du même ouvrage publiée en hommage à toute l’œuvre de l’auteur en avril 2015, p. 101)

« Toutes les ténèbres du monde ne peuvent éteindre la flamme d’une seule petite bougie. » (Proverbe persan qui réconforte le photographe Reza, entendu dans l’émission Remède à la mélancolie, France Inter, 26/04/2015)

LIVRE

Le Voyant, Jérôme Garcin, Collection Blanche, Gallimard, janvier 2015

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« Le visage en sang, Jacques hurle : "Mes yeux ! Où sont mes yeux ?" Il vient de les perdre à jamais. En ce jour d'azur, de lilas et de muguet, il entre dans l'obscurité où seuls, désormais, les parfums, les sons et les formes auront des couleurs. »

« De son handicap il fit un privilège. »

Né en 1924, aveugle à huit ans, résistant à dix-sept, membre du mouvement Défense de la France, Jacques Lusseyran est arrêté en 1943 par la Gestapo, incarcéré à Fresnes puis déporté à Buchenwald. Libéré après un an et demi de captivité, il écrit Et la lumière fut et part enseigner la littérature aux États-Unis, où il devient « The Blind Hero of the French Resistance ». Il meurt, en 1971, dans un accident de voiture. Il avait quarante-sept ans. 

Écouter et voir la vidéo

DOCUMENTAIRES

L’un des films a été tourné dans le Nord de la France, l’autre dans le Sud. Tous deux nous ouvrent au monde singulier et énigmatique d’enfants en souffrance psychique. Ils nous sensibilisent à l’accompagnement personnalisé que leur proposent des équipes institutionnelles de professionnels engagés.

Deux documentaires admirables que je recommande vivement.Chacun d’eux est présenté dans un dossier complet qui en donne un premier aperçu. Il comporte une bande annonce, des interviews, des critiques de presse et des paroles de spectateurs.

À ciel ouvert de Mariana Otero, 2014

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Alysson observe son corps avec méfiance.

Evanne s’étourdit jusqu’à la chute.
Amina ne parvient pas à faire sortir les mots de sa bouche.

À la frontière franco-belge, existe un lieu hors du commun qui prend en charge ces enfants psychiquement et socialement en difficulté. Jour après jour, les adultes essaient de comprendre l’énigme que représente chacun d’eux et inventent, au cas par cas,  sans jamais rien leur imposer, des solutions qui les aideront à vivre apaisés. Au fil de leurs histoires, « À ciel ouvert » nous ouvre à leur vision singulière du monde. 

 

En savoir plus sur le documentaire

Les enfants de la rose verte de Bernard Richard, 2014 

tl_files/infolettre/08/Les enfants_de_la_rose_verte.jpgQui soigne-t-on, que soigne-t-on, comment ça soigne ? Comment communique-t-on avec des enfants qui ne parlent pas ou peu, qui semblent indifférents à la relation humaine quelle qu'elle soit ? Comment l’enfant autiste peut-il sortir de sa bulle ? Comment les parents vivent-ils la souffrance de leur enfant et la thérapie au long cours dont il bénéficie ?

Dans un hôpital de jour d’un secteur de pédopsychiatrie, nous avons filmé librement les enfants et leurs soignants dans leurs activités thérapeutiques et éducatives, ainsi que des parents.

Qu'est-ce que la psychothérapie institutionnelle ? Comment soigne-t-on en respectant la singularité de chaque enfant qui souffre d’autisme ? Les enfants, des parents et les soignants de la Rose Verte en témoignent.

AUTOUR DE LA MÉTHODE ESPERE® | Comment la symbolisation nous relie au vivant de la vie

par Dominique Geffroy, formatrice, conférencière et coach en communication relationnelle selon la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé

Comment la symbolisation nous relie au vivant de la vie

Je vous raconte ici l'histoire vraie d'une petite fille qui n'avait jamais eu de papa. Bien sûr, un géniteur l'avait conçue avec une femme qui elle, était devenue sa maman. Eh oui, il existe des géniteurs qui ne deviendront pas des papas Celui-ci avait disparu sans laisser de trace et c'est ainsi que la petite Léah n'avait qu'une maman, ce qui était déjà formidable !

Cette maman l'élevait avec beaucoup d'amour, mais en grandissant Léah découvrit qu'un papa, c'était important dans la vie d'une petite fille. Sa maman se trouva un compagnon qui vint vivre avec elles. Léah et lui s'apprivoisèrent mutuellement peu à peu car entre eux la relation était à bâtir. Elle s'attacha à cet homme qu'elle appela « papa » tant elle l'aimait. Il avait su offrir tout ce qu'une petite fille peut attendre d'un papa.... ou presque. Elle eut ainsi la joie de dire qu'elle aussi avait un papa, comme les autres enfants à l'école, même si sur les documents officiels il était noté « père inconnu ». 

Comme beaucoup de couples, celui-ci se disloqua un jour et Léah se retrouva seule avec sa maman. Par contre, cet homme qu'elle appelait « papa » était toujours aussi engagé dans son rôle, elle avait donc ses moments de visite tout comme les enfants de parents séparés.  Mais seulement une fin de semaine sur deux ce qui était nettement insuffisant pour eux et.... sur les papiers, les termes « née de père inconnu » demeuraient. Léah et son « papa » en étaient chagrinés car la loi ne permettait pas à ce dernier d'adopter officiellement Léah puisqu'il ne vivait plus avec sa maman. Ils avaient laissé passer le temps où cela aurait été possible prenant pour acquis qu'ils seraient éternellement ensemble. Malgré leurs demandes répétitives de se voir plus souvent, la maman de Léah refusait d'allonger la durée des séjours de sa fille chez son ex-conjoint. 

Léah aurait bien voulu voir écrit en toutes lettres le fait que cet homme, qui avait largement contribué à son bonheur, soit officiellement reconnu comme son papa.
Touchée par ce qu'ils vivaient, je leur proposais une démarche symbolique pour leur permettre de faire quelque chose pour eux tout en respectant la loi.

Comme tous deux avaient le grand désir qu'un jour il leur soit possible de procéder à l'adoption, ils choisirent, chacun de leur côté, un objet qui symbolisait ce désir. Léah opta pour une affiche qui représentait un papa et sa fille se tenant pas la main marchant sur un chemin, vus de dos. Elle la colla sur le mur de sa chambre. Elle put chaque jour la regarder et honorer ainsi son désir. Elle le célébrait en le montrant à ses amies avec fierté lorsqu'elle les recevait dans sa chambre. Son « papa », lui, tailla dans un morceau de bois deux silhouettes, un adulte et un enfant dont les jambes étaient reliées à la base de la branche. Il l'emmenait avec lui tous les jours au travail, le déposait sur son bureau et le ramenait tous les soirs pour le placer sur sa table de nuit. Cela apaisa beaucoup sa peine et il se mit à chérir son désir dans le secret de son cœur.

Sachant que les désirs ont surtout besoin d'être entendus et qu'ils ne seront pas forcément comblés, ils entreprirent une autre démarche symbolique.

Chacun de leur côté, ils réalisèrent, selon leurs talents respectifs, un acte d'adoption. C'est ainsi que l'on peut lire sur celui de Léah : « MOI, Léah, je reconnais que ML est mon père adoptif et je me reconnais comme étant sa fille adoptive. Je célèbre ainsi tout le temps, l'amour et la qualité de présence qu'il a investis dans notre relation depuis que j'ai un an. Je considère ML comme étant mon papa depuis que j'ai deux ans après nous être apprivoisés et adoptés dans nos cœurs. » Elle avait trouvé un papier de couleur bleue sur lequel elle avait écrit en lettres fantaisies avec son stylo à plume. Elle en fit des photocopies qu'elle glissa dans ses cartables à anneaux d'étudiante.

De son côté, ML rédigea son acte au sein duquel il se reconnaissait comme le père adoptif de Léah et qu'il la reconnaissait bien sûr comme sa fille adoptive. Il avait choisi de graver son texte sur une fine planche de bois afin de l'accrocher sur un mur de sa maison. Il voulait exposer aux regards cet acte symbolique pour en agrandir toute la portée.

Au terme de ces démarches, l'un et l'autre se sentirent enfin reliés au-delà de ce que les textes de loi leur imposaient. Et, chose curieuse, Léah s'aperçut qu'elle n'avait plus de migraines ! ML, lui, se sentit plus père que jamais, accompli dans ce rôle qu'il avait épousé quelques années auparavant.

J'ai su deux mois après la réalisation de ces démarches que  la maman de Léah accepta enfin que sa fille puisse vivre une semaine sur deux chez celui qu'elle avait adopté au plus profond de son cœur. 

Voir le site Internet: www.oser-com.com 

ÉVÉNEMENTS | Colloque de l'Institut ESPERE International

VIIIe colloque de l'Institut ESPERE International

La Méthode ESPERE® pour qui, pour quoi et comment ?

Dates : 13 et 14 juin 2015

Lieu : Diaconesses de Reuilly - 18 rue du Sergent Bauchat - 75012 Paris

Tarif : 110 

Réservez votre place dès maintenant sur notre site Internet

CONTER LA METHODE ESPERE® | Un cœur d’enfant pour SAPPELAVIE

par Corinne Cygler, formatrice de formateurs en communication relationnelle selon la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé

Un cœur d’enfant pour SAPPELAVIE

Il existe un village, vraiment pas très loin de chez nous.

Ses habitants, qu'on appelle les Zomosappiens, souffrent tous d'une maladie étrange et tellement ravageuse qu'elle contamine chacun dès sa naissance.

Qualifiée d'« énergitivore », cette maladie mange l'énergie de tous, hommes, femmes, enfants, animaux. C'est si contagieux que même la nature, arbres et fleurs réunis, est devenue triste et sans couleurs. Un gros nuage gris voile tout le village.

Les Zomosappiens sont très intelligents. Ils ont beaucoup étudié. Leur spécialité, c'est la logique et l’analyse. Ils savent COMPRENDRE. Pourquoi cette maladie ? Quelle en est la cause ? Où est le problème s'interrogent-ils ? Après avoir enquêté, sondé, cherché, fouillé chez tout le monde, tout finit par devenir clair. « On a trouvé ! », disent les Zomosappiens, « c'est un virus qui se nomme "la faute de lotre" ».

Pour enrayer le fléau, il faut en supprimer la cause, et donc s'attaquer à « lotre ».

Mais personne ne semble savoir qui est « lotre » !

Aussi, à force de chercher sans trouver, la maladie continue ses dégâts.

La famille KISSERIEN va être bannie du village car trop inculte.

La famille ILFODRÉ envoie ses enfants dire à tous ce qu'il doivent faire : « Il faudrait faire attention. Il faudrait être plus être parfait. Il faudrait  être fort. »

Chez la famille CULPA, ce n'est pas mieux : « Si tu avais découvert la maladie plus tôt, on n'en serait pas là ! Je te rappelle que ton fils est malade et que tu ne fais rien ! Si on en est là, c'est de ta faute ! »

Quant à la famille MENACHANT, son discours est le suivant : « Si ça continue, je vous laisse là et je m'en vais ! Débrouillez-vous ! De toutes façon, ça finira mal ! »

Le chef du village, KISSETOU ou KISSETOUF, je ne sais plus bien, s'arrache les cheveux de colère car personne ne veut l'écouter, lui qui sait tout.

Le village semble définitivement perdu, à moins que… il y ait une raison d'ESPERER…

Chez la famille VICTIMA, un enfant semble différent. Sa mère pleure toute la journée en s'adressant à son fils : « Nous sommes perdus, c'est bientôt la fin. Regarde dans quel état on est ! On ne s'en sortira pas, c'est trop dur ! »

Le petit garçon, lui, les yeux écarquillés et pleins de lumière, sourit. Simplement là, présent, il n'a vraiment pas l'air affecté.

La mère, très inquiète de cette « anormalité », décide de faire venir le chef KISSETOU pour qu'il étudie son fils. Celui-ci, suivi de tous les malades du village, c’est-à-dire tout le monde, se rue chez VICTIMA.

Et là, lui, qui d'habitude comprend tout, ne sait plus rien du tout : non seulement ce gamin parait en bonne santé, mais il rit joyeusement. Un comble à SAPPELAVIE !

Kissetou, vraiment perplexe, lui demande : « Peux-tu nous expliquer pourquoi tu n'es pas malade ? »

L'enfant sourit et répond : « Non, mais je peux te dire comment je fais pour ne pas être malade. D'abord, j’écoute mon cœur d’enfant, c’est ce qu’il y a de plus précieux, et puis j’ai en moi une graine d’énergie qui m'a aidé à me construire depuis ma naissance, qui m'accompagne à chaque instant et qui me fait vibrer. Alors, j’en prends soin, cela m’aide à me responsabiliser. C’est facile, quand je suis relié à ces sensations, je crée ce qui se vit en moi. Aussi, la maladie de la « faute de lotre », je n'y crois pas. »

« Mais ce cœur d’enfant, cette énergie, c'est quoi ? », questionne Kissétou agacé.

L'enfant lui montre alors sa boule d’énergie, une lumière arc-en-ciel qui jaillit du creux de ses mains, et lui en explique le fonctionnement. Il lui parle aussi de respect de lui-même et de la vie : « Je prends soin de moi, je ne rends pas l'autre responsable de ce qui m’arrive, je n'accuse, ne culpabilise ou dévalorise personne, et surtout j'accueille l'autre, dans sa différence. »

Étrange, ce langage inconnu dans la bouche d’un enfant. Le plus surprenant c'est que pendant cette conversation, tout le monde semble s’être apaisé.

« Et le cœur d’enfant, c’est quoi ? », rajoute Kissétou.

Les yeux du jeune garçon se mirent à pétiller : « C’est l’essence de chacun, une flamme éternelle, c’est la créativité naturelle, c’est la partie la plus sensible, la plus vraie, la plus authentique de chacun, c’est le grand trésor au coeur de ton cœur. »

Kissetou semble ahuri : « Et un adulte, il a aussi un cœur d’enfant ? »

« Bien sûr, c’est juste un diamant qui s’est endormi. Il suffit d’en prendre soin pour qu’il se réveille », répond l'enfant.

 Kissetou mit la main sur le cœur, apparemment il cherchait son trésor.

Depuis ce jour-là, chacun se mit à ESPERER. Dans les rues du village, on croisait des hommes et des femmes qui avaient la main posée sur le cœur : un premier soin. Un jeune garçon dit « cœur d’enfant, prendre soin ». Et tout se transforma ! Un regard qui change, un comportement qui se modifie et le village SAPPE LA VIE devient VIVE LA VIE !

Miracle : le gros nuage installé au-dessus du village depuis longtemps s'estompa pour faire place à un beau rayon de soleil !

C'est bien le début d'une énergie en marche ! 

Voir le site Internet : Ça créé la vie

DES FILMS ET DES RELATIONS | Love is all you need

Par Claire Richter, conseillère en communication relationnelle et formatrice à la Méthode ESPERE®

Certains films invitent au voyage de la Vie. À travers un scénario, des dialogues, des interprétations, nous amarrons pendant un instant à des ports inconnus, inédits, exotiques, étranges. L’occasion se présente alors de réfléchir et de se refléter, sur soi et sur la relation que nous proposons à l’autre et à nous-même. Certains films laissent un sourire sur notre visage et invitent au partage. Cette rubrique pour partager avec vous les films qui me touchent, m’interrogent et m’interpellent. Ceux que je relie à ma pratique d’homo esperus, sous le signe de l’optimisme et de la joie.

Love is all you need

Une rencontre. Un homme. Une femme. Rien de bien original, me direz-vous, et pourtant. Chaque rencontre est unique. Deux grands blessés de l’existence qui vivent en apnée, dans le déni de ce qu’ils ressentent, coupés de leurs émotions et de leurs ressentis.

Une rencontre assez cocasse à l’occasion d’un accident de voiture dans le parking de l’aéroport. Ils vont monter dans le même avion pour se rendre au même mariage, celui de leurs enfants. Lors du choc de l’accident la perruque que porte Madame glisse sur ses yeux, interrompant net la diatribe de Monsieur, gêné par la vue de ce crâne rasé, portant la marque au fer rouge du cancer. Les deux protagonistes transforment le mariage impossible de leurs enfants en une rencontre lumineuse, pleine de joie et de plaisir. Un vrai délice !

Et puisque ma grille de lecture d’homo esperus ne me quitte plus, je ne peux m’empêcher de saisir ces pépites, comme autant de pistes de réflexion, offertes au gré des rencontres et des séparations qui jalonnent notre Vie.

Ce qui m’interpelle : Philip après le décès de sa femme s’investit sans compter dans son entreprise, laissant son fils, Patrick, orphelin de mère et orphelin d’un père, absent, enfermé dans sa souffrance, incapable de répondre aux besoins relationnels de son enfant.

Quel aurait été le cheminement de Philip si son chemin avait croisé celui de la Méthode ESPERE® ?

Je me plais à imaginer qu’il aurait rencontré une praticienne ou un praticien qui l’aurait accompagné dans son travail de deuil. Dans un premier temps, il aurait conscientisé la violence reçue par la mort soudaine de sa femme (tuée dans un accident de voiture). Petit aparté, la rencontre a lieu lors d’un accident de voiture… surprenant n’est-ce pas ? Pour se faire il aurait choisi un objet, le plus en rapport possible avec la réalité, pour représenter cette violence, afin de ne pas la nier mais aussi pour s’approprier le pouvoir de ne pas se laisser envahir. Il aurait appris qu’il est possible d’entrer en relation avec cet objet, de lui faire une place dans son quotidien. Ensuite il aurait fait le point sur ses sentiments, ceux plutôt positifs à l’égard de la défunte au moment de la mort, mais aussi au niveau de leur histoire commune. Il aurait fait la même chose avec les sentiments plutôt négatifs. Après il aurait fait le point sur la qualité de la relation qu’ils avaient : tout le bon qui avait circulé entre eux mais aussi le mauvais reçu. Ce cheminement aurait bien sûr été plus ou moins long. Puis Philip aurait appris que bien souvent les mots ne suffisent pas, qu’il existe une démarche extrêmement puissante, celle de la restitution symbolique. Un jour peut-être il aurait restitué la violence reçue en déposant, par exemple, l’objet sur la tombe de la défunte. Il l’aurait accompagné d’une lettre et d’un autre objet symbolisant le « pas bon » reçu dans la relation, afin de ne plus le porter en lui. Enfin, il aurait surtout symbolisé l’amour qu’il ressentait encore pour sa femme. Et oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, ce n’est pas parce que la personne que nous aimons n’est plus là, que nous ne l’aimons plus. Alors suite à un deuil ou une séparation, il est possible de symboliser cet amour inemployé. Philipp aurait aussi appris que son projet de vie commune avec sa femme ne pourrait plus se réaliser. Le rêve de transmettre la Vie à nouveau, de vieillir ensemble, de faire le tour du monde, etc., ne pourrait plus jamais se réaliser. Il aurait alors symbolisé ce rêve de vie commune, il se le serait réapproprié pour, dans un second temps seulement, y renoncer. Je me plais à penser que cet homme aurait eu le courage de voir et de saisir les mains tendues vers lui et que son chemin aurait croisé celui de la Méthode ESPERE®.

Voir le site Internet : communication-to-go

RESTONS CONNECTÉS | Un blog pour diffuser la Méthode ESPERE®

Formée à la Méthode ESPERE®, Gaëlle Dupont se définit comme une formatrice en qualité relationnelle. Elle a créé le blog Qualité Relationnelle en avril 2014 dans le but de transmettre des outils simples et concrets pour favoriser la communication relationnelle avec son entourage.

De par sa formation initiale, Gaëlle a commencé sa vie professionnelle dans une agence de communication. Une spécialisation dans le développement durable la sensibilise aux questions d’éthique et de responsabilité aussi bien environnementale qu’individuelle et collective. Se pose alors la question du lien entre les belles idées et les valeurs sur lesquelles ses clients communiquent et leurs véritables mises en application dans le quotidien et dans les relations humaines. Une expérience qui lui a permis de prendre conscience qu’avant de vouloir changer le monde, il était nécessaire de pouvoir être en relation avec son entourage professionnel, familial, amical… tout en étant soi-même. 

Oser s’affirmer dans le respect de l’autre. Se responsabiliser à la juste mesure. Surmonter les obstacles dans la communication. Sortir du réactionnel pour entrer dans le relationnel. C’est ainsi que la communication relationnelle est entrée dans sa vie.

Voir le site Internet : Qualité relationnelle

HUMOUR ET PLAISIR |Le Temps du Départ

Parce qu'il savait les rencontrer pour de vrai, les vieillards, les malades et les mourants le passionnaient et lui apprenaient tellement qu'il devînt léger comme un papillon...

Parcours initiatique d'un jeune homme atypique, Le temps du départ invite le spectateur à visiter le monde de la maladie et de la fin de vie. En mêlant conte et théâtre, ce spectacle écrit et joué par Michel Babillot, loin de se complaire dans le morbide, fait très vite du personnage principal le guide tendre et extravagant de ce voyage insolite où tout, même le pire, finit par devenir source d'enseignement. 

Au fur et à mesure que le narrateur découvre ces êtres en souffrance dont il sait gagner la confiance par sa spontanéité, son humour et sa générosité, il prend conscience de lui-même, de ses forces et de ses failles et s'achemine doucement mais sûrement vers un autre regard, celui de l'homme qui a compris qu'au-delà des apparences cruelles, il y a toujours la vie, une vie infiniment belle et généreuse qui permet de garder intacte sa capacité à s'émerveiller.

Voir les informations sur le spectacle

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