Infolettre 9 | Pour que le dernier « E » de Méthode ESPERE® signifie ECOLE…


ÉDITO | Pour que le dernier « E » de Méthode ESPERE® signifie ECOLE…

Cette rentrée n’est pas comme les autres ! Non !

Une pétition surprenante circule sur le Web ! Une pétition adressée à Madame Najat Vallaud Belkacem, ministre de l’Education Nationale !

Une pétition soutenant la proposition de loi faite par Jacques Salomé visant à favoriser les relations humaines en milieu scolaire par l’apprentissage de la communication relationnelle dès l’école maternelle :

« [...] je vais tenter de dire mon vœu le plus fou, le plus précieux, le plus tenace. Celui que je voudrais voir se réaliser en priorité, très vite, se répandre comme un soleil de paix sur mon pays, sur les enfants de ce pays et peut-être sur l’ensemble de la planète. [...] Mon vœu le plus fou, et qui me semble de plus en plus réaliste, serait qu’on enseigne un jour la communication à l’école comme une matière à part entière. Dès la maternelle et dans le cursus scolaire, qu’on enseigne la communication relationnelle, celle qui serait susceptible de permettre à chaque être humain de se réconcilier avec le donner, le demander, le recevoir et le refuser qui sont à la base de tout échange en réciprocité. [...] Enseigner la communication à l’école comme une matière à part entière, au même titre que l’histoire, la géographie, les mathématiques, les langues ou la biologie, voilà mon vœu le plus fou et le plus présent en moi. » (Jacques Salomé dans Et si nous inventions notre vie, 2006)

Porté et poussé par l’utopie que la communication puisse être un jour enseignée à l’école comme une matière à part entière au même titre que les autres enseignements classiques, Jacques Salomé n’a jamais cessé d’œuvrer pour une éducation à la « conscientisation ».

Cette proposition de loi devrait ainsi pouvoir contribuer à la lutte contre les incivilités et les agressions en milieu scolaire dont sont victimes, aujourd’hui, trop d’élèves et de professeurs. Avec des enseignants spécialisés en communication, extérieurs à l’école, formés à la communication et aux relations humaines et/ou à la communication non-violente, Jacques Salomé et tous les signataires veulent la mise en place des outils et méthodes pédagogiques favorisant l’apprentissage de la communication relationnelle basée sur l’écoute, l’estime de soi, le respect d’autrui, la tolérance et l’ouverture aux autres.

Pour que le dernier « E » de ESPERE signifie ECOLE… pour que l’éducation soit enfin consacrée à la sauvegarde du respect de soi, des autres et de la vie sous toutes ces formes, pour que l’éducation offre à chaque enfant la possibilité d’entendre et d’amplifier l’éveil de ses possibles, de mieux reconnaître ses ressources et ses limites, d’identifier son vécu et ses sentiments et de pouvoir les exprimer et les partager…  pour que chaque enfant puisse bénéficier d’une éducation à la « conscientisation » pour oser se proposer et proposer des communications créatives et vivantes : soyez nombreux à signer cette pétition !

 

Caroline Houlbert de Coccola, secrétaire adjointe de l'Institut ESPERE International

ACTUALITÉS DU CA

Bien chers adhérents, futurs formateurs et en formation,

Quelques mots pour vous informer des travaux du CA depuis mars dernier et vous partager nos réalisations.

Colloque 2105 

 Une grande partie de nos énergies a été utilisée pour préparer notre colloque « La Méthode ESPERE®, pour qui, pour quoi et comment? » où se sont rencontrés quelques 125 participants de divers pays. Un beau succès ! Voici quelques commentaires :

« C'est une reliance indispensable pour moi ! J'y retrouve tous ceux que je ne peux pas voir souvent, je me nourris ! J'y trouve de l'énergie, du mieux-être, des ancrages, de la chaleur humaine, de la créativité, des échanges si riches ! J'en veux encore ! »

« Énergisant de voir tout ce qui se passe en Méthode ESPERE® au niveau national et international! »

« C’est un moment fédérateur des valeurs partagées, c’est précieux. »

« Nous devons avoir une base commune stable si nous voulons évoluer et le colloque permet de faire un point entre nous. »

« Le colloque insuffle de l’énergie, permet aux personnes de se retrouver et apporte des connaissances. »

« Cela m’encourage dans ma propre pratique et me redynamise. »

« Je remercie chaleureusement chaque membre du CA. Quel boulot d'organisation!!! J'ai passé un magnifique week-end. Les apports, la chaleur humaine et les émotions étaient au rendez-vous. UN GRAND MERCI. »

« Je repars avec des idées, des astuces intéressantes pour mes conférences ou formations et avec des coordonnées de personnes qui souhaitent former un réseau »

Assemblée générale

Le 12 juin a eu lieu  l’assemblée générale des adhérents. C’est un moment important puisque c’est lors de cette assemblée que les adhérents élisent les membres du conseil d’administration. C’est aussi un endroit pour recevoir des informations sur l’institut et discuter de certains points qui vous préoccupent.

À cette occasion, le conseil d’administration s’est enrichi d’une nouvelle administratrice, Anaïs Euverte. Membre de l’IEI depuis 2011, Anaïs est une passionnée des relations humaines et travaille dans la relation d’aide depuis environ 10 ans, après avoir d’abord fait des études universitaires de droit. Formée à la Méthode ESPERE®, elle transmet aujourd’hui ce qu’elle a appris à travers ses consultations et formations. Elle est très active sur le net et souhaitons utiliser ses diverses expertises lors des travaux du CA. Nous lui souhaitons la bienvenue.

Des outils pour l’action

Les membres adhérents recevront prochainement le document « Balises et repères principaux de la Méthode ESPERE® ». Ces textes ont été rassemblés par Jocelyne Brocco et revus par les formateurs de formateurs. Vous y retrouverez les concepts, règles d’hygiène relationnelle et outils d’après certains ouvrages de son fondateur selon références notées tout au long du document. Un outil précieux pour favoriser la cohésion dans nos pratiques.

Un « Socle commun du contenu de la formation de formateurs : apports théoriques propres à la Méthode ESPERE® » a également été produit par les formateurs de formateurs afin d’uniformiser la transmission de la Méthode ESPERE® et d’en assurer la pérennité. Maryse Legrand et Marie-Françoise Bonicel y ont participé. Ce document est réservé pour la formation de formateurs.

Communications internes 

Quelques actions en cours : mise au point de la base de données (actualisation); poursuite de l’Infolettre; identification d’un responsable des communications par pays pour cueillir les informations et les dynamiser (Équipe d’action); communication aux membres de la mission et des valeurs ainsi qu’une charte graphique; poursuite les travaux pour formaliser le cursus de formateur de formateurs; création et mise en place du règlement intérieur par le conseil de veille; suivis des mémoires et relectures; organisation d’une supervision biennale pour les adhérents; mise en place d’une rubrique dans le yahoo groupe « Saviez-vous que… »

Communications externes

Nous poursuivons l’administration d’une page Facebook que nous vous incitons à visiter.  Dans notre site internet, qui offre une visibilité aux actions et aux paroles des adhérents, nous avons modifié l’onglet Questions fréquentes, dans l’Espace membre, vous y trouverez des réponses à vos questionnements sur les inscriptions, entre autre. Une refonte du site est prévue pour 2016, nous vous invitons à nous faire part de vos commentaires d’amélioration.

En ce début de saison, nous invitons les membres adhérents à y inscrire leurs diverses activités. À titre d’information, pendant le mois d’août, le site a été consulté par 3385 utilisateurs (20% de nouveaux) qui ont regardé quatre pages pendant environ trois minutes. La création d’une base de données (photos, vidéos, publications on-line, parutions en presse) centralisée est en cours.

Supervision de formateurs

Nous profitons de cette infolettre pour réitérer notre demande de respecter l’engagement que vous avez pris en signant la charte de l’IEI à savoir celui de suivre minimalement 14 heures de supervision, que vous soyez formateurs de formateurs, formateurs ou accompagnants individuels. Comme vous le savez le temps de supervision est l'occasion de confronter sa pratique avec des pairs ou un formateur de formateurs afin de compléter, réajuster ses connaissances, de découvrir et de confronter des savoirs et des savoir-faire spécifiques à la ME®. Surveillez votre yahoo, vous recevrez sous peu une proposition de l’IEI pour participer à nos deux jours de supervision biennaux animés par l’équipe de formateurs de formateurs.

Et pour terminer

Soyez assurés que l’équipe du conseil d’administration met tout en œuvre pour le respect de la continuation et l’évolution de la Méthode ESPERE®  et que la mise en pratique de la méthode continue à guider nos actions.

Je vous partage un extrait du message de Jacques Salomé présenté lors de l’ouverture de récent colloque en juin dernier:

« …. Je vous souhaite

Que le meilleur vous porte de ses ailes

Que la lumière vous ouvre vos âmes

Que la créativité vous caresse à chaque instant

Afin de monter les marches solides du bien-être relationnel

Dans l’écoute présente, respectueuse que vous offrez à chaque personne

Et à chaque Soi que vous êtes… »

 

Je me joins au conseil d’administration pour vous souhaiter un bel automne à chacun et chacune.

 

Janine Fortin, présidente de l’Institut ESPERE International, 10 septembre 2015

tl_files/infolettre/infolettre 7/Icone FB.png

CHRONIQUES DE JACQUES SALOMÉ | Et si l’on réhabilitait les relations interpersonnelles au travail ?

Dans la revue Gestion éditée par HEC Montréal, Jacques Salomé nous parle de l'importance de la qualité des relations au travail afin d'intégrer un meilleur savoir-être, un savoir-créer plus dynamique et un savoir-devenir plus souple. Cela est possible bien sûr à condition que l’entreprise, qui est considérée comme un lieu de production, d’efficience et de rentabilité, devienne aussi un lieu de changement, voire de développement personnel, pour tous ses membres.

« D'entrée de jeu, il me paraît essentiel de rappeler quelques faits. Tout d’abord, le fait de travailler huit heures par jour, c’est vendre, chaque jour ouvrable, huit heures de sa vie! En outre, la question cruciale, malgré l’angoisse et les pressions liées à la crise économique, malgré les inquiétudes quotidiennes que beaucoup de personnes éprouvent pour boucler un budget familial ou personnel, n’est pas tant combien je vends ma vie, mais comment je la vends. Et nous la vendons toujours mal... Cela a le plus souvent des conséquences directes et indirectes, violentes et perverses sur notre vie intime. Nous savons de plus en plus que les maladies, les accidents, le passage à l’acte ou les violences plus latentes, plus diluées, plus diffuses telles que le mal-être, l’état dépressif, un manque de désir de vivre ou une perte d’énergie sont liées à l’impact des relations professionnelles sur notre existence. Avec des retombées plus ou moins pernicieuses sur notre vie de couple ou sur notre vie familiale.

La dimension du changement qu’il me semble le plus urgent de prendre en charge dans les organisations, c’est de réhabiliter un niveau de qualité dans les relations interpersonnelles, et par la même occasion de favoriser un positionnement plus clair des relations intrapersonnelles, soit les relations que chacun établit avec lui-même.

La valorisation des relations fonctionnelles
Ce qui reste privilégié et valorisé, dans le monde du travail, ce sont les relations fonctionnelles avec leurs particularités et les spécialisations très poussées selon la fonction, le poste qu’on occupe ou le rôle qui nous est attribué dans un organigramme. La plupart des formations et des perfectionnements proposés portent d’ailleurs sur l’amélioration de ces différents points.

Les relations fonctionnelles sont construites essentiellement autour du savoir (connaissances techniques et théoriques, possession et maîtrise de l’information) et du savoir-faire (apprentissage, habiletés, expériences et compétences techniques).

L'amélioration des relations interpersonnelles
La prise en compte d’une amélioration possible des relations interpersonnelles pourrait s’appuyer sur l’intégration d’un meilleur savoir-être, d’un savoir-créer plus dynamique et d’un savoir-devenir plus souple. Ces trois aspects ne peuvent se développer que si nous acceptons que l’entreprise, qui est considérée avant tout comme un lieu de production, d’efficience et de rentabilité, devienne aussi un lieu de transformation, de changement, voire de développement personnel, pour tous les individus qui la composent.

Autrement dit, la mutation à faire pourrait se baser sur le développement d’un principe écologique d’échanges et de stimulation. Pour cela, il faudrait créer dans l’entreprise des lieux et des temps de partage. Ce serait l’équivalent d’une oasis relationnelle où s’exprimeraient les interrogations, les doutes et le potentiel de chacun.

Actuellement, l’entreprise remplit sa mission sur la base d’un échange financier que je schématise ainsi : «J’achète votre force de production, qui me permet de rester vivante et performante, en échange d’un prix qui vous permet (à vous, salarié) de survivre aujourd’hui, sans garantie aucune pour l’avenir si les conditions extérieures (l’impact de la mondialisation) se modifient.»

Ce qui a fondamentalement changé ces dernières années, c’est que l’entreprise ne propose plus un lieu de référence et un cadre de travail stable. Elle ne donne plus en prime une sécurité, une espérance de croissance personnelle ou de réussite professionnelle à l’intérieur de sa propre structure. Elle accepte elle-même, implicitement, d’être transitoire et de se reconvertir… ailleurs, sous des cieux plus cléments pour le marché du travail.

Si nous considérons l’entreprise comme un organisme vivant, la sève nourricière de cet organisme ne peut être réduite, comme on le croit souvent, à la tâche produite ou aux résultats obtenus, mais à la qualité des communications interpersonnelles quotidiennes au travail. Si communiquer veut dire mettre en commun, c’est sur la nature de cette mise en commun qu’il faut s’interroger. »

Lire la suite

TEXTE ORIGINAL |Le jour où je me suis aimé pour de vrai

« Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle, n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grand plans, j’ai abandonné les méga – projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plaît et à mon rythme. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd’hui, j’ai découvert l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe. Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir, mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient un allié très précieux. Tout ceci est Savoir Vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter…. Du chaos naissent les étoiles. Aujourd’hui je sais que ca s’appelle… La Vie ! »

Kim McMillen

Charlie Chaplin aurait récité ce poème lors de son 70e anniversaire, le 16 avril 1959. Même s’il n’en est pas l’auteur, il en reste néanmoins celui qui l’a fait découvrir au grand public.

PARUTIONS | Des ouvrages à lire ou à consulter

Violence conjuguale : écouter et aided'Anaïs Euverte, TheBookEdition.com

Conçu à partir des expériences d'Anaïs Euverte en tant que juriste auprès des personnes victimes et formatrice auprès des professionnels, ce livre est destiné aux professionnels en contact avec du public (travailleurs sociaux, avocats, thérapeutes, personnel soignant…). Il propose une méthodologie concrète pour accompagner les victimes de violences conjugales avec humanité et efficacité.

Vous y trouverez :
- des informations sur le processus de la violence conjugale,
- une méthode d'écoute, de repérage et d'accompagnement des victimes,
- des informations juridiques et pratiques,
- le point sur les obligations des professionnels,
- une réflexion sur les freins et les limites des professionnels, avec des pistes pour les dépasser

Un guide à garder à portée de main, pour ne plus être démuni face aux victimes et accompagner ces femmes vers plus de liberté d'être.

Commander le livre

Voir le site Internet : www.lescheminsdelarelation.com

Journal de bord d’une ESPERienne

par Maryse Legrand, secrétaire de l’Institut ESPERE International, 13 septembre 2015

 

Fêter la littérature en cette rentrée. Ma sélection.

Un fil thématique relie plusieurs ouvrages que je vais présenter, à savoir le thème des relations parents-enfants ou enfants-parents : relation mère-fille (Christine Angot), relation père fils (Sorj Chalandon), relation à la famille élargie (Christophe Boltanski), relation aux parents dans le contexte du génocide Rwandais (Jean Hatzfeld).

C'est relation à soi-même qui est au coeur du livre d'Eric-Emmanuel Schmitt. Quant à celui de Florence Noiville il traite d'une forme de pathologie de l'amour.

Bonne lecture à vous si l'un ou l'autre de ces livres vous dit.

 tl_files/infolettre/09/1ere image ML.png

Photo France Culture, La grande table, 31/08/2015

 

Christine Angot, Un amour impossible, Flammarion

tl_files/infolettre/09/amour impossible.png Pierre et Rachel vivent une liaison courte mais intense à Châteauroux à la fin des années 1950.  Pierre, érudit, issu d’une famille bourgeoise, fascine Rachel, employée à la Sécurité sociale.  Refusant de l’épouser, il décide pourtant de lui faire un enfant, Christine, qu’il ne verra  qu’épisodiquement. Rachel n’apprend que plus tard qu’il la viole depuis des années. Le choc est  immense. Un sentiment de culpabilité larvé s’immisce progressivement entre la mère et la fille.

 Christine Angot entreprend ici de mettre à nu une relation des plus complexes, entre amour  inconditionnel pour la mère et ressentiment, dépeignant sans concession une guerre sociale  amoureuse et le parcours de cette femme, détruite par ce péché originel : la passion vouée à  l’homme qui aura finalement anéanti tous les repères qu’elle s’était construits. (4ème de couverture)

http://ma-rentree-litteraire.fr/extrait-un-amour-impossible/

http://www.franceculture.fr/emission-les-bonnes-feuilles-christine-angot-un-amour-impossible-2015-08-26

 

Christophe Boltanski, La cache, Stock

tl_files/infolettre/09/la cache.png

 « Nous avions peur. De tout, de rien, des autres, de nous-mêmes. De la petite comme de la grande  histoire. Deshonnêtes gens qui, selon les circonstances, peuvent se muer en criminels. De la  réversibilité des  hommes et de la vie. Du pire, car il est toujours sûr. Cette appréhension, ma  famille  me l’a  transmise très tôt, presque à la naissance.»

 Que se passe-t-il quand on tête au biberon à la fois le génie et les névroses d’une famille pas comme  les autres, les Boltanski ? Que se passe-t-il quand un grand-père qui se pensait bien français, mais  voilà la guerre qui arrive, doit se cacher des siens, chez lui, en plein Paris, dans un « entredeux »,  comme un clandestin ? Quel est l’héritage de la peur, mais aussi de l’excentricité, du talent et de la  liberté bohème ? Comment transmet-on le secret familial, le noyau d’ombre qui aurait pu tout engloutir ?

La Cache est le roman-vrai des Boltanski, une plongée dans les arcanes de la création, une éducation insolite « Rue-de-Grenelle », de la Seconde Guerre mondiale à aujourd’hui. Et la révélation d’un auteur.

http://www.editions-stock.fr/la-cache-0 

https://www.youtube.com/watch?v=zE7ex1NPnZ0 

 

Sorj Chalandon, Profession du père, Grasset

« Mon père a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d'une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu'en 1958. Un jour, il m'a dit que le General l'avait tl_files/infolettre/09/profession pere.pngtrahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m'a annoncé qu'il allait tuer de Gaulle. Et il m'a demandé de l'aider.

Je n'avais pas le choix.

C'était un ordre.

J'étais fier.

Mais j'avais peur aussi.

A 13 ans, c'est drôlement lourd un pistolet. »

http://www.myboox.fr/edito/video/interviews/interview-de-sorj-chalandon-propos-de-profession-du-pere-rentree-litteraire

http://www.franceculture.fr/emission-les-bonnes-feuilles-sorj-chalandon-profession-du-pere-2015-07-31

http://www.franceinter.fr/emission-making-of-sorj-chalandon

http://www.franceinter.fr/emission-boomerang-sorj-chalandon-profession-ecrivain

 

Jean Hatzfeld, Un papa de sang, Gallimard

tl_files/infolettre/09/papa de sang.pngJean Hatzfeld revient sur les collines de Nyamata, au bord de ses marais, vingt ans après le  génocide. Il donne la  
 parole ici non plus aux tueurs et aux rescapés dont les récits peuplaient ses précédents livres,  mais  à leurs enfants. Ils n’ont pas connu les machettes, mais ont grandi dans leur souvenir. Ils  s’appellent Idelphonse, Fabiola, Immaculée, Fabrice, sont lycéens, couturiers ou agriculteurs. Ils  partagent le génocide en héritage, mais pas du tout la même histoire familiale. Dans ces familles  décimées, certains ont grandi dans le silence et le mensonge, ont affronté les crachats sur le  chemin de l’école, d’autres ont été confrontés aux troubles de comportement de leurs parents,  à la houe sur une parcelle aride dès l’adolescence. Ils dansent ensemble, fréquentent les  mêmes cafés internet mais ne parviennent jamais à parler des fantômes qui ont hanté leur  enfance. Leurs récits à la première personne, au phrasé et au vocabulaire métaphorique si  particuliers, se mêlent aux chroniques de la vie de tous les jours sur les parcelles ou dans la grande rue. (4ème de couverture)

http://flipbook.cantook.net/?d=%2F%2Fwww.edenlivres.fr%2Fflipbook%2Fpublications%2F99654.js&oid=3&c=&m=&l=&r=&f=pdf

http://www.franceculture.fr/emission-les-bonnes-feuilles-jean-hatzfeld-un-papa-de-sang-2015-08-17

http://www.franceculture.fr/emission-tout-un-monde-jean-hatzfeld-correspondant-de-paix-2015-09-05

 

Toni Morrison, Délivrances, Christian Bourgois

Dans son onzième roman, qui se déroule à l'époque actuelle, Toni Morrison décrit sans concession des personnages longtemps prisonniers de leurs souvenirs et de leurs traumatismes.

tl_files/infolettre/09/delivrances.png Au centre du récit, une jeune femme qui se fait appeler Bride. La noirceur de sa peau lui  confère  une beauté hors norme. Au fil des ans et des rencontres, elle connaît doutes, succès et  atermoiements. Mais une fois délivrée du mensonge – à autrui ou elle-même - et du fardeau de  l'humiliation, elle saura, comme les autres, se reconstruire et envisager l'avenir avec sérénité.

 « Rusé, sauvage, et élégant... Toni Morrison distille des éléments de réalisme et  d'hyperréalisme  dans un chaos magique, tout en maintenant une atmosphère narrative  séductrice et poétique, voire  toxique... Une fois encore, Toni Morrison déploie une écriture  courageuse et sensuelle qui fait d'elle,  sans doute, la plus grande romancière contemporaine. »  Lisa Shea, Elle

 «  Toni Morrison ajoute une nouvelle pierre à l'édifice d'une œuvre [...] au sein de laquelle elle  ne cesse d'examiner, d'interroger les conflits et les changements culturels de notre époque.  Délivrances est incontestablement un nouveau chef-d’œuvre. » Jane Ciabattari, BBC (4ème de couverture) 

https://www.youtube.com/watch?v=HxdBbuU04h4 

 

Florence Noiville, L’illusion délirante d’être aimé, Stock

tl_files/infolettre/09/illusion delirante.png

 « Une évidence. Une évidence aussi tangible qu’une pierre au milieu d’un jardin : C. est persuadée  que je l’aime, que je l’ai toujours aimée. Comment puis-je faire semblant d’avoir oublié ? »

 L’illusion délirante d’être aimé est une maladie, chronique, dangereuse, et parfois mortelle,  nommée syndrome de Clérambault, car elle fut découverte par le célèbre psychiatre. C’est aussi un  roman implacable, un thriller des sentiments : l’histoire d’une obsession et d’une dépossession. Un  amour à perpétuité. Un amour qui ne peut que mal finir.

 Milan Kundera a dit de ce roman de Florence Noiville : « Ce que dévoile L’Illusion délirante d’être  aimé, c’est la présence aussi forte qu’inexplicable de l’amour dans la haine. » (4ème de couverture) 

 https://www.youtube.com/watch?v=04N5fqsnKUI 

 

Eric-Emmanuel Schmitt, La nuit de feu, Albin Michel

 « Je suis né deux fois, une fois à Lyon en 1960, une fois dans le Sahara en 1989. »

Une nuit peut changer une vie.

tl_files/infolettre/09/la nuit de feu.png À vingt-huit ans, Éric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée à pied dans le Sahara en 1989.  Parti athée, il en reviendra croyant, dix jours plus tard.

 Loin de ses repères, il découvre une vie réduite à la simplicité, noue des liens avec les Touareg.  Mais il va se perdre dans les immenses étendues du Hoggar pendant une trentaine d’heures, sans  rien à boire ou à manger, ignorant où il est et si on le retrouvera. Cette nuit-là, sous les étoiles si  proches, alors qu’il s’attend à frissonner d’angoisse, une force immense fond sur lui, le rassure,  l’éclaire et le conseille.

 Cette nuit de feu ainsi que Pascal nommait sa nuit mystique va le changer à jamais. Qu’est-il arrivé ? Qu’a-t-il entendu ? Que faire d’une irruption aussi brutale et surprenante quand on est un philosophe formé à l’agnosticisme ?

Dans ce livre où l'aventure se double d’un immense voyage intérieur, Éric-Emmanuel Schmitt nous dévoile pour la première fois son intimité spirituelle et sentimentale, montrant comment sa vie entière, d’homme autant que d’écrivain, découle de cet instant miraculeux. (4ème de couverture)

Maryse Legrand


AUTOUR DE LA MÉTHODE ESPERE® | Le courage d'être soi...

par Stéphane Faure, formateur en cours de validation par l'Institut ESPERE International au Québec

Le courage d'être soi… Un pas vers la liberté d'être dans mes relations 

Parmi mes souvenirs, il y en a un que j’affectionne particulièrement.

Je le chéris parce qu’il me ramène à cette matinée où je me suis dit : « Oui ! ».

Un oui qui sonnait comme: « Oui, c’est ça, je vais faire quelque chose pour moi ».

J’ai donc suivi un élan intérieur à m’inscrire à la formation en communication relationnelle selon la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé, et par ce choix, j’ai osé un pas vers le courage… Le Courage d’être moi. 

Bien sûr il ne s’agit pas d’un courage vengeur, héroïque ou vainqueur. J’y vois plutôt le courage d’un accueil bienveillant, parfois douloureux, teinté de résistance, parsemé de luttes intérieures, mais toujours coloré de sincérité. Un regard sur soi qui sollicite à la fois les parts d’ombres et de lumière de son être.

Un courage sans cesse renouvelé, toujours en mouvance, qui nous invite à plus de vigilance, de présence dans nos relations aux autres et à nous-mêmes.

Je ne peux pas ne pas être en relation. Aussi infime soit-elle je suis toujours au moins en relation avec une personne :   moi !

Aussi, que ce soit en couple, en équipe, en famille, je serai toujours l’auteur de mes relations et même si je ne suis pas toujours responsable de ce qui m’arrive, je peux toujours me demander: « que puis-je faire avec ce qui m’arrive » ?

Comment dès lors devenir acteur, co-auteur de mes relations et de ma vie pour plus de fluidité, de respect,       d’harmonie ?… Peut-être en ayant le courage d’être moi !

Lieu d'intervention : www.oser-com.com 

Le contacter : sfaure@axion.ca

ÉVÉNEMENTS | Supervision pour les formateurs et praticiens ESPERE

Supervision offerte aux formateurs et praticiens ESPERE adhérents de l'IEI

Dates : 28-29 mai ou 11-12 juin 2016

Organisée tous les deux ans, cette supervision est animée par l'équipe des formateurs de formateurs ESPERE. C'est une occasion unique et stimulante d’échanger sur nos pratiques, de mettre en commun nos expériences respectives et nos questionnements autour de la Méthode ESPERE®. Cela permet également de mieux nous connaître et de créer des liens, favorisant ainsi cohésion et cohérence dans la diffusion de cette approche, tant au niveau de ses contenus que de sa méthodologie. 

Surveillez l'invitation que vous recevrez très bientôt !

CONTER LA METHODE ESPERE® | La croisée des chemins

par Françoise R-Pparticipante aux ateliers en communication relationnelle selon la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé

La croisée des chemins

Il était une fois. Comme tous les contes, le mien pourrait commencer de cette façon. Mais, non, le début ne sera pas ainsi.

Napitou était une dame de 48 ans. Elle approchait rapidement de ses 49. Assise, au fond de sa tanière, elle méditait sur la vie, sur sa vie. Sur cette « putain de vie » comme elle disait. Mais que cette vie était triste. Depuis l’âge de 8 ans, sa vie était noire, entourée de maladie, de morts, de tristesse, de pleurs.

Napitou ne voulait pas paraître cette personne et elle donnait à son entourage l’impression d’être heureuse, riant pour un rien, racontant des blagues à tout vent. Mais au fond d’elle-même, elle traînait depuis des années un énorme mal-vivre. Mourir, rejoindre ceux qu’elle aimait et qui l’avaient quittée, quitter cette « putain de vie », c’était là son souhait.

Tout à coup, alors qu’elle était dans ses pensées, elle entend une petite voix qui lui parle.

- Bonjour, Napitou, es-tu là ?

- Oui, bonjour, mais qui es tu toi ? Tu parles bien doucement, je t’entends à peine.

- Je m’appelle Carcinome et depuis 3 ans, je suis ton ami et tu ne me vois pas et ne m’entends pas.

- Carcinome ?

- Oui c’est cela Carcinome. En 2001, déjà j’ai voulu te dire que j’étais là mais tu ne m’as ni écouté ni entendu.

- Mais Carcinome, avec un nom pareil tu ne peux pas être un ami.

- Mais si, je suis ton ami et je guide ta vie depuis 3 ans. Tu voulais mourir, je suis venu pour te conduire sur ce chemin. J’ai déjà voulu te dire, à l’époque que tu pouvais faire un choix, mais tu n’as rien entendu alors je suis resté près de toi et j’ai continué à vivre et à grandir en toi.

Tout à coup Napitou réalise que cette voix n’est pas toute douce mais au contraire, qu’elle est bien forte et bien audible.

- Carcinome, aujourd’hui je t’entends mieux.

- Oui, tu m’entends mieux parce que je suis plus important et plus méchant.

- Voudrais-tu dire que tout en étant mon ami tu peux être méchant ?

- Oui tout à fait puisque tu veux mourir, il faudra que je devienne méchant et j’ai déjà commencé très fort. Par contre, aujourd’hui, je t’ai amené à la croisée de deux routes, observes les et choisis celle que tu veux suivre.

Sur ces paroles, Napitou réagit. Mourir. Mais elle ne veut pas mourir. Elle tourne la tête et observe la vie. Sur le chemin de gauche, c’est le noir, l’ombre, la pluie, la tristesse. Par contre, à droite, elle aperçoit un soleil qui brille, une route large et magnifique, la mer, les bateaux, le bleu, Que c’est joli!

- Dis-moi Carcinome, cette route à droite, elle n’existait pas, je ne l’avais jamais vue avant aujourd’hui.

- Mais si, elle était là, près de toi, mais tu ne la voyais pas, tu refusais de la voir. Tu ne voyais que le noir. Le bleu t’éblouissait et tu préférais rester dans l’obscurité, ne broyer que du noir, ne pas voir que la vie pouvait être jolie.

- Aujourd’hui je réalise que je suis passée à côté de beaucoup de choses et je sais enfin quel chemin je vais prendre. Ce chemin noir, et sombre je vais le laisser derrière moi et partir vers la beauté et la joie.

- Voilà une très bonne décision Napitou. Parfois cela sera dur, très dur. Ce magnifique chemin veut bien te recevoir mais il va falloir que tu chasses de ton corps toute cette laideur qui était en toi. Tu n’as pas été gentille avec la vie, alors maintenant il va falloir que tu apprennes petit à petit à voir qu’elle est là. Peut être cela va te sembler très dur d’aller vers elle mais tu y arriveras.

- Merci Carcinome. Tu m’as demandé de faire un choix. Je l’ai fait, je t’ai entendu. Aujourd’hui je n’ai plus besoin de toi pour continuer mon chemin.

- Oui, tu vas continuer seule et je serai encore près de toi un certain temps. Je vais me faire tout petit, puis disparaître, mais cela sera long car j’ai beaucoup grandi depuis 3 ans. Mais n’oublie pas, Napitou, je serai prêt à ressurgir si tu oublies que la vie est belle.

 P.-S. : Carcinome est le nom d’une tumeur cancéreuse et Napitou, un surnom de mon enfance.

Tiré du site Internet : Communiquons-ESPERE

DES FILMS ET DES RELATIONS | Don Jon

Par Claire Richter, conseillère en communication relationnelle et formatrice à la Méthode ESPERE®

Certains films invitent au voyage de la Vie. À travers un scénario, des dialogues, des interprétations, nous amarrons pendant un instant à des ports inconnus, inédits, exotiques, étranges. L’occasion se présente alors de réfléchir sur soi et sur la relation que nous proposons à l’autre et à nous-même. Certains films laissent un sourire sur notre visage et invitent au partage. Cette rubrique pour partager avec vous les films qui me touchent, m’interrogent et m’interpellent. Ceux que je relie à ma pratique d’homo esperus.

Don Jon

tl_files/infolettre/09/DON-JON-Affiche-France.jpgIl était une fois un beau gosse d’une vingtaine d’années, baptisé « Don Jon » par ses amis, en référence aux compétences séductrices de Don Juan. Malgré son succès auprès de la gent féminine qu’il séduit avec succès dans les boîtes de nuit et les relations sexuelles qui en découlent, Jon affirme que « le sexe d’une femme ne lui suffit pas ». Il s’adonne donc plusieurs fois par jour à une autre de ses activités préférées, la masturbation devant des films pornographiques.

Si ses samedis sont consacrés aux « amis » et aux rencontres sexuelles, les dimanches eux, sont dédiés à la famille, qu’il rejoint pour la messe. Après s’être confessé de ses pratiques sexuelles, il déjeune avec son père, sa mère et sa soeur puis se rend à son club de sport où il pratique la musculation au rythme des Ave Maria, requis par le prêtre en échange de l’absolution de ses péchés.

Ce rythme immuable est perturbé le jour où il rencontre la très voluptueuse Barbara, qui est aussi la première à refuser ses avances. Prenant conscience qu’il est miné par une profonde insatisfaction, il décide d’y remédier en essayant quelque chose de nouveau : conquérir cette femme qui ne quitte plus son esprit.

Ce film est une vraie belle surprise et propose tout un florilège de scènes, décrivant finement le contexte anti-relationnel dans lequel Johnny évolue, ainsi que les raisons de son addiction. Il s’achève sur une rencontre exceptionnelle qui engendre la métamorphose du personnage principal…je ne vous en dit pas plus.

Chaussant mes lunettes d’homo esperus, j’ai très envie de vous parler des scènes qui m’ont le plus amusée et éblouie.

  • La table familiale

Les déjeuners dominicaux chez les parents sont le théâtre d’échanges impossibles entre un père qui vocifère des conseils censés êtres bienveillants à son fils tout en ayant le regard rivé sur la télévision et plus précisément le match de foot qu’il suit avec passion, le tout sur un fond sonore tonitruant qui rend toute écoute physiquement impossible. La sœur de Jon, elle, se consacre exclusivement à l’usage de son Smartphone, mais nous réserve une magnifique intervention. La mère, quant à elle, désespère de devenir grand-mère, dépose généreusement cette attente sur son fils et ne se prive pas de lui faire savoir sur un mode légèrement culpabilisant. Vous trouverez donc dans ces scènes tous les ingrédients du système SAPPE, à savoir : injonctions, menaces, dévalorisations, culpabilisations et chantage par pression morale ou affective. Le tout nappé de bonne volonté et d’une chaleureuse convivialité. Un vrai régal ! Comme quoi, il est possible d’aimer les membres de sa famille et d’entretenir avec eux des relations énergétivores.

  • Barbara ou le pseudo-amour

Scarlett Johansson, qui incarne le personnage de Barbara, est tout simplement divine et dispose naturellement de tous les atouts susceptibles de faire tourner la tête de notre héros. La relation amoureuse qu’elle va lui proposer en revanche n’est rien d’autre qu’un pseudo amour et plus précisément un amour de besoin. Son besoin de trouver un compagnon répondant à tous les critères cueillis au gré des films romantiques qu’elle affectionne tant. Elle va donc dicter à Jon ce qu’il doit faire ou ne pas faire pour coller à  son idéal à elle. Comme quoi, il est possible d’aimer son partenaire tout en acceptant une relation terroriste.

  • Une vraie rencontre amoureuse

Esther est la seule personne à proposer à Johnny une relation basée sur le non jugement, l’écoute, le respect et la bienveillance. Cette femme délicate, différente, capable de discernement, plus âgée que lui, agace notre héros par ses prises de contact, ses questions, puis par un cadeau vraiment atypique, du moins dans un premier temps. Elle sait lui poser des questions justes, déroutantes, de celles qui ébranlent nos certitudes quand nous acceptons de les entendre et nous poussent à ouvrir d’autres portes, à choisir d’autres chemins. C’est aussi le seul personnage capable de parler de soi à l’autre et non sur l’autre. Avec elle, Jon change d’univers et découvre le bonheur d’une relation saine. Cette relation merveilleuse que je souhaite à chacun et chacune de vivre un jour incarne la phrase suivante extraite du livre de Jacques Salomé, « Pour ne plus vivre sur la planète TAIRE » ; « Le seul enjeu réel d’une relation, c’est d’en sortir plus beau et plus vivant ». Comme quoi il est possible de vivre une relation amoureuse où l’on se relie au meilleur de soi et au positif de l’autre sans se laisser polluer par le négatif potentiellement présent en chacun.

Voir le site Internet : communication-to-go

RESTONS CONNECTÉS | AmaneSer

tl_files/infolettre/09/Anniversaire.jpgFormatrice à la Méthode ESPERE®, Cati Calin travaille au Centre AmaneSer qui organise les formations de formateurs en Roumanie. Elle a écrit des articles au fil des ans qu’elle partage sur son infolettre et sa page Facebook. Voici le début du premier article de promotion de la Méthode ESPERE® : « Aujourd’hui nous t’offrons un des moyens afin de réussir à  « dépolluer » tes relations et élever l’énergie qui est nécessaire dans ta vie, par l’intermédiaire de la Méthode ESPERE®. Nous souhaitons tous avoir des relations harmonieuses, créatives, ainsi que communiquer de manière efficace. Cependant, nous ne le réussissons pas toujours. » Pour chaque article, Cati Calin réalise un dessin représentatif de la partie de la Méthode ESPERE® qu’elle illustre, avec deux personnages principaux, « MOI » et « L’autre », qui découvrent la communication relationnelle et améliorent leur relation. Une fête a été organisée au Centre AmaneSer pour fêter le premier anniversaire de ces personnages. 

Voir le site Internet : AmaneSer

Voir la page Facebook : Centre AmaneSer

HUMOUR ET PLAISIR | La chanson ESPERE

Dominique Demaria, formatrice à la Méthode ESPERE®, a développé une pratique plus spécifiquement tournée vers un public d’adolescents et de parents au sein de la structure Espace Santé Jeunes à Gennevilliers. Intervenant auprès de personnes d’origines culturelles, sociales et économiques différentes, transmettre la Méthode ESPERE® en tenant compte des pratiques culturelles et des croyances différentes la passionne.  

Co-auteure de « Grandir dans l'ombre d'un parent alcoolique », Dominique Demaria anime également des conférences sur la thématique de son livre, mais aussi des activités de sensibilisation auprès de différentes structures (lieux de garde d'enfants, médecins du monde, écoles d'éduc, enseignants…). Elle écrit régulièrement des articles qu’elle aborde sous « l’angle ESPERE » dans la revue Non Violence Actualités. 

Ici, elle nous partage « La chanson ESPERE » qu’elle a écrite sur une mélodie de Richard Cocciante pour un concours d'écriture lors d’un des derniers colloques de l’Institut ESPERE International. Son originalité lui a valu de remporter le premier prix. 

tl_files/infolettre/09/La chanson ESPERE.png


Pour la contacter : dossourire@wanadoo.fr

Revenir