Je viens de toutes mes enfances

Couverture du livre de Jacques Salomé Nouveau. Le petit dernier. Aux éditions Albin Michel. Chez votre libraire préféré depuis le 1er octobre 2009. Présentation de l'ouvrage par son auteur, sur France 2 lors de l'émission Thé ou café, dimanche 16 octobre 2009 (vidéo)

"Quand on demandait à ma grand-mère d'où elle venait, elle répondait, après un infime temps d'hésitation : "Je viens du pays de mon enfance".
Oserais-je dire aujourd'hui que mes enfances viennent de plusieurs pays


qui se sont aimés ou haïs, rapprochés ou éloignés, associés ou combattus aux rythmes de mes découvertes ?
Que mes enfances ont des sources visibles et d'autres plus secrètes dont je découvre sur le dernier versant de ma vie l'importance, les influences si nécessaires, la générosité si pleine, la ferveur jamais épuisée.

(Quatrième de couverture et p. 17-18)

Dans ce récit jubilatoire, Jacques Salomé raconte une part inédite de sa vie, celle de son enfance pauvre dans les bas quartiers humides et nauséabonds du bord de la Garonne à Toulouse dans les années 30. Enfant d’une fille-mère, femme de ménage, il ne cache rien de la misère profonde dans laquelle ils se débattaient, ni de l’intense joie dans laquelle vivait leur petit monde d’éclopés
de l’existence. Jeux d’enfants inventifs, car démunis de tout, luttes des bandes rivales, premiers
émois amoureux, découverte salvatrice de la lecture avec les Pardaillan, mensonges et trahisons,
souvenirs d’école et d’enfant de choeur (le petit Jacques pillait sans vergogne le tronc de son
église sous le joli prétexte que cet argent était destiné aux pauvres, donc à lui…), tristesses et
malheurs d’une enfance incroyablement vivace jusqu’au choc de la séparation due à la maladie,
une tuberculose osseuse qui l’envoie à dix ans dans un sanatorium des Pyrénées où il se
retrouve plâtré quatre ans durant des chevilles au cou. Cet épisode douloureux et fécond (il y lit
toute la bibliothèque !) marque son entrée dans l’adolescence et la fin de ce livre chaleureux,
écrit d’une plume picaresque, vive et jubilatoire.

(Dossier de presse, Chantal Mamou-Mani)

Présentation de cet ouvrage par son auteur, le dimanche 16 octobre dans l'émission Thé ou café sur France 2.

 
   

A qui ferais-je de la peine si j'étais moi-même ?

 

Couverture livre Jacques Salomé : A qui ferais-je de la peine si j'étais moi-mêmeComment renoncer à nos autosaboteurs. Les Editions de l'Homme Octobre 2008

Dans cet ouvrage dense, argumenté, nourri de nombreux exemples puisés au quotidien de notre vie relationnelle et dans lesquels chacun pourra se reconnaître, Jacques Salomé une fois de plus, nous interpelle au plus vif de nous-mêmes.

Il nous rappelle combien nous sommes d'une créativité extraordinaire, d'une habileté incroyable, d'une ténacité exemplaire pour produire et entretenir des autosaboteurs qui nous conduisent à dire ou à faire ce que justement nous ne souhaitons pas. Car la fonction la plus évidente des autosaboteurs est de nous entraîner à produire des comportements, à prononcer des paroles, à nous engager ou à nous lancer dans des projets qui ne correspondent pas du tout à nos aspirations réelles, à notre être profond.
C'est en les reconnaissant, en les apprivoisant et surtout en recherchant à quel moment de notre histoire, dans quelle relation significative et surtout avec quel enjeu caché ils sont entrés dans notre existence que nous pourrons nous en llibérer, lâcher prise sur leur remprise et accéder ainsi au meilleur de nous-mêmes, à plus de créativité et surtout à cette liberté d'être qui donne du goût à la vie.

A qui aurais-je peur de faire de la peine si j'osais être moi-même ?
si je prenais le risque de me sentir bien ?
de réussir ? de grandir ? de me détacher ?
Vers qui dois-je faire la preuve que je suis autre ou différent de ce qu l'on veut ou l'on attend de moi ?
C'est en tentant de répondre à ces questions que j'ai beaucoup appris sur moi.

Jacques Salomé (quatrième de couverture de l'ouvrage)

Aimer c'est plus que vivre

 

Couverture du livre Jacques Salomé Aimer c'est plus que vivreTextes poétiques de Jacques Salomé et illustrations calligraphiques de Lassaâd Métoui, Editions Trédaniel, octobre 2008

Quelques extraits... : Diaporama Powerpoint à télécharger


Nous le savons depuis toujours, l'amour est au coeur de la vie, c'est la sève ardente de l'existence. Ce que nous savons moins c'est que pour aimer, pour pouvoir offrir de l'amour, encore faut-il accepter de s'aimer. De s'aimer sans complaisance, dans le respect la tolérance et la bienveillance...

En proposant 336 pensées (nous n'avons pas oublié les années bissextiles), avec 366 calligraphies de Lassaâd Métoui, autour du ravissement et de la difficulté d'aimer, nous avons pensé à baliser ainsi les jours pour tous les amoureux de l'amour et pour ceux qui savent au profond d'eux-mêmes, qu'aimer c'est plus que vivre.
Jacques Salomé (quatrième de couverture)

Les paroles d'amour

Couverture du livre Jacques Salomé, Les paroles d'AmourNouvelle édition, novembre 2008, de cet ouvrage paru précédemment en 2005. Poèmes de Jacques Salomé et photos de Florence Mouraux.


J'ai tente de rassembler quelques cris, 
quelques élans de l'âme, de traduire
les mouvemnts du coeur, les envolées
et aussi les pudeurs du corps,
avec des mots de tous les jours, partagés
au risque d'une écoute, amplifiés
du possible d'un entendre et d'un recevoir.
Chacun de ces textes est à lire, à dire
ou à murmurer pour Un qui pourrait être vous.
Osez les offrir aussi pour les agrandir 
jusqu'aux rêves des étoiles.

Jacques Salomé, p 9

Jacques Salomé et la Méthode ESPERE®

Couverture livre Jacques Salomé et la péthode ESPEREVivre le mieux-être, par Béatrice Bonfis, Laurent Saadoun et Anthony Pouilly, Editions de boeck, septembre 2008

Présenter l'œuvre du psychosociologie Jacques Salomé, répartie sur quelque 45 ouvrages et 30 années de travail, tel est le challenge que se sont donné deux chercheurs et enseignants
de l'Institut d'Etudes politiques d'Aix en Provence et un journaliste.
Profondément interpelés par les travaux de ce formateur, passionnés par leurs découvertes et soucieux non seulement d'en transmettre l'essentiel mais d'en faire aussi une analyse critique, ils proposent dans ce livre, des rapprochements, des concordances et des complémentarités entre la Méthode ESPERE® et les grands courants psychologiques, philosophiques, pédagogiques contemporains qui irriguent aujourd'hui les sciences de l'éducation.
Ce travail passionnant,écrit dans une langue riche et souple, avec de multiples références tant à l'oeuvre de Jacques Salomé qu'à celle de beaucoup d'autres, est une invitation à se familiariser avec une approche novatrice de la communication qui devrait intéresser autant les enseignants, les formateurs en relations humaines (psychologues, thérapeutes individuels ou de couple, gestionnaires en ressources humaines...) que les parents et toute personne désireuse d'améliorer se communication, d'en comprendre les enjeux et les non-dits. (quatrième de couverture)

Contes d'errances Contes d'espérance

Couverture du livre : Contes d'errances, contes d'esperanceJacques Salomé
Janvier 2007 Parution Albin Michel

Magazine Signes et Sens du mois de mai 2007 page 92
Gilbert Roux, psychopédagogue, vous livre son coup de cœur.

Vous aimez lire ? 
Ce qui fait de Jacques Salomé un auteur et un conférencier
incontournable, c’est bien qu’il possède la faculté de raconter des choses qui font directement écho en chacun. Dans la lignée des ses «Contes à guérir, contes à grandir » et de ses «Contes à aimer, contes à s’aimer », il nous offre avec «Contes d’errances, contes d’espérance» le troisième volet d’une trilogie qui a pour sens la transmission de l’indicible. 

Écrit dans un langage simple, à la portée de tous, ces 55 contes représentent pour moi, nous dit l’auteur, l’essentiel de mes découvertes et de mes enthousiasmes. C’est en effet à une rencontre, chaque fois unique, à laquelle Jacques Salomé nous convie. Derrière Le conte de l’enfant qui avait tenté de s’opposer à sa mère se cache ainsi le témoignage d’un homme de soixante ans découvrant les raisons pour lesquelles il a eu jusqu’ici aussi peur des femmes. Au fil des pages, l’écrivain insiste sur la nécessité vitale d’une prise de conscience des blocages du passé qui nous empêchent d’exister ici et maintenant. Dans Le conte de la méduse qui n’arrivait pas à être heureuse, on peut lire: Au pays des méduses, tout changement commence par une démarche de nettoyage du passé, qui va permettre de libérer des énergies, a fin de pouvoir affronter ensuite les difficultés du problème qui les meurtrit...Nous retrouvons de façon récurrente l’enfant qui veut faire plaisir à ses parents, cet enfant qui inverse les rôles comme certaines petites lucioles: J’en connais beaucoup, témoigne l’auteur, de ces petites lucioles courageuses qui prennent sur elles, très tôt dans leur enfance et tout au long de leur vie, la mission de protéger leur parents... 

Le lecteur trouvera dans chacune de ces histoires, subtilement agrémentées par les illustrations de Dominique de Mestral, un savant dosage de conseils pour une communication de qualité, alliés à un style poétique dans lequel la tendresse est toujours au rendez-vous. Fidèle à lui-même, Jacques Salomé décline en les symbolisant sa théorie sur le terrorisme relationnel. Il insiste inlassablement sur la nécessité de mettre des mots sur les situations conflictuelles a fin que celles-ci ne se transforment en maux. La pensée de l’auteur est toute entière synthétisée dans ce livre où l’art du conteur transparaît à chaque page. Un art qui sait sublimer nos errances, mais surtout qui nous offre un cadeau sans pareil: l’espérance...

Et si nous inventions notre vie

Courverture du livre : Et si nous inventions notre vie ?Jacques Salomé
Janvier 2006 Editions Le Relié

En même temps que sort en librairie le dernier livre de Jacques Salomé, publié aux Editions Le Relié, le précédant succès de l’auteur, paru chez le même éditeur en 1999 : « Le courage d’être soi », va poursuivre sa carrière au-delà de nos frontières.
Il est traduit en allemand avec une préface du célèbre psychologue américain, Marshall Rosenberg, initiateur de la « Communication non-violente ».

Dans ce document, je me propose de présenter brièvement le dernier livre de Jacques Salomé. Puis en deuxième partie, la préface traduite en français de Marshall Rosenberg pour la traduction allemande du « Courage d’être soi » (réalisée par Claire Richter et Maryse Legrand).

« Oser sa vie c’est prendre le risque de se mettre au monde en permanence. »
Jacques Salomé

Sortie en librairie le 30 janvier 2006
Le dernier livre de Jacques Salomé vient de paraître aux Éditions du Relié, avec pour titre : « Et si nous inventions notre vie ? »
En quatrième de couverture il est présenté de la façon suivante :

« En phase avec les brûlantes interrogations actuelles, Jacques Salomé répond, avec son expérience de la vie, aux attentes et aux questions de ses lectrices et lecteurs sur les problèmes existentiels qu’ils se posent aujourd'hui.

Un livre de réflexions utiles pour notre évolution intérieure et notre mieux-être qui reprend les chroniques de l’auteur publiées pendant une dizaine d’années dans le magazine Psychologies.

Se mettre au monde
Tous ces inconnus qui nous habitent
Développer son intuition
Il y a des paroles qui soignent
Les vraies demandes d’un enfant
Des chemins à trouver vers la sagesse »

etc.

Quelques extraits choisis de « Et si nous inventions notre vie ? »

Agrandir la vie (18)
« Dans de nombreux échanges, la partie la plus pauvre et la plus maltraitée de la communication sera l’écoute. C’est souvent ce qui manque le plus dans un échange, c’est aussi notre demande la plus importante : être écouté et entendu. Je rappelle que communiquer, c’est avoir la capacité et la liberté de pouvoir (se) dire, écouter, entendre et ne pas nécessairement tout dire (savoir se préserver une intimité).
Savoir écouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu’un. D’une certaine façon, c’est lui dire : « Je t’entends, je t’accueille, je t’accepte comme tu es. Tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là. Je suis disponible à ta présence. »


Portrait de Marshall RosenbergCi-dessous, en français, la préface de Marshall Rosenberg, psychologue américain. Elle est un formidable coup de pouce pour introduire la traduction en allemand du livre de Jacques Salomé « Le courage d’être soi » et prolonger la vie de ce livre au-delà de nos frontières.

« C’est gratifiant de savoir que des personnes capables de générosité et d’altruisme de par le monde, tentent à leur façon de faire de notre terre un endroit où les besoins de tout un chacun puissent être comblés en donnant par compassion. Je suis plein d´espoir quand je reçois la confirmation que le réseau de la “Communication non-violente” que j´ai mis en place, est en harmonie avec d´autres mouvements, tendant eux aussi à apprendre aux gens comment utiliser le langage d´une façon non violente et comment vivre tous ensemble d’une manière qui contribue à créer un monde plus pacifique. Il est important (à mes yeux) que les personnes travaillant dans ce but aient connaissance de ces développements.

Jacques Salomé a mis en place un réseau de communication et de relation grâce à sa méthode pédagogique, la Méthode ESPERE, principalement connue dans les pays francophones. C’est un réseau à travers lequel il initie les humains à une manière sensible et compatissante d’être en relation et de communiquer les uns avec les autres dans tous les domaines de la vie quotidienne et sous une forme qui est en harmonie avec la « Communication non-violente »

Je crois qu’il serait sage de relier les différents réseaux existants afin de découvrir comment nous pouvons nous soutenir les uns les autres en synergie.
La traduction en allemand du livre de Jacques Salomé “Le courage d´être soi”, dans lequel il expose et explique les fondements et les bases de sa méthode pédagogique en s’appuyant sur ses propres expériences de vie, me semble être un chemin utile pour permettre une connexion entre les différents réseaux qui existent sur notre planète.

Nous avons besoin de tout le soutien possible pour générer un changement de paradigme dans notre société fondée sur un mythe datant de 8000 ans qui se transmet de génération en génération : le mythe selon lequel pour assurer la survie de notre terre, les forces actuelles du mal doivent être détruites par les forces du bien, ces dernières étant définies et légitimées par les autorités au pouvoir.
Cette philosophie de la vie cautionne le recours à la violence à des fins prétendues justifiées et elle est soutenue et transmise à chacun d´entre nous ainsi qu´à nos enfants par le biais des institutions éducatives, culturelles et religieuses. En terme de « Communication non-violente », ce que Jacques Salomé décrit sous l’abréviation « Système SAPPE » correspond à ce que nous définissions comme un langage aliénant pour la vie et incitateur de violence. Les approches de communication proposées par Jacques Salomé et par moi-même pour permettre d´abandonner l´usage de ce type de langage ont des points focaux différents mais sont similaires dans leur origine.
La posture-clé commune à ces deux approches passe par la nécessité de prendre la responsabilité de son propre développement personnel et spirituel. Le principe sous-jacent est que nous servions la vie en nous responsabilisant, de sorte que tous les êtres vivant sur la terre puissent (apprendre à) satisfaire leurs besoins.

Je pense qu´il est utile et bénéfique de prendre connaissance de la méthode de communication et de développement personnel de Jacques Salomé en lisant « Le courage d´être soi » qui propose des « outils de communication » pour vivre ensemble au-delà des barrières culturelles. Elle offre en particulier, la possibilité de recourir à des aides visuelles pour identifier nos propres sentiments et travailler avec, et elle nous aide à surmonter les obstacles que nous rencontrons au cours de notre vie. Jaques Salomé propose un support particulier (dans le sens d´unique) qui permet de nous libérer par nous-mêmes de notre conditionnement culturel et éducatif destructeur. Il nous invite à entreprendre notre propre changement personnel en apprenant à nous apprécier et à nous aimer davantage. C´est seulement quand nous avons suffisamment d´estime pour nous- mêmes, que nous sommes capables de vivre nos relations en faisant preuve d’une véritable gratitude altruiste et de charité.

C´est une tâche importante mais difficile que de nous libérer nous- mêmes de ce que nous avons appris, de notre conditionnement culturel et linguistique, pour pouvoir agir conformément à nos propres décisions intimes. Si nous pouvons apprendre à communiquer et à coopérer à tous les niveaux de la vie, et si nous unissons notre énergie et notre optimisme avec tous les supports et réseaux existants, nous serons certainement plus facilement en mesure de dépasser les barrières et les habitudes culturelles et de rendre la vie meilleure sur notre planète, pour tous les êtres vivants. C´est en ce sens que nous pourrions apprendre à célébrer la vie ou, comme le dit Jacques Salomé, à agrandir la vivance de la vie. »

N'oublie pas l'éternité

 

Couverture du livre : N'oublie pas l'étérnitéAlbin Michel 2005

Clémence a dix-sept ans quand elle se donne à Pierre, qui en a quinze. Ce sera son premier et unique amour. Un amour qui dictera tous les actes de sa vie et s’amplifiera jusqu’au seuil d’une vieillesse joyeuse, profondément ancrée au présent de l’instant.
Editions Albin Michel


Jacques Salomé vient de publier au mois de mai de cette année un nouveau roman qui a pour titre "N'oublie pas l'éternité" (édité par Albin Michel). Ce livre a fait l'objet de critiques élogieuses mais il a aussi suscité des réactions peu amènes dans un certain milieu littéraire. J'ai cherché à en savoir plus…

L'histoire pour commencer. « Il est des premiers amours qui durent toute une vie, qui résistent aux séparations, s'incarnent dans chaque rencontre, traversant les labyrinthes sans fin de toutes les errances. Clémence a dix-sept ans lorsqu'elle se donne à Pierre. Ce sera son unique amour, celui qui dictera tous les actes de sa vie et s'amplifiera jusqu'au seuil d'une vieillesse joyeuse, profondément ancrée dans l'instant présent. Autour de cet amour soleil, gravitent d'autres aventures qui poursuivent leurs courses ou leurs dérives, se réconcilient ou se perdent avec leurs propres mystères… Mais, malgré les difficultés de l'existence, Clémence conservera toujours la conscience et le désir du bonheur, comme un instinct de vie plus fort que tout.

Jacques Salomé, avec ce magnifique roman, adresse un message riche d'émotions, d'expériences et d'enseignement à tous ceux pour qui l'amour n'est pas un vain mot. Car ce qui nous sépare n'est pas l'éblouissement des sentiments mais l'absence d'une parole trop longtemps retenue. » (En quatrième de couverture).

Ce livre a donné lieu à un entrefilet dans le magazine Psychologies de juillet. La présentation est celle d'une femme qui porte sur ce texte un regard sensible et d'ensemble.

« Jacques Salomé est expert dans l'art de décrire les soubresauts, les utopies et les émois qui rythment une histoire d'amour. Ce roman est inspiré de celle qu'a vécue sa mère et qui a donc présidé à sa naissance. Née de parents inconnus, Clémence, placée dans une ferme, fait la connaissance de Pierre, apprenti horticulteur. Abandonnée par lui lorsqu'elle tombe enceinte, elle continuera de l'aimer… pour l'éternité. Dans ce livre charnel et émouvant de bout en bout, Jacques Salomé a mis non seulement sa philosophie de l'amour mais aussi son âme » (Valérie Colin-Simard dans Psychologies).

Le mieux, pour s'en convaincre, est encore de laisser la parole à son auteur. « Oserai-je dire que j'ai mis 30 ans pour écrire ce second roman , paru au printemps 2005, à l'aube de mes soixante-dix ans. (Le premier est "Je m'appelle toi") Un roman d'amour aussi : celui de ma mère et de mon géniteur. Elle avait dix-sept ans, il en avait quinze et cet amour les habita longtemps. Surtout le sien, celui de ma mère, qu'elle porta de nombreuses années en elle, sentant qu'il lui fallait respecter et honorer les sentiments qui l'habitaient. C'est en étant à l'écoute de son histoire, en rassemblant les morceaux d'un puzzle complexe, si éparpillé dans l'espace de plusieurs vies, que j'ai compris quelques unes des clés de ma propre vie. Il y a dans tout amour une part d'éternité qui se loge dans les interstices de chaque instant. Il y a dans chaque relation amoureuse, une parcelle d'infini qui se prolonge dans la vie de ceux qui ont accepté d'accueillir un amour en eux et qui se transmet, j'en suis convaincu, dans les générations à venir.

Je crois avoir reçu quelque chose de cet ordre de mes ascendants, je suis certain d'avoir pu en transmettre à ceux à qui j'ai donné la vie. Ce sera à eux d'oser entrer à leur tour dans la fête, les éblouissements, les émerveillements d'une relation amoureuse, mais aussi d'en accepter les limites, les contradictions ou les désespérances. Comme nul ne sait à l'avance la durée de vie d'un amour, c'est toujours une aventure à risque que d'entrer en amour. À chacun de prendre ce risque et de le vivre à pleine vie ». ("Coup de cœur et coup au cœur", éditorial de juin 2005 sur le site de l'auteur www.j-salome.com)

Je dirais que ce livre est peut-être surtout, l'ouvrage d'un homme qui, au cours de sa propre existence en est venu à considérer le respect de soi comme une valeur foncière, tout en restant profondément fidèle à ses origines et particulièrement reconnaissant envers la vivance de la vie.

Il se trouve que ce roman a été brocardé par un critique réputé « méchant et moqueur » dans le microcosme littéraire où il sévit. Dans la chronique qu'il a publiée dans un hebdomadaire, on reconnaît plutôt la signature de quelqu'un qui se livre à sa verve polémique coutumière, en commençant par le début : à savoir contester le titre choisi. Il résume ensuite le livre à quelques phrases extraites de leur contexte, pointe des détails dont il tire des généralités et se pose en redresseur de torts es littérature, tout en s'adonnant à un humour décalé qui consiste à prendre les mots au pied de la lettre. Ce critique est aussi un écrivain. J'ai cherché à comprendre les mobiles de ses attaques en me situant au-delà du seul niveau manifeste des observations qui ont pu être émises.

Je me propose de résumer ci-après, mes découvertes, sous la forme d'un tableau comparatif que j'ai réalisé en mettant en correspondance terme à terme, des propos tenus par chacun de ses auteurs dans deux de leurs ouvrages parus la même année (2002).


 

L'un (devinez lequel ?) a écrit : L'autre (trouvez lequel ?) a écrit :
"Je mourrai avec mes blessures".

(Titre d'un livre de Jacques Salomé - Jouvence 2002).
Les 4 citations non numérotées qui suivent, sont tirées des pages 14, 98, 91 et 34.)
"Je ne mourrai jamais, n'étant pas né".

(Toutes ces phrases sont extraites d'un ouvrage autobiographique de Patrick Besson «Un état d'esprit» - Fayard 2002).
Elles figurent respectivement aux pages 5, 77, 103, 137 et 26 de l'édition de poche de ce livre.)
"Mes aspirations me portent davantage vers un pays d'eau et de soleil". "Le monde clair, plat, froid et sérieux que j'aime". "Le monde clair, plat, froid et sérieux que j'aime".
"Ma saison préférée c'est l'été, sans hésitation". "La vie c'est la neige et la pluie". "La vie c'est la neige et la pluie".
"Ma conception, ma gestation et le début d'existence qui en a découlé m'ont été offerts. C'est le plus beau cadeau que j'ai reçu. Et j'en suis très reconnaissant à mes deux géniteurs". "Il est hors de question que je me reproduise. La lignée maudite, initiée par mon père et ma mère et dont je suis pour l'instant l'unique maillon s'arrêtera avec moi". "Il est hors de question que je me reproduise. La lignée maudite, initiée par mon père et ma mère et dont je suis pour l'instant l'unique maillon s'arrêtera avec moi".
"Il y a dans chaque relation amoureuse, une parcelle d'infini qui se prolonge dans la vie de ceux qui ont accepté d'accueillir un amour en eux et qui se transmet, j'en suis convaincu, dans les générations à venir".
"Je crois avoir reçu quelque chose de cet ordre de mes ascendants, je suis certain d'avoir pu en transmettre à ceux à qui j'ai donné la vie. Ce sera à eux d'oser entrer à leur tour dans la fête, les éblouissements, les émerveillements d'une relation amoureuse, mais aussi d'en accepter les limites, les contradictions ou les désespérances. Comme nul ne sait à l'avance la durée de vie d'un amour, c'est toujours une aventure à risque que d'entrer en amour. A chacun de prendre ce risque et de le vivre à pleine vie".
("Coup de cœur et coup au cœur", éditorial de juin 2005 sur le site de l'auteur j-salome.com)
"Je ne crois en rien mais j'ai peur de l'hérédité : ne suis-je pas le mélange malheureux de la lâcheté de mon père et de la bêtise de ma mère ? Mon système […] ne peut continuer de fonctionner que si je reste en dehors de toute règle, de toute réalité. Faire un enfant, ce serait admettre que je suis dans la vie et la considérer comme une chose importante, ce qui me rendrait fou. Je ne supporte d'être que si je fais mine de ne pas être, car être c'est être moi et je me déteste. Un enfant me ramènerait à la réalité qui me tuerait, puisque tout en elle me paraît risible, pesant, odieux, stupide et atroce, notamment et principalement moi".
"Est-ce que je dis toute la vérité ?
Non, puisque je l'écris.
Bien sûr que j'aurai des enfants un jour…"
"J'ai une immense gratitude pour mes lecteurs. Je les trouve, courageux, toniques et persévérants". "Je peux aussi entrer dans l'imagination des gens par le roman ou la poésie. Le monde m'est ouvert, je l'explore avec dégoût, pitié". "Je peux aussi entrer dans l'imagination des gens par le roman ou la poésie. Le monde m'est ouvert, je l'explore avec dégoût, pitié".

 


Dans "Le courage d'être soi" Jacques Salomé consacre un chapitre de son livre, aux « zones d'ombre et de méprise de notre personnalité ». On aura compris ici, - à travers quelques raccourcis, j'en conviens - comment des traits de caractère ou des composantes de personnalité (et les logiques d'existence qui en découlent) peuvent s'exacerber.

Minuscules aperçus sur la difficulté d'enseigner

Couverture du livre : Minuscules aperçus sur la difficulté d'enseignerPrésentation de l’ouvrage de Jacques Salomé paru aux Editions Albin Michel en septembre 2004.

En cette rentrée scolaire, Jacques Salomé publie un nouvel ouvrage. C’est le deuxième d’une série annoncée. Son titre introduit la teneur des propos de l’auteur. Ce sont de «Minuscules aperçus sur la difficulté
d’enseigner» assortis d’illustrations humoristiques de Françoise Malnuit. Ils sont édités après un premier opuscule paru au printemps dernier qui traitait du soin : «Minuscules aperçus sur la difficulté de soigner».

Je ne sais pas quels seront les thèmes abordés dans les prochains livres de cette série. Je crois tout de même pouvoir dire que les propositions contenues dans ces Aperçus-là sont certainement les plus chères à l’auteur.

Les habitués retrouveront les thèses que soutient Jacques Salomé à travers l’approche pédagogique qu’il a initiée sous la dénomination de méthode E.S.P.E.R.E : Energie Spécifique Pour une Ecologie Relationnelle à l’Ecole. Les nouveaux lecteurs découvriront l’utopie la plus fervente qui mobilise ce spécialiste, à travers ses actions, ses écrits et ses autres publications (vidéo, audio) : oeuvrer, sensibiliser et former pour que la communication et les relations humaines soient reconnues en tant que matières scolaires à part entière, qu’elles puissent être inscrites au programme officiel dès la maternelle, et qu’elles soient transmises par des enseignants relationnels en mesure de s’impliquer eux-mêmes à titre individuel et en tant que personnes, dans cet apprentissage. Car, ce n’est pas tant des savoirs et des savoirs-faire, que des savoir-être, des savoir-créer et des savoir-devenir qu’il s’agirait d’enseigner selon le point de vue adopté par Jacques Salomé.

C’est une vaste entreprise de prévention primaire à envisager en amont des principaux problèmes recensés dans l’institution scolaire, que Jacques Salomé préconise dans cet ouvrage, comme il le prône sans relâche depuis des années. En ce sens, les repères présentés sont en effet de « Minuscules aperçus » au regard de l’ampleur de la tâche quotidienne qui incombe aux enseignants en exercice. Mais une des croyances propre à l’auteur, et partagée par d’autres – dont je suis – est de prétendre que c’est en commençant par changer de regard, chacun à son niveau, que le monde peut se mettre en mouvement par d’infimes impulsions successives et changer. Toutes choses étant égales par ailleurs. En m’appuyant sur l’étymologie qui m’éclaire, j’ajouterai par ailleurs que si « utopie » ( du grec « ou » et « topos ») signifie au sens littéral du terme « qui n’a pas de lieu » ou « le lieu qui n’est pas », il « suffit » (si je puis dire !) d’installer une utopie quelque part et de lui donner forme ou corps, pour qu’elle ne soit plus seulement un rêve insensé, une pure folie ou une simple vue de l’esprit.

Le monde de l’école, de par sa vocation à inculquer des connaissances, est devenu une sorte de microcosme où domine la référence quasi exclusive à l’intelligence abstraite portée au pinacle. En conséquence de quoi, l’analyse rationnelle et intellectualisante des situations s’y est aiguisée. Elle s’est finalement substituée à tout autre mode d’approche ou de compréhension des phénomènes, au détriment d’une prise en compte plus ajustée à la complexité des problèmes rencontrés.

C’est à d’autres dimensions qu’ouvre la perspective envisagée par Jacques Salomé. Son approche laisse la place à la créativité, à l’intelligence sensible, émotionnelle et relationnelle. En un mot, elle contient les germes d’un nouvel humanisme complexe qui ne se conterait pas seulement des bons sentiments et des bonnes intentions.

Au fond, l’objectif de l’auteur ne me semble pas tant de proposer une matière scolaire de plus qui s’appellerait « la communication relationnelle ». Son véritable projet est plutôt de soutenir l’idée que la matière de la communication et des relations humaines en jeu aussi bien dans l’acte d’enseigner que dans celui d’apprendre, est une donnée de base qui ne va pas de soi. D’où l’importance de pouvoir adosser cette formation sur des balises et des repères éclairés par les découvertes en sciences humaines qui ont modifié notre rapport aux autres et à nous-mêmes au cours des décennies écoulées.

Ce n‘est pas une psychologue qui va trouver à redire à un tel projet. Je ne peux qu’y souscrire et j’invite de tout cœur celles et ceux qui se sentent concernés, à s’y référer à leur tour, et pourquoi pas ? à s’y engager de la place qui est la leur.